CARRÉ — CARESSES
Grâce à cette nouvelle précaution, on ne confondra plus les danseuses, et, surtout, on -ne les laissera plus se morfondre à leur place., lorsqu’on les aura invitées. L’idée me fut suggérée par le fait suivant : récemment, dans un salon où l’on dansait, un Monsieur m’aborde à brûle-pourpoint par ces mots :
— Connaissez-vous Mlle J. Laury?
— Non, Monsieur, mais on peut la retrouver. De quel côté est-elle placée?
— Je l’ignore complètement, ne l’ayant pas remarqué.
En deux mots je démontrai mon petit système au chercheur. Celui-ci l’approuva complètement. Voilà pourquoi, après l’avoir expérimenté dans ma salle et à des soirées et en avoir obtenu les meilleurs résultats, je me décide à vous 'le présenter aujourd’hui.
Je suis persuadé qu’il vous sera d’un grand secours. Auriez- vous le souvenir incertain, ou la personne invitée ressemblerait-elle1 à d’autres par la physionomie ou le costume, il vous suffira de vous diriger vers l’endroit noté pour la retrouver sans effort. On peut toujours à la rigueur, en ayant l’air de se promener, circuler devant les jeunes personnes restant assises, et les prier de communiquer leur carnet.
Mais on ne doit pas en arriver là, tant est simple et satisfaisant, dans la pratique, le fonctionnement du petit procédé ni-dessus.
Nota. — Si les dames venaient à changer de place, les messieurs ne seraient plus responsables. Les dames qui ont été invitées pour une ou plusieurs danses, doivent rester ou se faire ramener à leur place, de cette façon, elles éviteront une recherche toujours ennuyeuse, pour l’un comme pour l’autre.
Si un cavalier venant chercher sa ‘dame ne la retrouve plus là où il est venu l’inviter, il peut croire qu’elle est partie danser avec un autre cavalier, ou qu’elle s’est éclipsée pour ne pas danser avec lui, et il y verrait peut-être une intention anti-bon ton, peu flatteuse pour lui.
Je conseille donc aux dames et demoiselles, dans leur intérêt, comme dans le nôtre, d’éviter de changer de siège, à moins toutefois d’y revenir pour les danses invitées.
Ceci, bien entendu, nè s’applique que pour les grandes soirées et les grands bals, où le nombre de personnes est de beaucoup supérieur, aux sauteries de famille ou petites soirées ; là tout le monde se connaît, on a pleine liberté.
Si, à la grande salle, il y a de petits salons contigus où l’on danse aussi, en deux coups de crayons, on devra en faire le dessin que l’on joindra, en le rajoutant, au petit plan de la grande salle; et dans les petits salons, comme pour la grande salle, on se conformera aux mêmes règles, pour y marquer les endroits où on aura invité des dames.
CARRÉ de Mahony. — Quatre couples placés en carré. — Les couples 1 et 2 vont en avant, pendant que les couples 3 et 4 se séparent par un chassé ouvert, ensuite les nos 3 et 4 vont en avant et les nos 1 et 2 en arrière font le chassé ouvert. Répéter pour rèvenir à sa place.
Les quatre dames vont en avant, les messieurs font le chassé croisé derrière leur dame à droite, puis les dames vont en arrière. Répéter avec toutes les dames.