BON
cipes de bienséance, qui doivent en faire des cavaliers accomplis- Ces principes primordiaux embrassent, comme on va le voir, beaucoup de choses qui rendent très utiles pour chacun quelques leçons de bon ton .
Les saluts comprennent diverses manières, car on ne salue pas tout le monde pareillement. Il en est de même pour inviter, pour reconduire sa danseuse, pour entrer dans un salon, présenter ses hommages aux maîtres de maison, parents et invités.
Suivant les danses exécutées, et les personnes avec qui on les danse, il est une main, un bras que Ton doit offrir aux dames, qui est le droit, et une manière de le faire. On doit laisser libre la main droite des dames pour tenir leur robe ou porter leur éventail. La nuance dés gants à mettre, suivant les cas, demande, sinon une étude, mais tout au moins un certain tact. Le maintien à observer devra différer aussi en raison des occasions.
Pendant les danses et surtout au cours des promenades, les conversations sont tolérées, mais dans nne certaine mesure nt surtout sous la forme qui convient. Il est bon d’expliquer et de faire comprendre aux jeunes filles et aux jeunes gens qu’il ne faut avoir aucune préférence dans le choix. On n’exécute que deux danses avec la même personne. Il faut inviter successivement toutes les dames qui dansent, qu’elles soient jeunes ou vieilles, laides ou jolies, riches ou pauvres.
Avant de se rendre au bal, ne pas boire d’alcool, ni manger des mets épicés. Il est des devoirs à observer, suivant qu’on est en famille, à un lunch, à une sauterie, noce, réception, etc.
Les futurs mariés, leurs parents, garçons et demoiselles d’honneur et, leurs invités doivent apprendre à connaître les questions de toilette, de tenue et les devoirs à remplir. En un mot, tout le monde, à tout âge et en toute circonstance, doit s’appliquer à ne rien ignorer de ce qui lui incombe. La poignée de main à elle seule, affecte diverses nuances qu’il est bon d’observer. On ne donne pas non plus pareillement un c-oup de chapeau; cet acte, banal en apparence, peut se nuancer à l’infini en soulignant toujours parfaitement l’intention.
La coquetterie des dames se trouvera bien, des conseils de l’expérience. On. mettra là jeunesse en garde contre les sports nuisibles. Les parents, qu’ils le sachent bien, jouent un grand rôle dans 'l’éducation de leurs em fants. Ceux-ci doivent se rendre utiles partout, et observer une grande prévenance, envers les personnes qu’ils connaissent. Les présentations font l’objet d’analyses particulières; il est une façon d’employer et tenir son carnet de bal. Les gestes, les devoirs à table, les réceptions, les visites, les égards envers c-hacun et en toutes occasions, constituent autant de leçons de bon ton.
J’ajouterai, revenant à la danse, qu’il faut, pour mériter le titre de bon danseur, connaître au moins 25 danses à la mode en France et avoir un aperçu des 30 autres principales en vogue dans les salons, les cours et les familles.
BON TON (Le). — Le bon ton n’est pas cette politesse banale et obséquieuse des personnes qui ne savent pas sortir des formulés usitées et qui répéteraient de confiance les plus absurdes balourdise-! du moment que M. X... ou Mme Z... ont l’habitude de les débiter avec aplomb.
Le bon ton, avec lequel on ne se familiarise réellement que dans un bon cours de danse, est bien plutôt Fart de faire et de dire ce qu’il faut, sans rester au-dessous de ce que l’on doit, mais aussi sans sortir des bornes assignées par la bienséance. On conviendra qu’une certaine habitude du monde et les leçons d’nn bon éducateur, sont nécessaires pour se