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tans , la preuve de la non contagion de la fièvre jaune, et l'étude des causes qui lui avaient donné naissance , firent l’objet principal d'un petit ouvrage que je publia en 1794 , et qui a pour titre : Recherches et observations sur les causes et les effets de la maladie épidémique qui a ravagé Philadelphie en 1795 , depuis le mois d'août jusque vers la mottié de celui de décembre.
Quoique j'eusse, dans cet écrit, accumule les preuves‘de mon opinion , l'opinion contraire avait jeté des racines trop profondes , et était trop fortement soutenue par les médecins du pays , pour que je passe même l'ébranler; et l'on continua à croire à la contagion de la fièvre jaune.
Les années suivantes, les preuves contraires que javais signalées se renouvelèrent et furent encore laissées de côté ; en 1797 même, l'épidémie étant très-violente, les idées de contagion semblèrent prendre une nouvelle force, le bruit courut que je Jes avais enfin adoptées , et la terreur répandue dans la ville ne fit que s’accroitre..
XxI) Je crus alors devoir renouveler ce que j'avais dit en 1794 , et j'écrivis au gouverneneur de Pensylvanie pour soutenir ma première opinion (a). Ma lettre ne fit pas
(a) DEVEZE , médecin en chef du gouvernement franais à Philadelphie, et ancien médecin de l'hôpital de Bush-Hill, à son Excellence M. Mifflin , Gouver-
neur de l’état de Pensylvanie.
MonSIEUR,
« Les principes d'humanité qui doivent guider tous les hommes , la confiance dont vos concitoyens m'ont honoré en 1503 , l’état alarmant où se trouvent les habitans de Philadelphie , tout me fait un devoir de vous soumettre mes réflexions sur la maladie qui cause tant de terreur aujourd’hui.
» Les mots de fièvre jaune et de contagion répaudént l’effroi de tous côtes ; tel individu , attaqué d’une fièvre qui n'aurait eu que des suites peu dangereuses, devient la proie d’une maladie, rendue mortelle par l'effet de la terreur. Cette crainte, à laquelle les hommes les plus courageux ne peuvent pas toujours se soustraire, s’em— pare des parens et des amis du malade, que l’idée de la contagion éloigne, et le malheureux , privé des secours et des consolations si nécessaires à son état , périt dans
le désespoir , victime d’un mal dont il eût guéri, dans
les bras de ses amis ou de ses parens, s’ils avaient pu se hvrer sans crainte aux impulsions de leur cœur.
» Je ne chercherai point à combattre ici l'erreur de
| XX11] d’abord beaucoup d'impression, et encore je me trouvai être à peu près seul de mon avis. Ce ne fut que quelques années après que divers médecins osèrent l'adopter , et
ceux qui regardent la maladiecomme contagieuse : les faits que j'ai rapportés dans les observations que j'ai publiées
à ce sujet, sont trop évidens pour avoir besoin d’être
étayés par de nouvelles preuves; et vous en serez con-
vaincu vous-même , monsieur, enjetant un coupd’œil sur l’exemplaire que j'ai l'honneur de vous adresser, et qu’il serait tres-utile de faire connaître au public, afin de le tranquilliser.
» Je sais, monsieur, qu’on ne détruit pas facilement
‘un préjugé. Cependant 1l se trouve des personnes assez
franches pour abjurer leurs erreurs , et qui savent céder à l’évidence, sans passer par les détours que la prévention et un faux amour-propre affectent de suivre. Qu'il me soit permis de le dire ici: il est du devoir des officiers de santé d’avoir le courage et la probité d’éclairer leurs concitoyens, de combattre leurs préjugés, et de les délivrer de la terreur , au lieu de les en accabler par les peintures, aussi fausses que terribles , que quelques-uns font journellement d’une contagion qui n’existe pas.
» Lorsqu'une épidémie menace un lieu quelconque , le magistrat doit s’entourer des médecins , afin d’aviser aux moyens de combattre la maladie, et de secourir les indigens. Vous avez rempli ce devoir , monsieur , avec cet empressement qui caractérise votre vigilance et votre sollicitude paternelle ; mais vous. aviez besoin de coopée
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| XXI1V que plusieurs écrivirent pour motiver leur changement ; leur nombre s'accrüt insensiblement , mais cette opinion ne dépassa pas le nouveau continent; et, lorsque
rateurs , et c’est au bureau de santé que vous avez confié les détails et l’exécution des mesures générales. Je rends justice aux vues bienfaisantes des citoyens qui composent ce bureau ; mais les mesures qu'ils ont adoptées : sont tout-à-fait contraires aux principes d'humanité qui les animent, et cette association d’hommes vertueux peut devenir plus dangereuse au public , que ne l’est la maladie elle-même , par l’effet de ces mesures qui ne seraient pas même tolérables, en supposant que la maladie füt contagieuse.
