CRITIQUE
tende frapper. (Echappé, talons en dehors, et assemblé avec coup de talons.)
~e moitié. — a) Exécution du cavalier. — lre mesure, le cavalier plie les deux genoux en portant le pied gauche (les pieds étaient en 1” position vont en 5' position); 2' mesure, il saute en s’enlevant sur le pied droit, et porte le pied gauche de côté. Ce mouvement se fait 3 fois autour de la dame pendant les 5e, 6e et 7e mesures. 8' mesure, il frappe doucement trois fois sur le parquet du pied gauche, droit, gauche.
5% 6' et 7e mesures, la dame exécute le soi-disant pas boiteux, comme suit : Sauter sur le pied droit et porter le pied gauche (entre la 4e et la 5e position) en avant, 1" temps ; un pas du pied droit en enlevant le pied gauche, 2e temps. Ce pas se fait trois fois ; 8e mesure, la dame, de même que le cavalier, frappe trois fois lés pieds sur le parquet. Pendant ces dernières 4 mesures, ils font un tour sur place l’un autour de l’autre, la dame en pas boiteux, ét le cavalier en pas de ciseaux.
Au lieu de ces derniers pas, on peut faire, comme variation, 3 coups de pointes, 3 frappés, ou 4 mesures de polka.
CRITIQUE de deux ouvrages sur la danse. — - De nombreuses personnes m’ayant demandé mon appréciation sur l’ouvrage de deux messieurs, je vais m’efforcer d’émettre une opinion juste sur leurs travaux.
Commençons par M. X. Intituler un ouvrage Encyclopédique , c’est s’engager à suivre un ordre alphabétique. C’est tout autrement que M. X entend la chose. Son livre n’est qu’une continuelle critique des maîtres connus, dont il jalouse les talents et les œuvres. A l’en croire, il n’y a que lui de capable ; lui seul écrit bien, lui seul sait enseigner. Mais” de si présomptueuses affirmations ne trouveraient aucune créance, si tous étaient au courant, comme moi, des danses du globe et de tous les livres parus. On reconnaîtrait alors que ce fameux traité est une copie presque textuelle du beau et riche dictionnaire de Compan, édition de 1787, et d’autres auteurs, jusqu’à des écrivains modernes.
Ce singulier livre brille aussi 'par de regrettables lacunes. On y chercherait vainement les nouvelles danses à la mode sur les plages et dans les salons. Un pareil ouvrage ment absolument à son titre. L’auteur ne le composa que pour sa satisfaction personnelle (il aurait dû le dire). C’est une sorte de catalogue ne comprenant que ses danses, ses cours et sa méthode d’enseignement. Nul autre n’est digne de professer. A sa place, j’eusse donné à un tel livre le titre beaucoup trop justifié de Traité de mes talents d’auteur et professeur, composé avec le secours des ouvrages de mes collègues. Un tel sous-titre serait une légitime reconnaissance bien due aux auteurs qu’il a copiés.
Quiconque a recours, à de tels procédés, devrait se dispenser d’attaquer ses camarades. Chaque page mentionne son nom, comme si, à lui seul, M. X synthétisait la danse. Il fait son propre éloge. Un semblable ouvrage ne peut être utile à personne ; aucun sujet n’y est terminé ; lés danses achevées sont des copies pillées dans des auteurs queM. X qualifie de maîtres sans talent. Chose surprenante, il reproduit le mot à mot des théories de gens qui, selon lui, ne connaissent rien en chorégraphie.
J’ai pour opinion qu’il est cent fois préférable de faire une œuvre modeste véritablement sortie de votre plume, et qui soit du nouveau, de l’inédit, que de composer des bouquins puisés à toutes les bonnes sources, et qui n’ont rien de nouveau et d’intéressant que la couverture.
D’ailleurs, et ceci sera son châtiment, il paraît que le fameux livre