C. — Diagnostic des poches et cellules
Dans la très grande majorité des cas, ce diagnostic des cellules vésicales n’est rien moins que facile, quoi qu’en aient pu dire certains auteurs entendus en la matière.
Et d’abord, elles sont trop souvent situées sur des points de la vessie hors de portée de nos moyens d’inves tigation. Il faut qu’elles soient placées à l’hypogastre, à
DIAGNOSTIC CONCERNANT LES LÉSIONS VÉSICALES
l’ombilic ou sur une portion basse de la face postérieure de l’organe pour qu’on puisse les sentir. A la rigueur sur les côtés, quand elles se dirigent vers les fosses iliaques, elles peuvent encore se révéler, mais les signes sont déjà plus obscurs1.
Comme troubles fonctionnels, on a beaucoup insisté sur la lenteur de l’excrétion urinaire ; — sur la possibilité de faire sortir encore du liquide par pression sur la vessie (et plus spécialement sur la cellule) le cathétérisme évacuateur ayant été déjà pratiqué ; — sur les envies d’uriner que donne au malade, même après la miction ou le cathétérisme, la pression sur la poche.
Tous ces symptômes sont notés, en effet, dans la plupart des observations de cellules volumineuses, mais ils n’ont rien de caractéristique. Ils se retrouvent dans la plupart des cas de rétention d’urine par inertie vésicale ; ils prouvent simplement que la vessie ne se vide pas spontanément, ni même par le cathétérisme qui ne s’accompagne pas de pression sur l’abdomen.
On a dit aussi que dans certains cas et quand il n’y a pas de symptômes de cystite du côté de la grande vessie, la première partie de l’urine rendue par le malade était claire et la seconde trouble. La seconde vient de la poche vésicale où l’urine dépose toujours davantage que dans la vessie même. Pas n’est besoin de faire ressortir la banalité de ce symptôme qui se voit pour beaucoup de vessies de vieillard sans cellules et sans cystite proprement dite, alors que c’est la fin de l’urine seule qui
1 Disons d’abord que, seul, le diagnostic général de diverticules est possible par les moyens que nous allons indiquer. Comment savoir, en effet, si le recoin heureusement découvert est formé d’une simple hernie de la muqueuse ou de la dilatation de toute l’épaisseur de la paroi?