DANCING — DANSE
salons, et dans lequel on trouverait, en cherchant, des réminiscence» d’anciennes danses. Mais enfin, avouons, pour ne pas chicaner, que le j Pas de quatre a toute la saveur d’ensemble, d’une nouvelle- composition.
Les mouvements en sont très heureux et prêtent beaucoup aux atten- ! tion«, que les cavaliers doivent à leur dame. Les pas, les tours en pirouet- I tant, et les enlacements, servent à merveille, les mille prévenances qu’un cavalier poli et obligeant, tient toujours en réserve, pour les dames qu’il est appelé à conduire, au courant d’une soirée dansante.
C’est donc un rapport d’origine ou d’inspiration, qui relie plutôt les : vieilles danses aux nouvelles. Avant l’avènement des danses tournantes, où les couples se tiennent enlacés corps à corps, on avait l’habitude de danser en se tenant seulement par une main, en se saluant en mesures, et en exécutant des évolutions pour la facilité desquelles, le cavalier soutenait la dame par la taille. Ces rappels ne suffisent-ils pas pour bien établir les rapports existants entre les nouvelles danses et les anciennes.
DANCING in the Barn. — Danse et musique de Galimberti , novembre 1898. — 4 mesures à 4 temps. — Position du pas de quatre pour les couples. Deux pas de polka en avant (2 mesures, un de chaque pied), puis ils prennent la position de la valse, et font 2 tours ou 4 pas de boston (2 mesures).
DANSE des Patineurs, de Soria 1898; èd. Gallet, 6, rue Vivienne. — 8 mesures à 4 temps. — Un couple se place sur une ligne les mains croisées devant: soit main droite à main droite, et main gaucheà main gauche. Ils partent tous les deux du pied droit.
lie mesuré. — Un pas de Barn-Danee à droite.
2e mesure. — Un pas de Barn-Dance à gauche.
Quatre pas marchés en avant, en s’élevant à chaque pas, sur le pied qui pose sur le parquet (2 mesures).
Ils se quittent la main droite, pour répéter de la main gauche la 1” me- , sure. Ils se. quittent la main gauche pour se redonner la main droite, et répéter la 2e mesure.
Le cavalier fait pirouetter sa dame à gauche sous son bras droit (2 mesures). Reprendre toute la danse à volonté.
DANSE de la Pêché et de la Chasse, pour M. XX., par E. Giraudet, le 1er août 189.8. — Mesure à 2/4. — Dansée par deux dames se donnant le bras, et donnant le bras de dehors à leur cavalier. Ils sont . placés sur un seul plan: le chasseur avec son fusil et son çarnier à, droite, offrant le bras gauche à sa dame, et le pêcheur avec son ëpuisette et ses lignes en -bandoulière. Ils rentrent en chantant et en dansant le quatuor de la chasse et de la pêche, puis font une pantomime où le chasseur imite la chasse et le pêcheur la pêche. Les dames les regardent et imitent les plaisirs de ces messieurs, pùis l’une prend un lapin tué, l’autre des poissons et les exhibent. Ils reprennent fa première position et chantent en dansant.
Pas de la dansé à 4 sur une ligne, les dames au milieu et les messieurs^ sur les côtés.
Pas de polka bien glissé en avant, en arrière, sur les côtés, puis' lepied droit derrière le gauche croisé, en pliant sur les deux genoux. Idem de l’autre pied encore deux fois. 'Répéter, toute la danse et le chant à. volonté.
DANSE CAUSÉE- — Tome I«, page 22, 15e alinéa.
DANSE (La) dans l’hygiène, suivie de quelques axiomes^
. — Tome Ier, page 16.
DANSEURS — DA-SILVIENNE 151
DANSEURS (Les) de routine et danseurs qui ignorent les principes de la danse. — Tome I", page 27.
DANSE (La) à travers l’histoire et chez tous les peuples.
— Tome I", page 6.
DA-SILVIENNE (La). — Nouvelle danse de salon créée par M. Giraudet, maître-chorégraphe ; musique spèciale de Mme Maire , officier d’ Académie. — 16 mesures à 4 temps, lentes. — Elle fut faite à Paris, le 3 juin 1897 ; elle est inédite, et c’est dans les salons de Mme la baronne de Rivatz, qui a bien voulu en avoir la primeur, qu’elle fut dansée pour la première fois, par elle, sa fille et l’auteur, à sa soirée du 5 juin 1897. Son succès a été au-dessus du désir du maître, et, désormais, les salons parisiens l’auront sur leur programme de fête. Elle se danse par deux dames et un cavalier, ou deux messieurs et une dame; dans ce dernier cas, la dame fera le rôle du cavalier, de la théorie cidessous, et les messieurs le rôle des dames.
