‹ Traité de la fièvre jauneChapitre 11 sur 26 · RICE · texte numérisé non relu

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parle type intermittent. Le continu se présente | assez souvent , etcela n est nié par personne ; lintermittent est beaucoup plus rare, inais, maloré les doutes de M. Bally, qui peut à la

vérité ne l'avoir jamais vu , il se présente quelquefois. M. Valentin et plusieurs autres méde-

cins l’ont observé comme moi.

- Une marche rapide et violente prédomine

également dans touteépidémie de fièvre jaune; mais 1l n’est pas d’observateur qui n'ait vu la

maladie aller d’un pas tranauiile et se termi- | P

ner heureusement par les seuls efforts de la na-

ture; comme 1l n’en est pas qui ne l'ait vue aller avec une telle rapidité et une telle violence, que la première période a renfermé linvasion de la maladie et la mort du malade,

(a) M. Bally semblerait faire croire lecontraire; ildit : « Au Cap-Français , la marche la plus constante était

celle d’une fièvre continue, avec des exacerbations plus ou

moins prononcées, plus ou moins obscures , qui avaient

lieu le soir *. « Je crois que, malgré la qualification de continue, ce qui suit prouve qu’elle n’était que rémittente, et confirme la proposition que j’ai émise. * Baruv.

* Barry. 7Yphus d'Amérique ou fièvre jaune. P. 206.

ou , pour mieux m'exprimer, que les trois périodes ont été tellement rapprochées, tellement confondues , qu'on n’a pu les distinguer. |

Il est bien quelques auteurs qui n’ont voulu admettre que deux périodes ; mais leur description ne laisse pas que d'être la même que celle que j'ai donnée ; seulement ils réunissent à la seconde période la troisième , qui, en effet, n'en est que le maximum , comme je l'ai déjà observé.

Enfin, la couleur ictérique et le vomissement noir ne sont pas des symptômes tellement constans qu'on ne les voie manquer chez quelques malades : je l'ai déja dit en parlant des diverses dénominations de la maladie , et je le répète encore pour qu’on ne l'oublie pas, et qu'on ne soit pas tenté, dans certains cas, de nier l'existence de la fièvre jaune , parce qu'il y aura absence de l’un des deux , ou même de tous les deux à la fois, ce qui cependant est extrêmement rare.

Quant à la variation des autres symptômes, elle est extrême , je l'ai déja dit; et, pour s'en convaincre , On na qua lire quelques histoires particulieres de la maladie. I] faut cependant convenir quil en est plusieurs qui se présentent presque constamment dans son Cours, Ou qui du moins peuvent, dans cer-

tains cas , Servir à son diagnostic, à son pronostic, par suite à son traitement, et qui méritent dès lors une étude speciale. Ces symptômes sont : une violente douleur frontale , le hoquet , les gangrènes partielles, les pétéchies, les bubons et les anthrax.

La douleur frontale a été remarquée , je crois, par tous les auteurs; elle lui est commune avec toutes les maladies dites putridesmalignes , et par cela même doit être notée.

Elle est un des symptômes les plus constans de la fièvre jaune , et se trouve toujours en raison directe du danger que cette maladie entraine après elle,

Le hoquet, que je n’ai pas observé très-fréquemment , a fixé l'attention de presque tous les autres médecins : 1l semble cependant avoir été plus particulier à l'épidémie qui ravagea l'Andalousie en 1800, et à celle qui ravagea Livourne en 1804. Berthe et Palloni le désignent comme étant toujours de très-mauvais augure , et s'accordent ainsi avec les médecins qui l'ont observé dans l’ancien continent.

J'ai eu occasion de voir à Philadelphie un assez grand nombre de gangrènes partielles.

Les plaies des vésicatoires, ainsi que celles qui survenaient dans toutes les autres parties du corps, et elles étaient nombreuses, car les ma-

lades atteints de la fièvre jaune se blessent facilement par suite de leur position dans le lit;

les plaies, dis-je, se recouvraient souvent d’es- cares gangréneuses. Ce symptôme n’était pas toujours mortel : si le malade pouvait su pporter la séparation, soit naturelle , soit artificielle , de la partie qui se trouvait en cet état, on parvenait assez souvent à le sauver. Les ganorènes partielles se sont présentées à l’observation de presque tous les autres praticiens, et se sont présentées de la même maniere; mais elles semblent n'avoir jamais été aussi fréquentes que dans l'hôpital Bush - Ehil , en 1703.

J'ai vu rarement des pétéchies ; mais à Saint- Domingue , à piusieurs époques, ainsi qu'en Espagne, ellesse sont présentées assez fréquemment. M. Bally dit que, si elles conservent la couleurrose, elles sont d’un bon augure; qu’elles sont au contraire un mauvais signe si elles passent du rose au violet, et surtout au noir; que, si des placards violets ou brunätres s'étendent larcement sur la peau , la mort approche (a).

Soit dans ma pratique à Saint-Domingue, soil dans ma pratique à Philadelphie, je n'ai

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(a) Bazzy, p. 254.

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