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DES BETTERAVES

Pour extraire le jus des betteraves, on emploie de nombreuses méthodes qui sont plus ou moins en vogue dans les sucreries, mais comme elles ne sont guère répandues, nous nous bornerons

à exposer celles qui sont uûlisées dans les distilleries de France, seul pays qui soit grand producteur de */« de betteraves.

La description suivante ainsi que les dessins qui l'accompagnent, sont tirés de l'ouvrage de Désiré Sapalle « Appareils et procédés nouveaux de distillation ».

1*^ Procédé par macération de Champonnois :

Ce procédé , préconisé par Champonnois et amélioré ensuite par Sapalle, est celui qui est le plus répandu dans les distilleries agricoles. Les betteraves sont réduites à l'aide d'un coupe-racines en cossettes que l'on entasse ensuite dans des vases cylindriques à double fond, construits en bois ou en tôle. Le fond supérieur est percé de trous, et l'inférieur est en communication avec un système de tuyaux par lequel on peut écouler ou aspirer le jus. C'est dans ces macérateurs (on les appellerait diffuseurs en sucrerie) que se produit la diflFusion du sucre ; le travail se poursuit méthodiquement, en ce sens que les cossettes d'une même opération reçoivent successivement des jus de moins en moins riches et finalement de l'eau pure qui les épuise complètement , tandis que les jus passant, d'un cuvier à l'autre, sur des cossettes de moins en moins épuisées et finalement sur des cossettes fraîches, s'enrichissent, par suite, de plus en plus. On obtient donc le jus de la même manière que les sucreries travaillant par diffusion.

La particularité du système Champonnois consiiste, en outre, à employer pour la macération des cossettes, non de l'eau, maïs de la vinasse chaude.

Cette manière d'opérer présente un double avantage. D'un côté on économise ainsi la chaleur qui serait nécessaire pour porter l'eau de la macération à la température voulue pour que la diffusion s'opère rapidement et dans de bonnes conditions; de l'autre, on conserve aux cossettes destinées à l'alimentation des bestiaux, les principes nutritifs qu'elles contiennent. Leurs divers éléments, à l'exception de ceux contenus dans les cellules qui ont été déchirées, ne peuvent, en effet, se répandre au dehors que par diffusion à travers les parois des cellules. Ce phénomène ne peut pas se produire pour certaines substances, lorsque les cellules sont entourées d'un liquide contenant ces éléments dans les mêmes proportion?. C'est ce qui arrive pour la vinasse qui est riche en matières azotées et minérales

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provenant des diffusions précédentes, de sorte que les cossettes ne peuvent lui céder qu'une faible quantité de leurs substances nutritives.

Par contre, comme cette vinasse ne contient que des quantités insignifiantes de sucre, puisqu'elle a fermenté, elle ne peut entraver la diffusion de celui qui se trouve dans les cossettes.

L'idée de Champonnois d'employer les vinasses pour la macération peut donc être regardée comme très heureuse.

Lorsque la macération est terminée,on met le jus en fermentation en le coupant avec du jus provenant d'une opération précédente et fermentant déjà. La fermentation est très rapide et tumultueuse ; elle s'opère d'ailleurs avec une grande facilité.

Voici maintenant, après cet exposé général, le plan et la coupe (fig. 172 et 173) d'une usine travaillant d'après le procédé Champonnois, telle que l'établit Savalle. Elle se compose des appareils suivants :

A. Générateur à vapeur ;

B. Machine à vapeur;

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