‹ Traité de la danse. Grammaire de la danse et du bon ton à travers le monde et les siècles depuis le singe jusqu'à nos jours. 6341 danses ou pas différents et articles en tous genres sur la danseChapitre 61 sur 210 · CRITIQUE — CROIX · texte numérisé non relu

CRITIQUE — CROIX

en question est froidement accueilli dans le monde compétent. Tous ceux .que j’ai consulté, m’ont donné des appréciations encore au-dessous de mon modeste avis.

L’autre ouvrage n’est autre que le Traité de la. danse et du bnston. Il n’y a qu’à parcourir les traités de Renausy, de Clément de Gentilly, Lagus, de Pau, et votre serviteur, de Paris, pour se convaincre que cet auteur y a grapillé son livre. Je dirai pourtant, que les figurines Renausy, sont en habit, aussi, mais d’une autre nuance ; voilà toute la nouveauté de ce livre identiquement copié sur les traités en vogue du jour.

L’auteur s’est livré à de grossières démarquations. Des termes chorégraphiques sont changés. Il se sert de tierce , de terne pour les mesures à 'à temps, mais cette innovation rend, en effet, les explications ternes et incompréhensibles au débutant. Ce ne sont pas des érudits de ce genre, qui relèveront notre danse française. Pour bien démontrer une danse, il faut savoir la danser, sans cela, l’on n’en fait qu’une théorie incolore.

Du reste, son avant-propos dit assez qu’elle est la valeur du livre. Dire du mal de quelqu’un, et le copier ensuite, peut paraître habile à certaines gens, ce n’en est pas moins d'une rare audace.

Je repousse du pied ces hideux érudits qui s’emparent sans vergogne -du savoir, du talent et des écrits d’autrui. Ces pilleurs de livres sont mêmes incapables de trouver le titre juste, convenant à leurs élucubrations. Ils s’emparent de ci, de là, de ce que produisent les autres, au hasard du larcin quotidien, puis ils . assaisonnent le tout au condiment de leur ignorance ; tant pis, si tous ces raccommodages jurent entre eux et ressemblent à un mariage de la carpe avec l’éléphant.

Ces messieurs ne S’en tiennent pas là, ils bavent sur les écrivains capables et consciencieux. Comme pendant à leurs insultes, ils se montent eux-mêmes aux pinacles, s’arrêtant complaisamment devant leur propre mérite, ne comptant pour rien le savoir des autres, tandis que leur propre ignorance, vaut tout un monde. Semblables à l’autruche, qui croit ne plus être vue, dès qu’elle a la tête sous son aile, ils commettent naïvement la même erreur, en se figurant que les grosses bourdes, deviennent des chefs-d’œuvre, en passant par leur plume.

Qu’importe que le sujet qu’ils prétendent traiter soit exposé avec une pauvreté lamentable, puisqu’il y a de tout dans leur papier noirci à grand renfort de fautes contre la danse, le style et toute la chorégraphie en général. Point n’est besoin d’une vaste érudition pour découvrir, à la lecture, que ces livres sont servilement copiés.

Ces messieurs se livrent parfois à de grossières et maladroites démarquations et arrivent ainsi à des effets d’ün grotesque achevé. Un élève des frères, n’aurait qu’à les lire pendant une simple page, pour juger que l’auteur traite de choses, qui lui sont totalement inconnues.

En somme, ils ont une indéniable utilité, mais elle est tout autre que celle a laquelle ils prétendent. Comme l’ombre fait ressortir la lumière, la laideur, la beauté et la pluie, le soleil, les ignares qui se donnent l’illusion d’écrire en copiant les œuvres du prochain ne servent qu’à faire ressortir l’énorme distance existant entre le savoir et l’ignorance. CRITIQUE des Sports. — Tome Ier, page 41.

CROIX (Le pas de la) avec les bras et les pieds. — Jeté à droite et à gauche en tendant les bras latéralement sur les côtés en forme de croix ; s’enlever très haut par une flexion sur les deux genoux, les pieds réunis et tomber les pieds écartés, puis assemblé.

S’élever le plus haut possible, en écartant les jambes en l’air latéralement, et en touchant les deux pointes des pieds avec les mains.

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