» En effet, monsieur , rien n’est moins raisonnable que les publications journalieres qui remplissent les papiers publics, et qui grossissent les dangers réels de la maladie ; exposition d’un pavillon jaune sur les maisons où se trouvent des malades, la fermeture des rues de tout un quartier de la ville, l’enlèvernent forcé des citoyens , tout cela repand l’épouvante dans tous les cœurs, et porte au désespoir les citoyens qui se voient arracher de vive force des bras de leurs femmes et de leurs enfans, pour être conduits dans un lieu éloigné , et hors de la vue et des soins de tout ce qu’ils ont de plus cher au monde, pour être placés avec des inconnus , et entre des morts et des mourans, dont ils craignent à chaquè instant d'augmenter le nombre.
» Une pareille idée révolte l'humanité ; cette mesure
la fièvre jaune parut en Espagne en 1800, ce furent les idées de contagion qui prévalurent dans le pays. Des médecins francaisfurentenvoyéssurleslieux pour étudier
me paraît aussi contraire aux droits naturels de l’homme en société, qu’elle est barbare et inhumaine ; et elle va devenir la source des plus grands malheurs, si elle n’est bientôt réprimée. Chez aucun peuple , nulle loi n’a encore prescrit la séquestration , hors du cas de crime: en
est-ce donc un, d’être malade? Chez les Turcs mêmes ,
où la peste est si fréquente et presque habituelle, une .
pareille idée n’a jamais été connue : à Marseille , lors de la déplorable peste, elle n’est jamais venue à l’esprit d'aucun magistrat; elle eût fait frémir la nature. Et c’est dans une contrée libre qu’une détermination aussi révoltante serait le résultat de la décision de cinq ou six médecins ! Il y a de quoi faire fuir loin d’un pays qui se croirait libre avec cette sorte de liberte.
» Déja la ville n'offre plus qu’un aspect lugubre ; la plupart des maisons sont fermées ; le commerce est suspendu ; les ouvriers vont se trouver sans travail et sans pain; les marchés seront dépourvus , parce que la crainte retiendra les habitans de la campagne qui les approvisionnent ordinairement.
» Les citoyens fuient de toutes parts, et ceux qui restent ont le cœur oppressé ; la crainte de la prétendue contagion les tient dans une perplexité qui les empêche de dormir et de digérer, ce qui doit les conduire à uu état de crudité qui facilite le développement de la Gèvre,
XXV] les caractères de la maladie, arrivèrent irop tard , et, sans avoir vu un seul malade , vinrent en France, dans un ouvrage très-bien fait d'ailleurs, propager les idées
dont on va vainement chercher l’origine dans la communication des bâtimens avec les colonies.
» On voit, de toutes parts, des chariots charges de meubles entassés sans ordre, qui annoncent la précipitation avec laquelle les citoyens quittent leurs demeures pour fuir dans les campagnes ; des mères éplorées emportant leurs nourrissons suçant en vain un sein flétri, où la nature épuisée par l’effroi ne fournit déjà plus que quelques gouttes d’un lait mal élaboré. La terreur , n’en doutez pas, causera la mort de cet innocent qui, après avoir déchiré par ses cris les entrailles de sa trop malheureuse mere , l’entraïnera avec lui dans le tombeau, où le pere et l'époux, accablés de chagrin, ne tarderont peut-être pas à le suivre.
» Cependant la foule grossit dans les campagnes , où les hommes entassés et privés des commodités ordinaires. de leurs habitations, sont exposés aux intempéries du temps, auxquelles ils ne sont pas accoutumés, ni au nouveau genre de vie qu'ils sont forcés d’adopter , tombent malades , et seront victimes de ces causes naturelles que l'ignorance ne manquera pas d'attribuer encore à la contagion; alors les malheureux, abandonnés comme à la ville, périront dans le désespoir, et les campagnes seront bientôt désertes ; comme la ville, elles attesteront la barbarie d’un peuple qui, dans d’autres momens, se: place au rang des plus éclairés de l'univers.
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qu'ils avaient prises dans leurs entretiens avec les médecins espagnols, où même dans les bruits populaires.
À la même époque, en 1802, M. Va-
» Que diront nos descendans, que dira même la race actuelle , lorsque , familiarisée avec cette maladie qui, pour le malheur de l'humanité , deviendra , par les effets des révolutions physiques , aussi commune dans certains étés que le sont les fluxions de poitrine en certains hivers; que diront les partisans de l’importation , quand elle se développera dans des temps où toute communication avec les îles n’existera plus; que diront-ils, enfin, quand ils seront convaincus qu’elle n’est pas contagieuse ? Ils regretteront sans doute , mais trop tard, d’avoir perdu du temps à prouver un fait qui n’existe pas, au lieu de lavoir employé à chercher les moyens de combattre une maladie qui, mieux connue, sera moins dangereuse , et par conséquent moins redoutée.
