VEUVE — VIENNOISE
des vaisseaux. Qui a produit ce changement de position ; c’est par conséquent là, qu’arrive le vertige, par l’ardeur du sang, dont le mouvement régulier a été interrompu, le sang devient pauvre dans la tête, et le sang riche et actif, vient frapper à la porte des vaisseaux paralysés.
C’est donc de là, seul, que provient le vertige de la danse.
Essayez, par exemple, d’exécuter quelques tours de valse avec les yeux naturels et doux, la tête immobile et le corps d’aplomb ; vous constaterez que le vertige, si vous en êtes atteint, cessera avec l’arrêt du tournoiement.
Essayez d’agir ensuite contrairement à ces prescriptions et vous vacillerez aussitôt^ Valsez en baissant les yeux, en inclinant la tête ; un étourdissement s’emparera de vous, le mal au cœur se manifestera et une chute se produira fatalement si vous continuez.
Pour combattre victorieusement le vertige, dès les premières leçons de danse, il faut donc adopter l’immobilité de la tête, des veux et l’aplomb du corps. Le sang reçoit alors une impulsion régulière et, au bout de 4 à 5 leçons, le danseur demeure maître de l’équilibre, dans n’importe quelle évolution tournante. On arrive à cela progressivement, en coupant de petites pauses les tours de danse, tout en conservant la même position normale, et les yeux à la même hauteur. Ges derniers doivent plutôt demeurer vagues, que d’une grande fixité sur un point quelconque. C’est ici le cas de tout regarder, sans rien voir de préférence.
Une remarque prouvant que le sang non encore habitué au tournoiément peut provoquer le vertige, c’est que ce dernier disparait facilement, souvent même ne se manifeste pas, chez les personnes anémiques. Voyez aussi, en valsant à droite, que s’il vous arrive d’opérer quelques tours à gauche, sous cette nouvelle impulsion donnée au sang, le vertige se manifeste avec une recrudescence nouvelle.
C’est encore à tort qu’on accuse les personnes malades d’anémie, de dyspepsies et de battements de cœur, d’être prédisposées au vertige des danseurs. En suivant mes prescriptions et en s’entraînant progressivement^ tournoiement, elles acquerront, comme tout le monde, l’habitude de valser, polker et tourner, sans éprouver le moindre vertige.
Nota: Le vertige aérien est comme dans la danse, il n’est pas non plus, comme on le dit, un effet nerveux, mais bien un manque d’habitude.
Dans le vertige aérien, comme dans celui produit par tous les exercices que l’on peut faire en tournant, plus les yeux ont une grande étendue de rayon, et plus le vertige est grand et prompt, en supposant qu’on l’attribue à un effet nerveux ; alors pourquoi, lorsqu’on débute dans le tournoiement, ne peut-on pas se tenir debout ? alors qu’au bout de quelques séances d’entraînement, le vertige disparaît ?
En conséquence, il faudrait s’entendre, et jusqu’à plus informé, je maintiens que seul le sang, détermine le vertige. ;
VEUVE (Usage d’une). — Tome Ier, pages 81-32.
VIENNOISE (La), de E. Giraudet, 1885. — Mesure à 3/4. — 1° (16 mesures). Cavalier et dame se donnent la main, glissent le pied droit du côté droit, rapprochent le pied gauche, soulevé derrière le droit, en s’enlevant sur la pointe du pied droit, et en retombant sur le talon (1 mesure). Idem de l’autre pied (1 mesure). Répéter ces 2 mesures encore 2 fois.
2° Ils se quittent la main pour faire un tour de valse seul à droite (individuellement) (2 mesures). 3° Répéter le 1<> et le 2°.
4° Le cavalier enlace sa dame et font 4 glissés, cavalier en arrière, dame en avant, suivis de 2 tours de valse (8 mesures). Répéter le 4° (8 mesures). Reprendre.au 1°, etc.
502» VILLAGEOISE — WAGNÈRIENNE
VILLAGEOISE(Danse), de E .Giraudet ,1888, pour M. P. — Mesure à 2/4. — Cavaliers et dames sont chaussés de sabots et plaeésf’um eu face de l’autre, leur costume est primitif, c’est-à-dire habillés en villageois : lui, coiffé d’un bonnet de coton ; elle, d’un bonnet blanc. Ils lèvent le pied droit et le frappent l’un contre l’autre de côté, et en se donnant la main droite à main droite; idem du pied gauche, et se donnent main gauche à main gauche. Répéter encore 3 fois eeei ; ensuite, ils se prennent par le bras droit, et lèvent et posent le pied gauche en le frappant sur le plancher, et en levant le pied droit en. avant; répéter en partant du pied droit; refaire tous ces mouvements encore 6 fois. Ces pas se font en faisant deux tours complets de bras droit. Répéter ces 8 fois en se prenant par le bras gauche, puis danseurs et danseuses se quittent le bras et se font face ; ils placent leurs mains sur les hanches, et frappent leurs pieds droits, l’un contre l’autre, puis le pied gauche ; répéter encore 6 fois les coups de sabot de côté. Ils lèvent le pied droit, et le croehettent, et font un tour en sautant sur le pied gauche, et en se tenant par la main droite. Répéter tout eeei en commençant du pied gauche, et en le eroehetant. Répéter toute la danse- 3 fois.
