‹ Traité de la danse. Grammaire de la danse et du bon ton à travers le monde et les siècles depuis le singe jusqu'à nos jours. 6341 danses ou pas différents et articles en tous genres sur la danseChapitre 46 sur 210 · COMMENT — COMMUNE · texte numérisé non relu

COMMENT — COMMUNE

Ensuite les élèves dansent ensemble ; puis on leur fait conduire une dame expérimentée qui sait les diriger, tout en leur apprenant à guider une danseuse. C’est la seule façon pratique d’acquérir, aisance, grâce et souplesse, et de se familiariser avec la conduite des dames, au cours ou au bal.

Vous admettrez avec moi que le débutant est toujours un peu lourd, et que l’entrainement du début, ne peut que lui être extrêmement favorable.

Il ne tardera pas à devenir léger comme plume, et saura conduire sa danseuse avec une parfaite correction. Quelques élèves m’ont fait justement observer qu’une dame professeur, vu la faiblesse de son sexe, doit être peu propre à apprendre et enseigner. En effet, une.dame, pas plus du reste qu’un professeur faible et chétif, ne sont aptes à enseigner efficacement, car le professeur qui veut de sérieux et rapides résultats, doit résolument payer de sa personne, et être secondé par des aides dévoués.

Il arrive ainsi à former de bons élèves, même parmi les natures les plus ingrates. Je termine en répétant ce que l’on ne saurait trop affirmer, c’est-à-dire que la danse, distraction inoffensive, diversion hygiénique pour l’esprit, est la plus salutaire des médecines.

COMMENT ON DEVIENT BON DANSEUR. -Voyez après la lecture de cet article : Leçons de danse et bon-ton {la manière de donner des). — Vous avez entendu dire très souvent, sans doute, que la pratique de la danse est le meilleur moyen pour arriver à être bon danseur. Pour mon compte, cette opinion a chatouillé des milliers de fois mon oreille. Il en est de cette opinion comme de beaucoup d’autres ; elle passe tout simplement à côté de la vérité. A moins toutefois d’avoir un bon maître qui donne l’en traînement d’après les règles de la danse, de la tenue et maintien.

Afin qu’on ne crie pas au paradoxe, qu’on ne m’accuse pas de parti pris systématique, je reconnais sans difficulté, que l’on sait danser en dansant souvent. Evidemment, en forgeant l’on [devient forgeron.

Mais nous voici en présence de la petite nuance qui échappe à la majorité des gens : savoir danser est une chose; être un bon danseur en est une autre.

Je m’expliquerai mieux, et surtout me ferai mieux comprendre par un exemple : Voici un monsieur qui est rompu aux pratiques de la danse, mais qui ne sait pas seulement inviter une dame, et qui ignore toutes ces menues attentions, qui sont comme le guide des cavaliers. Evidemment ce monsieur sait danser, mais vous ne le rechercheriez sûrement pas, si vous donniez un bal.

Voici un autre cavalier, qui est plutôt moins adroit pour le tournoiement, pour l’agilité des jambes, en un mot pour tout ce qui constitue le côté purement matériel, mais qui sait tirer un parti extrêmement habile de ses connaissances. Ce dernier, poli, bien élevé, au courant des usages, et toujours empressé auprès du beau sexe, est assurément le véritable prototype du bon danseur.

Il ressort de cela, clair comme le jour, que les jeunes gens ne pourront acquérir les usages en c-ours dans la bonne société, qu’en iréquentant un bon cours de danse où ces connaissances leur seront inculquées, par de fréquentes et intelligentes démonstrations particulières.

La danse où les usages du bal, les prévenances envers les damés, seront le plus utiles, est incontestablement le quadrille.

COMMENT doit-on présenter la main et le bras à une danseuse pour toutes les danses. — Tome Ier, page 29.

COMMUNE ou régulière basse danse de la Cour de Fran-

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