Démonstration théorique pour 1 cavalier et 2 dames. — Pour donner à cette danse le brio qui lui convient, les deux dames devront être de la même grandeur, et porter, autant que possible, une toilette analogue. Le cavalier devra être un peu plus grand que ses danseuses, de façon à ce qu’elles ne soient pas gênées, dans les passes qu’il doit leur faire faire, seul moyen pour assurer sa bonne et belle exécution.
Les trois danseurs se placent sur une même ligne, le cavalier au milieu des deux dames ; il donne la main droite à la main gauche de la dame qui est à sa droite, et main gauche à main droite à l’autre dame; dans cette position, tous les trois partent du pied droit, et tous ensemble, font le même pas pendant toute la danse, en alternant de pied, sauf au 2" où les dames courent et où le cavalier piétine ou marche sur place.
1° — 1™ fois. — 16 mesures. — Théorie du pas de cette danse.
1" temps. — Elever le pied droit en l’allongeant en avant, un peu oblique à droite, en ramener vite 1a pointe près de la pointe du pied gauche, et glisser aussitôt le pied droit en avant, un peu à droite et à terre pour le 2e temps.
3e temps. — Passer le pied gauche devant le droit croisé devant, en le glissant sur le parquet.
4e temps. — Glisser le pied droit en avant un peu oblique à droite (1 mesure) Répéter ces 4 temps en partant du pied gauche, idem encore en partant du pied droit et du gauche, 4 mesures en tout (1 mesure pour chaque pas).
Ces 4 pas doivent se faire en allant bien obliquement, en élevant et en glissant fortement les pieds, pour bien imiter le mouvement des flots, de droite à gauche. Les bras du cavalier s’élèvent en opposition du mouvement de ses pieds. Après ces .4 pas, on continuera par la figure suivante, en faisant des pas marchés un peu vite, (en courant) si l’on veut.
2° Le cavalier, en tournant sur lui-même et sans quitter -les mains des dames, fait passer la dame de droite sous son bras gauche, et aussitôt que celle-ci est passée sous ce pont, celle de gauche passe sous son bras droit; répéter cette passe encore une fois, 4 mesures, en tout (1 mesure pour chaque passe).
Ces quatre passes se font, pour les dames, en marehant sur un cercle droit devant elles ; elles partent ensemble, en tournant en sens inverse, autour du cavalier qui pivote sur lui-même après chaque passe (en. tournant un tour à gauche pour la première passe, à droite pour la deuxième, à gauche pour la troisième et à droite pour la quatrième), et sans quitter
DÉBOÎTÉS — DELANNOYENNE
les mains des dames. Après ces 4 passes, ils se quittent les mains et répètent les 4 mesures du 1°, dans la position suivante :
3° Cavalier, main droite à main droite à la dame de droite, et main gauche à main gauche â la dame de gauche; la dame de droite donne la "main gauche à la main droite de l’autre dame, devant et dessus les bras du cavalier; après avoir exécuté les 4 mesures du 1° :
4 La dame de droite lève son bras gauche et la dame de gauche son bras droit; pour former un pont sous lequel passe le cavalier seul, par le pas du 1° en avant (1 mesure), les dames ne bougent pas de place, elles baissent les bras, puis les relèvent de nouveau, et le cavalier fait le pas du 1° en arrière (1 mesure), les dames baissent les bras puis les relèvent,, le cavalier passe encore sous ce pont par un pas en avant (1 mesure), puis il quitte les mains des dames, fait un demi-tour sur lui-même pour faire face à la direction opposée à celle du commencement (face en arrière)
(1 mesure) (4 mesures en tout).
Reprendre la position première en restant face en arrière, et recommencer la danse autant de fois qu’on le désire.
Pendant les 4 mesures du 4°, les deux dames ne bougent pas de place, elles lèvent et baissent seulement les bras, pendant que le cavalier exé- , cùte le solo seul, et sans quitter les mains des dames pendant les 3 pas du 1°; ensuite, en faisant un demi-tour, il quitte les mains des dames, lesquelles font aussi face en arrière, pour répéter toute la danse : de cette façon, la dame qui, au commencement, se trouvait à la droite du cavalier, se trouve à sa gauche, et celle de gauche à sa droite; c’est dans cette position que l’on reprend toute la danse de 16 mesures, et l’on terminera cette deuxième fois, en faisant face en avant, pour reprendre exactement la 1I£ position de la lie fois.
déboîtés en arrière (Deux), étant en 3e position. — Les déboîtés sé font en passant le pied droit derrière le gauche, et le gauche derrière le droit.
