TRAITEMENT DES CAS ASSOCIÉS AUX RÉTRÉCISSEMENTS
Enfin, nous rappellerons seulement ce que nous disions au sujet de la possibilité de certaines spermatocystites suppurées, c’est-à-dire que nous n’en connaissons pas encore d’exemples bien nets en dehors de la blennorrhagie ou de la tuberculose. C’est donc là une thérapeutique dont nous n’avons pas à nous préoccuper chez nos malades.
G. — Traitement des cas associés aux rétrécissements DE l’urèthre, OU AU CANCER DE LA PROSTATE.
I. Rétrécissements. — Les anciens auteurs, Home en particulier, insistaient sur la gravité de la coïncidence des rétrécissements de l’urèthre avec ce qu’ils appelaient « les engorgements de la prostate », au point de vue de la thérapeutique du rétrécissement lui-même. La dilatation employée pour la cure de ce dernier « irritait le col vésical » disaient-ils (traduisez : congestionnait la prostate et augmentait encore la dysurie). Civiale, tout en reconnaissant l’exactitude du fait, croyait possible cependant la cure du rétrécissement; mais il fallait, selon lui, procéder alors avec une douceur toute spéciale, ne jamais aller trop vite, ne pas employer de caustiques, et au besoin ne pas pousser les instruments destinés à agir contre le rétrécissement jusque dans la portion prostatique de l’urèthre.
A l’heure actuelle, on se préoccupe moins des dangers signalés par les vieux cliniciens. Le cas échéant, on traitera le rétrécissement associé à la maladie urinaire sénile comme on l’aurait traité isolé, et en se servant des procédés que commandent telle ou telle variété de cas en face desquels on se trouve.
TRAITEMENT DES COMPLICATIONS SUR LES ORGANES
Mais, Lien entendu, il ne faudra pas compter ici sur des résultats aussi immédiatement satisfaisants que chez des sujets jeunes, derrière le rétrécissement desquels il n’y a pas d’obstacle prostatique et se trouve en outre une vessie très énergique. D’autre part, les opérations sur les voies urinaires sont à surveiller tout particulièrement chez nos sujets à cause de leurs lésions ascendantes si fréquentes.
Nous avons eu l’occasion de traiter deux malades présentant cette association du rétrécissement et du prostatisme. L’un d’eux, âgé de 80 ans, porteur de son rétrécissement bulbaire depuis 50 ans, ayant subi d’innombrables séances de dilatation,, ayant été uréthrotomisé plusieurs fois par la voie interne et par la voie externe, a fini par succomber à des accidents urémiques. L’autre, âgé de 63 ans seulement, porteur d’un rétrécissement pénien très serré, et qui se dilatait tant bien que mal lui-même depuis de longues années, a paru retirer grand bénéfice d’une uréthrotomie interne que nous lui avons faite. Non seulement la miction devint beaucoup plus facile pendant de longs mois après l’opération, mais en outre les urines qui étaient très sales auparavant s’étaient considérablement éclaircies après l’uréthrotomie ; celle-ci du reste ne s’était accompagné d’aucune réaction générale ou locale.
IL Cancer. — En étudiant plus haut les rapports du cancer avec l’hypertrophie' prostatique, nous avions fait remarquer que depuis longtemps les auteurs avaient soupçonné une sorte de corrélation entre les deux affections^ autre chose en somme qu’une simple coïncidence.
Depuis que nous écrivions ces lignes, les idées se sont