ViLLAIVELLE, de Desportes, auXVIe siècle, 1580. — Mesure à 3 temps. — C’est une sorte de danse rustique, dont l’air fort gai, est propre à faire danser des paysans. Les-Villanelfes ont un premier couplet qu’on joue d’abord simplement, puis, dans la suite, on fait sur ce canevas une quantité de variations. Ce mot vient de l’espagnol oilano, qui signifie paysan.
1° Un cavalier et une dame se placent l’un auprès de l’autre, la dame à la droite du cavalier, sans se tenir: ils partent, elle du pied droit sur le. côté droit, lui du pied gauche sur le côté gauche. Dame : plier la jambe gauche, sauter sur le pied gauche, on ayant la jambe droite en l’air en avant; poser le pied droit à terre, chasser le pied droit par le pied gauche, sauter sur le pied droit en croisant le pied gauche devant le droit, la pointe touchant le parquet. Lever le pied droit derrière, chasser le pied gauche par le droit et assembler, répéter le tout.
2° Glisser le piéd gauche en avant, sauter sur le pied gauche, en levant le pied droit derrière, et faire de ce pied, un pas marche, puis un pas marché du pied gauche, et un autre du pied droit ; glisser le pied gauche en avant, sauter sur le pied gauche, en levant le pied droit derrière ; on pose le pied droit sur le parquet en ramenant la pointe du pied gauche, près de la pointe du pied droit ; répéter le 2° ; 3» répéter le 1°.
Ensuite, on pose le pied gauche à terre en rapprochant la pointe du pied droit au talon gauche, idem de l’autre pied et répéter eeei : répéter le 1° ; répéter le 3° ; répéter ie 4° en se tenant par la main droite et saints.
VISITES ; officielles, de cérémonies, etc., 86 et 87. VOLTE (La). — Tome I”, page 160.
WAGNÉRIENNE, en souvenir du célèbre compositeur, par E. Giraudet, 1883 . — Mesure à 3/4. — Le couple placé sur une ligne se donnent les mains croisées devant : soit main droite à main droite et main gauche à main gauche, au-dessus des mains droites. Ils partent du même pied.
lre mesure. — Porter le pied droit d’un pas oblique à droite en avant. Passer la pointe du -pied gauehe en avant du droit. S’enlever sur la pointe -des pieds en retombant sûr le talon droit seul. — 2* mesure. — Répéter en partant du pied gauche. — 3e mesure. — Répéter la première mesure. , 4e mesure. — Le cavalier fait pirouetter sa dame à gauche par les deux mains sans les lui quitter. — 5e mesure. — Répéter la 2« mesure. —
WASHINGTON — WATT METER 503
6e mesure. — Répéter la !Ie mesure. — Ie mesure. — Répéter la 2e mesure.
8e mesure. — La dame fait pirouetter son cavalier par les deux maies à droite et sans les lui quitter, ce qui les remet dans la imposition. — 9e à 16e mesures. — Répéter les 8 premières mesures. Grand salut en se quittant.
17e à, 24e mesures. — Ils se donnent main gauche à main gauche seulement, et font le pas de la 1" mesure du pied droit.
Ils changent de main, soit main droite à main droite, et font le pas de la 2e mesure. Répéter ees 2 mesures.
Le cavalier tenant sa dame par la main droite à main droite, la fait passer sous son bras droit, et celle-ci tourne en faisant 4 fois de suite, et toujours du pied gauche, le pas ci-dessous :
Glisser le pied- gauche; passer le pied droit devant le gauche; s’enlever en tournant et retomber sur le talon droit.
Continuer encore 3 fois ce pas (4 mesures). — 24e à 32e mesures. — Répéter de la 17e à la 24e mesure. Salut majestueux. Reprendre la danse.
WASHINGTON (The), de Washington Lopp, 1898; comp. Jouve; èd. Gallet, 6, rue Vivienne. — 8 mesures à 3/4 et 16 à 2/4. — Le couple prend la position du pas-de-quatre; le eavalier commence au pied gauche et la dame du droit.
1“ mesure. — 3 pas marchés en avant.
2« mesure. — Passer le pied droit devant le gauche allongé.
3e mesure. — Le eavalier glisse le pied droit sur le côté droit, en fai sant face à sa dame. Le eavalier donnant la main gauche à la main droite de sa dame et conservant sa main gauche dans sa main droite (par les deux mains vis-à-vis). Croiser le pied gauche devant le droit.
4e mesure. — Un pas à gauche; croiser le pied droit devant le gauche.
'5e mesure. — Un pas à droite, croiser le pied gauche devant le droit.
6e mesure. — Glisser le pied gauche à gauche; croiser le pied droit devant le gauche, et glisser aé suite le pied gauche de côté ; rapprocher le pied droit du pied gauehe.
