DANSE
tandis qu’il est une médecine tout aussi agréable, tout aussi peu coûteuse, qui assure la conservation de la santé en maintenant l’équilibre des fonctions, le mécanisme des organes et le délassement intellectuel. Cette médecine supérieure qui tient à la fois de la gaieté et de l’hygiène, n’est autre que la danse, art aussi vieux que le monde et aussi répandu que l’air.
La danse, de salon est le plus agréable et le plus doux des exercices. Rien n’est amusant comme de danser en société. Cela permet la mise en relief des intermèdes musicaux, des toilettes et de l’élégance féminines. Quel éclat pour les yeux; quelle distraction pour l’esprit; quel délassement pour le cerveau. Après une journée d’ennuis, de tracas et d’affaires, on éprouve une véritable jouissance, à passer la soirée au bal. C’est une distraction capable de vaincre les plus noirs chagrins, de refréner les plus cruels soucis.
Un jour, que je causais avec un excellent professeur, en sa splendide salle, il n’eut aucune peine à me démontrer que la danse est le moins banal des sports, et le plus utile en toute circonstance. Les conseils d’un bon professeur de danse et de bon ton, sont le meilleur des guides pour compléter l’éducation de la jeunesse. C’est ainsi que les jeunes gens acquièrent toutes les connaissances, qui les mettent à même de tenir leur rôle, aux points de vue familial, mondain et social, en toute occasion.
J’approuve pleinement ces idées, et m’associe aux principes du professeur parisien, qui est d’avis que tout le monde doit savoir danser. Il est encore temps d’y remédier, pour ceux qui n’ont pas encore cette corde à leur arc. Qu’ils voient un bon maître, qu’ils fréquentent ses cours, et ils ne tarderont pas à devenir des cavaliers accomplis-
Le cours de danse, c’est l’école de bon ton de famille par excellence, quand les jeunes filles n’y sont admises qu’accompagnées de leur mère, ou d’une parente.
DANSE (La) en famille. — Parmi les familles de la bonne société, il est aujourd’hui d’usage de se réunir les jeudis et les dimanches entre 2 et 6 heures. On organise des sauteries qui précèdent le goûter, et ménagent aux jeunes gens, ,1a plus agréable, en même temps que la plus salutaire, des distractions. Il est donc important pour la jeunesse moderne, de connaître au moins les danses classiques.
La famille qui prend l’initiative d’inviter ses amis, doit dresser un petit buffet pourvu de gâteaux et de rafraîchissements. Si l’on y ajoute les frais d’un pianiste, on avouera que ces matinées dansantes sont abordables pour un grand nombre de familles.
Les invités organisant e leur tour, après entente avec les mamans, des matinées semblables, pour peu qu’on ait quelques relations il sera facile, de se trouver à une sauterie, chaque jeudi et dimanche.
Certaines familles grandement logées, possédant de grands et beaux salons, reçoivent régulièrement tous les jeudis et dimanches. Les personnes à qui leur appartement ne permet pas de rendre ces politesses, peuvent néanmoins les accepter, et se contenter d’envoyer des fleurs en témoignage de reconnaissance.
A ces matinées, une personne compétente ou lé maître de danse des enfants, est chargé de diriger les danses. Quand toute la série classique est épuisée, cé directeur doit faire placer les couples ou les groupes, et leur expliquer la manière d’exécuter une danse nouvelle. Il procède ensuite à une démonstration pratique.
Cette personne devra donc étudier et apprendre toutes les danses nouvelles. Pour la seconder et me rendre en même temps utile aux familles