‹ Traité de la fabrication de l'alcoholChapitre 107 sur 154 · CHALEUR · texte numérisé non relu

CHALEUR

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Calories

Si Ton veut calculer la quantité de chaleur qui a été fournie et enlevée à une certaine section, il faut donc déterminer les quantités de vapeur et de liquide qui la traversent Nous connaissons déjà, soit pour la vapeur, soit pour le liquide, la relation qui existe entre la quantité d'eau et celle d'alcool , ce rapport nous étant fourni par le chiffre de la table de Grôning qui correspond à la température de cette section.

Quant aux quantités absolues de liquide et de vapeur traversant une section donnée, elles sont connues par les deux égalités suivantes :

Pour la colonne à distiller propremenidite : 1) La somme algébrique de l'eau traversant la section = la vinasse.

2] La somme algébrique de l'alcool = O.

Pour la colonne de concentration :

i) La somme algébrique de l'eau = la quantité d'eau contenue dans les vapeurs qui vont au réfrigérant.

2) La somme algébrique de l'alcool = la quantité d'alcool contenue dans les vapeurs.

Ces égalités ont servi à établir le tableau de la page 328 qui donne une idée très nette du mouvement de la chaleur dans l'appareil à distiller idéal. Les chiffres de ce tableau se rapportent à la distillation de 100 litres (mesurés à i5 1/2*^0.) d'un moût de 10** d'alcool dont on retire un produit de 90**. Nous donnerons dans le paragraphe suivant un exemple pratique des calculs relatifs à la dépense de calorique pendant la distillation.

Il est clair qu'il ne peut pas exister de méthode de distillation demandant moins de chaleur que le procédé idéal que nous venons de décrire, car le rapport entre la force alcoolique des vapeurs ascendantes et celle du liquide descendant ne peut pas être plus favorable que dans notre type théorique. Il est même impossible qu'un autre procédé de distillation ne dépense pas une quantité plus considérable de chaleur, car tout écart de la marche idéale, décrite précédemment, aura pour effet, non-seulement de changer la condition fondamentale de l'abaissement successif de température, mais aussi de faire varier les quantités d'alcool et de liquide. La quantité supplémentaire d'eau et d*alcool qui sera nécessaire, sera la même dans les vapeurs que dans le liquide puisque la somme algébriquedes deux éléments ne doit pas changer et que la quantité de chaleur dont les vapeurs ascendantes surpassent le liquide de condensation, doit être ajoutée à celle qui est fournie pendant la distillation et à celle qui est enlevée par la déflegmation. Le changement dans les quantités absolues de liquide et de vapeur doit naturellement faire varier aussi leur force alcoolique et, par suite, les rapports établis dans la table de Grôning.

Les quantités absolues de vapeur et de liquide qui traversent une section quelconque d'un appareil industriel, s'écartent donc, ainsi que leurs forces alcooliques, des données fournies par la table de Grôning.

Les relations existant entre les vapeurs et le liquide dans les appareils à distiller industriels, s'écartent donc aussi des chiffres de Grôning.

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