7« mesure. — Glisser le pied gauche de côté ; ramener le pied droit au gauche en glissant aussitôt le pied gauehe; rapprocher le pied droit au gauche.
8e mesure. — Ils se quittent les 2 mains. Salut et révérence.
Le couple prend la position de la polka, et font 16 mesures de coquette, en alternant . de pied.
Nota. — Le pas de coquette comporte 2 mesures du pied gauche, -soit 2 pas de galop et un pas de polka ; idem à droite, 2 mesures, etc. . .
Toute la danse se reprend à discrétion.;
La dame fait les mêmes pas,' mais de i’autre pied.
WASHINGTON (La), par Washington; èd. Gallet, 6, rue Vizienne. — Danse à la mode en Amérique êt en Allemagne, 1887. — Mesure à 2/4. — Voici les pas : Quatre pas de polka sautée (4 mesures). Quatre pas de galop sauté du même pied (2 mesurés). Idem de l’autre pied (2 mesures).
On remplace, en Amérique, les pas de galop par 8 pas de sauteuse en changeant de pied (4 mesures).
La dame part du pied droit et le cavalier du pied gauche, en alternant de pied.
WATT-METEfr de Frédéric d’Alfonso , Largo Montasanto, 1, Naples, 14 avril 1898; musique de V. Ricciardi. — Mesure à 6/8.
WILNA — XILIENNE
— Le cavalier enlace sa dame de son bras droit, et tient de sa main gauche, la main droite de sa dame.
4 mesures. — 4 pas de polka en tournant ou en bostonnant.
2 mesures. — Trois pas de galop en s’arrêtant en troisième position ; au dernier temps, ils se quittent les mains.
2 mesures. — Le cavalier prenant de sa main droite la main gauche de sa dame, font 2 pas marchés, et un- troisième sur la pointe.
2 mesures. — Glisser le pied gauche en avant et en arrière (cavalier et dame).
2 mesures. — Répéter ces deux dernières mesures de l’autre pied.
4 mesures. — Le cavalier enlace sa dame et font 4 pas de galop, cavalier du pied gauche et dame du pied droit ; puis ensuite un tour sur place, et trois autres pas de galop en avant. Reprendre toute la danse.
Cette danse enfantine est l’idéal des bambins de casinos des plages.
WILNA (La), d'Alfonzo, 1885 ; comp. Pisano, 391, via Roma , Napoli. — Mesure à 3/4 de mazurka. — Introduction. — 4 mesures. — Le couple prend la position de la mazurka.
Ire figure (16 mesures). — Le cavalier commence avec le pied gauche, et la dame avec le droit ; trois pas de mazurka du même pied, et un pas de polka en tournant. Répéter trois fois ces 4 pas, par un alternement de pied. :
2e figure (16 mesures). — Le cavalier et la dame se donnent la main droite, et tous les deux commencent avec le pied gauche, en faisant un tour de main droite par trois pas de mazurka, et 3 pas marchés. Répéter le même mouvement en commençant avec le pied droit et se donnant main gauche à main gauche. Répéter toute la 2e ^figure, et terminer par
2 pas marchés au lieu' de 3, pour se permettre de prendre la lre position.
3e figure (16 mesures). — Reprendre la lre figure.
4e figure (32 mesures). — (Cavalier donne la main droite à la main, gauche à sa dame.) Valse bostonnée en allant, en avant et en arrière, soit 2 pas de boston et 1 tour de valse en s’enlaçant, répétés 8 fois. .
5e figure (16 mesures). — Reprendre la lre figure.
6e figure (16 mesures). — Reprendre la 2e figure.
7e figure (16 mesures). — Reprendre la 3e figure.
Fin (6 mesures). — Salut et révérence.
WILNA FRANÇAISE (La), de Duchamp, comp. de L. La Rose. éd. 54, faubourg St-Denis, 1897. — Mesure à. 3/ 4. — 4 mesures d’introduction.
1° Le cavalier ayant enlacé sa dame font 3 pas de mazurka et 1 de polka (cavalier du pied gauche et dame du pied droit) (4 mesures). Répéter 3 fois ces 4 mesures en alternant de pied (16 mesures en tout).
2° Ensuite le cavalier prend de sa main droite la main droite de sa dame, et ensemble exécutent 3 glissés chassés lents du pied gauche,
3 pas marchés en décrivant un 1/2 cercle, en partant sur la gauche et du pied gauche, tous les deux en avant ; idem du pied droit en arrière; idem en avant, idem en arrière (16 mesures en tout). Répéter lelo.
32 mesures de valse en alternant avec le boston. Répéter le 1°. Répéter le 2°. Répéter.lè 1°. Salut et révérence (6 mesures).
XILIENNE (La), théorie de. E. Giraudet,189î. — 8 mesures. à
4 temps, 32 à 3 temps. — Cavalier et dame se donnent la main, font un glissé du pied gauche en avant ; ils rapprochent le pied droit du pied gauche, et glissent aussitôt le pied gauche en avant, en élevant le droit en avant (1 mesure). Idem en arrière en partant du pied droit (1 mesure), puis un tour de main droite en pas de valse à 2 temps (2 mesures),