CARESSES BAISERS ET EMBRASSADES
— Chacun peut remarquer autour de soi que l’on s’embrasse beaucoup à Paris, tandis qu’il y a des régions, le Midi par exemple, où lés caresses sont inconnues, en dehors de certaines circonstances telles que le départ
CASINO — CATACONA
pour un long voyage, l’arrivée après une longue absence, le jour de l’an, une mort dans la famille, la fête des grands-parents, mariage, etc.
Pour détruire le doute que les exagérations en sens contraire pourraient faire naître, je crois utile de déterminer les circonstances où les caresses, baisers et embrassades, sont de mises à tous les âges et à tous les degrés sociaux.
Le baiser est du domaine de l’enfance; la caresse appartient à la femme; l’embrassade est l’apanage de l’amitié dans les deux sexes. Dès leur plus tendre enfance on doit apprendre aux enfants à envoyer des baisers. Plus grands, ils devront rendre leurs caresses à ceux qui les embrassent. Dans la famille on les habituera à embrasser tout le monde en se levant et en se couchant ; cette habitude charmante se perpétuant, il ne sera nullement contraire au bon goût qu’un grand garçon de 18 ans embrasse sa mère et ses sœurs en partant et en arrivant de classe ou de ses cours; tandis qu’il serrera seulement la main à son père et à ses frères.
Les jeunes filles, pour qui la caresse semble avoir été créée, embrassent leurs parents et leurs amis en toutes circonstances. Les hommes ne doi- • vent s’embrasser, entre parents, qu’après une absence. Une absence prolongée peut seule justifier l’accolade entre amis,
L’usage tolère que les enfants embrassent au dehors comme chez soi.
Il en est de même pour les dames, mais une visite passera toujours pour un bien plus grand témoignage d’amitié. Sauf exception, la cordiale poignée de main doit être préférée aux embrassements dans la rue. D’ailleurs cette dernière, donnée avec effusion et nuancée comme il convient, est quelquefois plus expressive qu’un baiser banal tombé du bout des lèvres, et sans empressement sur une joue froide.
Une de mes élèves me demandait :< doit-on embrasser sa belle-mère? Certes, vous le devez, Mesdames et Messieurs, au même titre que votre propre mère. Les jeunes filles, même devenues jeunes femmes, ne s’embrassent-elles pas comme deux sœurs à toute rencontre?
Ma tâche serait incomplète si je ne disais un mot de l’accolade officielle : Les souverains et représentants d’Etats s’embrassent lors d’une entrevue. Ils embrassent ceux qu’ils décorent. Au reste, le décoré, quel qu’il soit, est toujours embrassé par quiconque le décore. Mais ce sont là caresses de cérémonies et, partant, sans grande expression.
L’expression est tout dans l’étreinte. De la manière d’embrâsser quelqu’un, dépend l’affection, l’amitié ou le respect, qu’on lui témoigne. On doit, règle générale, embrasser franchement sur les joues. Les dames de l’aristocratie, surtout à l’étranger, présentent seulement la main aux lèvres de leurs parents ou amis.
En tout pays, les dames de la bonne société, ne rendent pas les baisers, elles se contentent d’incliner la tête en présentant la main ou la joue. Mais dans les milieux bourgeois ou populaires, on s’embrasse mutuellement, sans souci du protocole, pour bien témoigner qu’il y a réciprocité d’amitié ou d’affection. — E- G'iraudet.
CASINO (Le chapeau de ces dames au). — Tome Ier, page 22, 13e alinéa.
CASINO (La danse au). — Tome Ier, page 26, 6e alinéa. CASSE-COU (Pas du). — Baisser la tête en ayant, en levant les pieds l’un après l’autre en arrière ; id. en levant les pieds en avant en l’air et l’un après l’autre et en sautant.
CATACONA (La), dé Ccitane (Sicile), 1862. — Mesure à 6/8. Réglée par Giraudet, 1885. — Se danse par une dame seule, ayant un mouchoir qu’elle tient, tantôt dans la main droite, tantôt dans la gauche,
CÉLESTE — CHACONE
ensuite des deux mains, avec contorsions du corps, port des bras et mouvements de jambes, en avant et en arrière, sur les côtés, en tournant et sur place*
Les pas sont des glissades, soulevées, en alternant de pieds et pirouettes .
CÉLESTE GIGLIO, d’Alfonso. — Valse avec figures , 48 mesures à 3/4. — Cornp. Cassola ; êd. Izzo, 3e 1897. — ■ Position du 'pas-de-quatre. Le cavalier commence du pied gauche et la dame du droit.
-1° 4 mesures. — Cavalier; glisser le pied gauche en avant, glisser le pied droit en avant, rapprocher le pied gauche du droit, s’enlever sur les pointes, répéter ce qui est dit en partant dù même pied, puis pirouette à gauche par le cavalier seul, en quittant la main de sa dame, ils se redonnent la main.
2° 4 mesures. — Le cavalier exécute avec le pied gauche, trois pas glissés en arrière, puis le pied droit rejoint le gauche, pendant que la dame exécute les mêmes trois pas en avant, commençant avec le pied ' droit.
3° 4 mesures. — Répéter le 1°, puis c’est la dame qui fait la pirouetté à droite, en se quittant les mains aussitôt.
4° 4 mesures. — La dame exécute trois pas glissés en arrière, commençant avec le pied gauche, pendant que le cavalier exécute en avant, commençant avec le droit.
5° 4 mesures de valse sautée en avant.
6° 4 mesures de valse sautée en tournant, lé cavalier tenant toujours de sa main droite la main gauche de sa dame.
7° 8 mesures. — Répéter les 5° et 6°.
8° 2 mesures. — - Le cavalier enlace la taille de sa dame, exécute un pas glissé en avant, pendant que la dame l’exécute en arrière, s’enlève sur les pointes, le cavalier commençant du pied gauche et la dame du droit. Répéter de l’autre pied en arrière.
9° 2 mesures. — Répéter les deux mesures précédentes du 8°.
10° 4 mesures de valse en tournant, en sautant ou en bostonnant.
11° 8 mesures. — Répéter les 8°, 9° et 10°. Reprendre au 1°.
La dame danse toujours du pied opposé au cavalier.
Jolie chorégraphie, digne de l’auteur qui doit être heureux de sa naissance puisqu’elle a grandie avant son âge, dans les sauteries du monde où l’on s’amuse, et où l’on aime le mouvement et le bien.
CÉRÉMONIE civile , religieuse. — Disposition préalable , pièces à fournir pour les futurs, etc. — Tome Ier, pages 53, 56 et 60.
CHACONE (La) de Laure. — Mesure à 214. ■— La Chacone, qu’on ne danse plus depuis 1750, était une danse, prolongée à l’infini, exécutée sur un air à trois temps ; son nom lui vient de Ciécos, aveugle, d’où l’on a fait Ciaceono, puis Chacone.
Cette danse est du commencement du xvïT siècle; elle nous est venue d’Italie, avec Marie de Médieis, lors de son mariage avec Henri IV, en 1600 ; mais, d’après Ménage et autres, Cervantès même, dont on cite une chanson qui la mentionne, la Chacone est plus vraisemblablement espagnole. Suivant l’auteur de Don Quichotte, elle aurait été primitivement une danse de nègres et de mulâtres, que ses compatriotes auraient importé à la cour de Philippe II, mais la gravité castillane en avait singulièrement modifié le caractère.
Toujours est-il qu’elle fut admise chez nous comme une danse noble, et qu’à ce titre, elle obtint une très grande vogue sous Louis XIII et