» Je crois donc, monsieur, que rien ne peut contribuer aussi eflicacement au rétablissement de la tranquillité publique, et au soulagement des malades, que la publication des vérités importantes, qui prouvent que la maladie n’est pas contagieuse , ni essentiellement mortelle. Une fois convaincu de la vérité de ces faits, le public rassuré regardera cette maladie comme il en regarde une foule d’autres auxquelles il est sujet, et qui, quoique dangereuses, ne lui inspirent pas la même crainte. Une fois délivré du sentiment pénible de la ter-
\ » 0 La seur , il se livrera avec confiance aux soins de son me-
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léntin publia son excellent T'raité de le fièvre jaune d'Amérique , dans lequel il aflirmait que cette maladie n’est point contagieuse ; peu de mois après je fis paraitre ma Dissertation sur la fièvre jaune , dans laquelle je soutenais toujours la même opinion; mais nos efforts à ce sujet furent à peu près inutiles.
decin qui , tirant parti de toutes les connaissances de son art, pourra seconder la nature avec succès , lorsque le moral des malades, soustrait aux effets desastreux de la crainte, laissera aux organes la faculté d'exercer leurs fonctions.
» Comme je suis intimement persuadé, monsieur , que la maladie n’est point contagieuse , ma profession de médecin et mon attachement à vos concitoyens me font un devoir impérieux et indispensable, aux risques de déplaire à ceux que les préjugés empêcheront d’être de la même opinion que moi, de vous faire part de mes réflexions.
» Je désire ardemment que mes observations soient utiles au public, et qu’elles puissent vous convaincre du profond respect avec lequel je suis, monsieur ,
« Votre tres-humble , etc.
« DEVEZE. »
Philadelphie, le 27 août 1797.
Nota, Cette lettre se trouve dansle Courrier Françaïs, imprimé: à Philadelphie , n°. 104, p. 498.
La fièvre jaune ayant reparu dans la péninsule, une nouvelle commission (&) fat envoyée pour l'étudier ; mais, comme la première, elle arriva quand l'épidémie fut finie, et ne rapporta aucun renseignement positif. La même maladie se développa à Livourne, l'année suivante en 1804 , et quelques faits, que l'on crut être en faveur de la contagion, firent embrasser l'opinion qui l'établissait avec beaucoup plus d'intensité.
Cependant l'opinion contraire faisait en Amérique des progrès rapides, des faits continuels venaient l’appuyer ; les médecins la professaient hautement ; les gouvernemens la publiaient, eties peuples euxmêmes l'adoptaient ; enfin les médecins français qui allaient dans ces contrées, revenaient en Europe la défendre contre ses adversaires. Cette diversité dans les avis fit naître d’abord l’indécision , et par suite donna lieu au renouvellement d’une
(a) Je fus invité à faire partie decette commission: mais,
malgré le désir que j'avais d’aller encore étudier cette
maladie, des motifs particuliers me forcèrent à refuser.
opinion qui avait été émise depuis bien long-temps, savoir, que la fièvre jaune est tantôt contagieuse, et tantôt ne l’est pas.
Depuis lors la maladie a fréquemment reparu , soit dans les États-Unis, soit même en Europe; elle a été l'objet de l'attention des médecins et des gouvernemens ; plusieurs sociétés savantes l'ont donnée pour sujet d’un concours ; les écrits qui en traitaient se sont succédés , se sont accumulés ; et, malgré tout cela , rien n’a été décidé; les avis sont encore partagés , la question est toujours la même. La fièvre jaune est-elle essentiellement contagieuse ; ne l’est-elle qu'acccidentellement ; enfin ne l’est-elle jamais; et, si elle ne l’est jamais, à quoi faut-il attribuer son développement et Sa propagation? voilà ce qui, encore aujourd'hui, est à déterminer ; voila ce qui m'engageàpublieruntraitédecette maladie.
De toutes les grandes questions qui rentrent dans le domaine de la médecine, il n'en est peut-être pas de plus importante ; à elle viennent se rattacher tous les intérêts sociaux , et cest sur la solution qui
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en sera donnée d’une manière bien claire et bien précise , que doivent être basées une foule de lois commerciales et sanitaires. Au moment de la discuter, je sens quelle tâche terrible je m'impose , et cependant je l'entreprends sans trembler, car je crois que mes efforts pourront êtré utiles à mes concitoyens , et à beaucoup d'autres peuples. Guidé par ce seulamour du bien public, je mettrai dans l'exposé des faits toute l'exactitude possible, etdans les conséquences à en déduire, toute la bonne foi qu'exige le motif qui m'mspiré.