De 5e devant eu 5e derrière, en développant, en 2' d’abord, le pied qui passe derrière, les déboîtés peuvent se faire par 2, 3, 4, 8, etc- Sur place ou en reculant.
Les emboîtés se font dans le même genre, mais en avançant et en passant les pieds devant.
DÉFINITION DE LA VALSE (La). — Tome Ier, page 100.
DÉGAGE à la 2e ou 4e (temps'), devant ou derrière, en ï air ou à terre. — Un dégagé en 2e à terre.
Flexion sur les genoux, s’enlever en tombant, glisser le pied droit sur le côté droit en 2®, le poids. du corps sur la jambe gauche.
Le dégagé se fait aussi sans flexion ni élévation.
Faire un simple glissé en 2e ou tout autre position.
DELANNOYENNE (La). — Musique et danse créées par M. Giraudet, auteur et professeur, 1896, éditeur Meuriot, 18, boulevard de Strasbourg. — Cette danse renferme 42 mesures dont 8 à 4 temps et 1 point d'orgue de 2 mesures à 3 temps tour les saluts et révérences et 32 de valse à 3 temps.
A Mademoiselle Berthe Delannoy, pour ses 18 ans en 1896.
.Je commençai par vous; à régler une fête C’est un début charmant, car vous êtes parfaite. Chez vous, c’est la maison de la joie, du plaisir;
DELANNOYENNE
Vous me fîtes l’honnear d’exprimer un désir.
Je créai sur ie champ de la Delannoyenne
Les pas cent fois plus beaux que ceux de V Autrichienne.
Quel exquis souvenir! quel palais de bon goût Est votre cher foyer : en bas, en haut, partout.
Les parents, invités, amis et jeunes filles
S’en donnaient à cœur joie à danser les quadrilles.
Délicieuse harmonie, délicate attention Révélant en ces lieux la bonne éducation.
Brillante adolescence, emplis de ton beau rire L’air ambiant, les cœurs et que chacun t’admire.
Tout ce qui est charmant, la toilette et les fleurs.
S’unit pour nous charmer, pour chasser les douleurs.
Nous sommes enchantés, qu’on soit fou, qu’on soit sage,
On savoure à mi-mot du bonheur le langage.
L’éclat de vos salons, séjour de la gaieté.
Par des gens de bon goût se trouvait augmenté :
Officiers, étudiants; Saint-Cyr, Polytechnique Etaient là coudoyant l’habit et la tunique ;
Aussi couples, danseurs ne pouvaient se lasser De tourner en riant, de danser, de valser.
O quel bal séduisant; quel buffet délectable ;
Tous en ont conservé le souvenir durable.
Non sans complimenter Madame Delannoy Sur les dix-huit printemps d’un gracieux minois.
Je fécilite aussi cette admirable mère;
Epargnez-lui, mon Dieu, toute inquiétude amère !
J’interprète en ces vers les vœux de vos amis.
De vos chers invités à vos désirs soumis ;
Nous garderons toujours, dé cet anniversaire,
La date mémorable et cet accueil sincère Que votre cœur réserve aux élus bienheureux De vos. fêtes si gaies, de vos bals radieux.
E. Giraudet.
Théorie. — Le cavalier tenant dans sa main droite la main gauche de sa danseuse, les mains élevées à hauteur d’épaules, les bras arrondis ; la dame tenant sa robe de la main droite, et le cavalier plaçant sa main gauche sur sa hanche, partent ensemble, la dame du pied droit, et le cavalier du gauche.
1° — 2 pas marchés, puis i pas de polka. Répéter 4 fois ; cavaliers et dames se quittent les mains et se font face, puis le cavalier fait un grand salut, la dame y répond en même temps par une révérence prolongée ; ensuite le cavalier enlace sa dame, et font 32 mesures de valse, puis recommencer au 1°.
Observation. — Après les deux pas marchés, il existe un pas de polka que l’on doit faire et commencer, en pliant et en glissant fortement les jambes au premier temps seulement.
Arrivé au salut, le cavalier fait un pas à gauche du pied gauche, un pas à droite du pied droit un peu en arrière, rapprochant le pied gauche près du pied droit, et salue. Les dames font une révérence prolongée en glissant le pied droit sur le côté, droit ; ensuite, glissent le pied gauche en arrière en le croisant derrière le droit, et en inclinant légèrement la tête..
Pour donner à cette danse le brio qui lui est dû, les couples devront se suivre l’un derrière l’autre, en formant et en décrivant un grand cercle, pour les 8 premières mesures de la Delannoyenne ; ensuite, pour les 2 mesures du salut et révérence (point d’orgue), les messieurs se placeront dos à, dos au centre du cercle, en faisant face à leur dame. Les messieurs sont par conséquent en dedans du cercle, et les dames en dehors.