YEUX
XISTELLE —
ensuite s’enlacent et font 32 mesures de valse. Reprendre au commencement.
XISTELLE (La), 753 ans acantJ.-C., reproduite parE. Giraudet, 1893. — Mesure à 6/8. — Se dansait sous un xiste avec évolutions. sorte de lutte grotesques auxquelles les romains se livraient avec férocité.
Deux hommes en face l’un de l’autre l’exécutaient en sautant, en levant les pieds et se frappant, puis des corps à corps terminaient cette danse burlesque.
YATAGAN (Le), théorie de E. Giraudet , 1891. — Danse turque et arabe ; les danseurs turcs et arabes la dansent acec un sabre-poignard. — Mesure à' 2/4. — Les hommes, placés par couples assez éloignés les uns des autres, font des pirouettes sur une même ligne, des volte-face en faisant des moulinets avec leurs yatagans, ils s’en menacent par des coups droits, des coups de flancs et de tête, puis ils frappent les poignards l’un contre l’autre sur toutes les faces et en tournant.
A la fin les vaincus rendent les armes aux autres.
YEUX (Les). Le surmenage de la vue. — Notre éclairage moderne partout exagéré, éblouissant et disposé, souvent, comme si. l’on désirait aveugler tout le monde, suffirait déjà à fatiguer considérablement les yeux, si les pauvrets n’avaient encore contre eux, l’excès de travail auquel on les soumet. Jamais on n’avait aussi peu dormi, jamais on avait autant lu et jamais on avait eu tant de choses simultanées et troublantes à considérer que de nos jours. De tous nos organes, la vue paye le plus grand tribut aux exigences de la civilisation.
Avoir un lorgnon semblera bientôt aussi naturel que dè porter des culottes.
Toutefois, ce n’est pas une raison pour qu’on s’abime la vue départi pris en oubliant toute prudence. Il est des précautions élémentaires que l’on serait impardonnable de ne pas prendre. C’est une de celles-ci, la plus importante, que nous voulons recommander, car, comme on le pense bien, la prétention d’empiéter sur le terrain de la médecine n’entre pas un seul instant dans notre esprit. Nous voulons parler du repos méthodiquement pris entre les heures du travail. Rien n’est délassant pour les yeux, comme de rompre la trop grande application au travail ou à l’étude, par quelque distraction intelligemment choisie.
C’est ici que les arts d’agrément, rendent d’inappréciables services. On doit faire appel à eux, chaque fois que la fatigue se fait sentir, chacun sentant mieux que les plus raisonnables prescriptions, ce qui convient à son tempéramment et à ses goûts: Dès que les yeux papillottent, que la prunelle éprouve le moindre tiraillement, il sera prudent de se créer une diversion quelconque. La musique, le chant et la danse, sont les meilleurs palliatifs pour le surmenage visuel.
Voyez passer dans la rue ceux qui méconnaissent ces sages précautions.
On les appelle des bûcheurs, mais le succès couronne-t-il toujours leurs efforts V Ils marchent lourdement, voûtés, la tête basse et comme sous le poids d’un insurmontable abrutissement.. En arriver jusqu’à ce degré de prématurée décrépitude, est de la plus grande imprudence. C’est même aller contre le but poursuivi. Puisque l’on travaille pour pousser ses etudes, ou arriver à une situation ambitionnée, ce n’est pas atteindre le but que de s’abîmer la vue, organe indispensable à la situation rêvée.
C est surtout au moment où les enfants sont en pleine croissance, que le surmenage devra être prudemment évité, si l’on veut en faire des hommes forts, dont la descendance sera saine de corps et d’esprit.