DIAGNOSTIC DES POCHES ET CELLULES
est trouble ; or, le pus peut bien venir du bas-fond et non d’une cellule.
Les signes objectifs ont seuls une valeur un peu caractéristique dans certains cas, pour des cellules : 1° grosses; 2° bien placées pour l’exploration.
Il y a d’abord les bosselures, les grosseurs surajoutées, les irrégularités de contour que peut présenter une vessie distendue, et c'est seulement alors, quand l’organe est plein, qu’on peut recueillir quelques indices par la palpation. C’est ici cpie le toucher rectal et la palpation abdominale, soigneusement et habilement faits, combinés aussi l’un à l’autre et profitant d’une anesthésie au besoin pour bien délimiter la vessie, pourront, à condition que le ventre ne soit pas trop tendu ou trop gros, donner des renseignements sur l’irrégularité de contour de la vessie.
Une fois engagé dans la voie de la cellule et la soupçonnant, le clinicien pratiquera l’exploration de la vessie avec l’explorateur ordinaire pour calculs, ou une sonde métallique à bec court assez brusquement coudé.
On commence par vider la vessie de son contenu. Deux cas peuvent alors se présenter :
1° Ou bien les bosselures qu’on sentait autour de la vessie pleine ont disparu après le cathétérisme évacuateur;
2° Ou bien elles persistent alors que la vessie est vidée.
Dans le premier cas, la certitude d’une cellule, tout au moins d’une poche vésicale, est absolue, surtout si l’injection d’une nouvelle quantité de liquide la fait reparaître .
Dans le second cas, on parcourt soigneusement tous les coins et recoins de la vessie et on cherche, en introduisant le bec dans leur direction, à vider les bosselures-
DIAGNOSTIC CONCERNANT LES LÉSIONS VÉSICALES
On peut parfois, à un certain moment, sentir ce bec s’engager dans une cavité et donner issue à une nouvelle quantité d’urine. Le diagnostic de diverticule est bien probable alors.
On peut encore tirer parti du renseignement suivant : on est en train d’explorer une vessie qui est distendue par une certaine quantité de liquide, et on manœuvre librement dans son intérieur. Tout-à-coup la sonde s’engage dans un coin où il lui devient impossible de tourner à l’aise ; elle s’enfonce et se retire assez aisément, mais ne peut tourner sur elle-même. Grande est la probabilité alors cpi’on soit entré dans un diverticule vésical, peu large, qui bride le bec de l’instrument.
Civiale conseille enfin le moyen suivant pour dépister certains cas de vessies à cellules ; « J’introduis, dit-il, une sonde dans la vessie et je laisse couler tout ce qu’elle contient; l’instrument est maintenu en place et le malade est engagé à faire de légers mouvements d’inclinaison à droite et à gauche ; un peu de liquide s’échappe encore ; je sollicite le sujet à pousser et j’exerce une pression sur l’bypogastre ; il coule encore de l’urine. Je cesse la pression pour recommencer un instant après, et j’obtiens une nouvelle quantité de liquide. Cela fait, j’injecte dans la vessie assez d’eau pour la remplir, et jusqu’à ce que le malade éprouve un fort besoin d’uriner. Puis, au moment où le liquide s’écoule, je répète les manœuvres ci-dessus. Si le même résultat a lieu un certain nombre de fois, je suis porté à croire qu’il existe des cellules, puisque , dans l’état normal et quand la cavité de la vessie est régulière , tout ce qu’elle contient s’échappe par la sonde, sans discontinuer, surtout lorsqu’on comprime l’hypogastre. Je suppose qu’on n’a pas découvert