Le verbe est accompagné d'un complément indirect
tue-teignes
tue-vent
vide -bouteille
vide-main
vide-poches
vide-pomme
custodi-nos
fac-totum
salva-nos
bat-à-bourre
boute-à-port
boute-en-courroie
boute-en-train
chie-en-lit
croquembouche
fouille-au-pot
grimpenhaut
meurtrde-faim
monte-au-ciei
parabalie (pare-à-b.)
parachute
parades
parafoudre
paraglace
paragraisse
paragrôle
parajour
parapluie
parasol(eil)
paratonnerre
paravent
pare-à-faux
pince-sans-rire
pisse-en-lit (celui à qui
l'on dit, etc).
saute-en-bas tâte-au-pot
tire-à-barre touche-à-tout touche-aux-nues toume-à-gauche tournesol * trotte-à-pied va-de-la-gueule, va-de-pied
vol-au-vent {pour voleau-v.)
vade mecum veni-mecum.
4. Le complément est un adverbe ou un adjectif ayant valeur d'adverbe :
boute-hôrs chante-clair chassa vant courtrvite (et incorrectement coure-vite)
faitard
gagne-petit
haie-avant
haie-bas
haie-dedans
haie-dehors
mâche-dru
passavant
passe-debout
passe-volant
• Triqueballe, proprement traîne-balle, traîne-fardeau, donné à tort comme fém. par les dictionnaires, est, suivant la règle, masc. dans la langue technique. Triqueballe existe encore sous la forme tringueballe avec insertion de la nasale et affaiblissement de la muette. Cette forme donne Tétymologie de trimballer (dans Rabelais trinqueballer); c'est proprement faire le trinqueballe, le portefaix , colporter. Cf. bringueballe et brimbale. L'origine de trinquer ou triquer est le germanique Irecken, tirer, traîner, avec changement de e en i. Cf. lécher et licherf de lecken, trécher et tricher (peutrêtre autre forme de triquer), le v. fi*, entechier et entichier,VdiTc\i. fliche (par ex.,Méon, Renard, 1*1261) et flèche, et, pour les mots où Ve germanique dérive d'un a primitif, tacheté et tiqueté , brochet et briquet. Voyez plus haut, p. 81, n. 2.
• Corruption de tournasol, forme demi-savante, pour loume-à^leil.
pisse-froid songe-creux vaurien (cfoù vau-
porte-fort tape-dur rienne)
rêve-creux trotte-menu