Je suis arrivé à une conviction entière, j ose éspérer pouvoir la faire passer dans l'esprit de quelques-uns de mes lecteurs; mais je suis loin de penser que je pourrai la réndre générale; ce serait là un but trop difficile à atteindre , et je ne me le suis pas même proposé. J’aspire seulement à établir que, pour le développement et la
propagation des maladies , il est un autre
mode que la contagion , de laquelle contagion ce mode se rapproche par plusieurs phénomènes , mais dont il s'éloigrie par
en
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behtean d'autres; j'aspire à faire voir que c'est à ce mode que l’on doit rapporter la fièvre jaune; j'aspire enfin, non, comme je l'ai dit, à convaincre tout le monde de la vérité demon opinion, mais à l’appuyer sur des raisons assez fortes pourattirer l’attenüon des hommes instruits, et engager les gouvernemens à faire faire des expériences concluantes.
. Déjà, dans ce dessein , j'ai présenté à l'institut un mémoire sur cette question :
La fièvre jaune est-elle contagieuse? Cet écrit dans lequel je me suis contenté d’émettre. des propositions générales, quoique n'ayant été approuvé qu'en parie, a paru à celle compagnie savante ; mériter honneur d'être transmis au gouvernement auprès duquel il vient d'être formé une comnussion spéciale sous le nor de comité sanitaire (a). C'était là le premier objet de mes vœux, puissé-je aujourd hu, en.essayant de démontrer par la multi-
(a) On trouvera la copié de ce rapport à la'suite de l'ouvrage. |
XXX11} à tude et la force des faits particuliers, la vérité de mes propositions générales , arriver à mon but, faire prendre les moyens de décider la grande question qui fera l’ohjet essentiel de mon ouvrage.
Ces moyens sont des expériences faites d’après un mode convenu, et que je ne me permets pas d'indiquer; ces expériences , les gouvernemens seuls peuvent les ordonner, seuls ils peuvent fournir les moyens de les entreprendre, seuls ils peuvent leur donner la sanction nécessaire pour les rendre avantageuses. Tant que la question ne sera discutée que par des médecins isolés , elle restera imdécise , quelle que soit la réputation dontils jouissent, quelle que soit la force de leurs raisons.
Quand la fièvre jaune paraîtra, le public dans l'incertitude, nagera dans la crainte; souvent les plus dangereuses mesures prendront la place des moyens les plus utiles ; souvent, en croyant arrêter la maladie dans sa marche, on ne fera que lui fournir les moyens de s'étendre ; souvent, en croyant la prévenir, on déterminera
son développement. Nos côtes touchent à celles de l'Espagne, le climat du midi de la France ne diffère pas beaucoup de celui de la Péninsule ; encore quelques changemens dans les constitutions atmosphériques , et la fièvre jaune, envahissant nos provinces , pourra bien y prendre droit de domicile : nous avons du moins le droit de le craindre , et ce motif seul peut-il ne pas suffire pour engager notre gouvernement, qui se montre si jaloux du bonheur des Français, à tenter tous les moyens indiqués pour prévenir un si terriblemmalheur?
Avant de terminer cette préface, quil me soit permis de payer de nouveau mon juste tribut d'admiration au vertueux Stephen Girard; quel autre quelui pourrais-je citer en exemple pourle momentdes calamités publiques? Le nommer c’est rappeler au souvenir des gens de bien, à l'admiration de l'Europe, à la reconnaissance de l'Amérique, un brave et généreux Francais dont les vertus, le courage, le noble
dévouement seront à jamais l'exemple des vrais amis du Euate humain.
- O mon ami’ quevotremodestie me pardonne ces expressions, le sentiment qui les dicte n'est qu'une faible partie de la dette commune que vos bienfaits ont imposée à toute une nation! Heureux témoin de ces bienfaits, ou, pour mieux dire, ap- pelé, placé par vous-même sur le théâtre de vos vertus, dans cet hôpital Bush-Hill dont la direction médicale me fut confiée, comment pourrais-je retenir mon admiration personnelle , et modérer les louanges qui depuis si long-temps s'échappent detous les cœurs? N’ai-je pas vu aux jours de Ja calamité, dans ces jours désastreux qu'un fléau redoutable et mal connu fit peser sur la ville de Penn, le plus riche citoyen de Philadelphie, oubliertout à coup s&'fortune, ses jouissances, son commerce et sa propre sûreté, pour se dévouer tout entier au soulagement de ses semblables? Ne lai-jepasvu, au premier sional du fléau, s'élancer comme un autre Belzunce vers l'asile du trépas, s'asseoir