‹ Traité de la formation des mots composés dans la langue française comparée aux autres langues romanes et au latinChapitre 64 sur 113 · In (voir p · texte numérisé non relu

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34. Bis (voir p. 80). — Ne s'emploie qu'au sens de deux fois : bifide, bipenne, bifurqué, bigame, biannuel, bisseœtil, bivalve. Bis reste devant les voyelles ou devant s.

35. Tri. — Emprunts : triangle, trifide, trimestre , etc. Composés nouveaux (simples et parasynthétiques) : trifolié , trisulqué, tridi, trifurqué, trilobé, triloupe, etc. ^

> Pour être absolument complet, il faudrait ajouter les expressions latines introduites telles quelles dans la langue; par exemple : ab irato, ab intestat (pour ab intestato), ad patres, a fortiori , a posteriori, a priori , ave Maria, caput mortuum , ecce liomo, ex professa, e-x catliedra, ex-voto, impromptu , lacryma Christi, nec ptus ultra , palma Christi , per saltum , quiproqtw, quolibet, rossolis, semperoirem, semen contra, spermaceti, te JJeum, tu autem , unda maris, vice versa, etc. Pour les composés latins avec l'impératif y voir plus haut» p. 105.

Composés d'orioine orecque.

n faut tout d'abord écarter les composés grecs qui ont passé au roman par l'intermédiaire du latin populaire : dbmçiîi>vT3, antifonia, antienne.

dhco^xTî, *apotheca, abotheca, boutique.

Smàrzokoq, apostoltcs, apôtre, gofrropov, bûtyrum, beurre.

YXux6f^tÇa, glycyrrhiza, liquiritia (Végèce), réglisse. Stdbtovoç (8ta-Kovéw), diaconus, diacre.

ê^xûRxjTov, éncaustum; enque (arch.), encre.

exxXtjdia, ecclesia, église, glise (arch.).

èidoxoicoç, episcopus, évêque.

êmoToXil), epistola, épître.

euirn'éXtov, evangelium, évangile.

•iliMxpavCa, *micrania, migraine, xaôéîpa, cathedra, chaire, chaise.

xaXoir68tov, calopedia, "calôpia galoche.

xaptoçuXXov, catHôphfuJUum^ girofle.

xaxa6oXi^, *catabola, cable, dans accabler.

NedbcoXiç, Neapolis, Naples, Nablouse.

waicupoç, papyrus j *paparius, papier.

xapa6oXif), parabola, parole.

wapaYP«?T^» paragràphttSy parafe.

icapo(xta, parœcia, paroisse.

TçcLpa-veredtcs, paraveredics, palefroi.

xe-rpojéXtvov, petrosélinunij persil. ico&xypa, podagra, pouacre.

TçoTJt'KODÇf pdlypits, poulpe.

icpo^/Tf)T»)ç, propheta, prophète.

^ Pdcp6(xpov, rheubarbarum, rhubarbe.

aapxo<paYoç, sarcôpfuigus, sarqueu (arch.), cercueil. TpCicouç, tripes, trépied.

Tp(<puXXov, trif(o)liumy trèfle.

Xaiiwx(8puç, chamœdrys, germandrée.

XqAaClxtjXov, chamœrdelon, camomille.

xeipoupY^ç, cirurgianttSy surgien (arch.), surgeon (anglais). XwXoCtçouç, cloppus, clopm-clopan^.

(j)poX6Yiov, horologium, horloge.

n faut remarquer la chute de la voyelle initiale atone , non en position, dans (Î7uo6r)xr^, •î)pLtxpav{a, èxxXt;a{a, mots qui ont passé dans le roman, non par le grec, mais par le bas-grec, puisqu'ils ne se retrouvent pas dans le latin classique. Dans d'autres mots, comme encaustum, trifoliurriypetroselinumj cariophyllum^ le latin populaire a conservé l'accentuation du grec : ëp^ouorov, TpCtpuXXov, xexpoaéXtvov, xoptéçuXXov ; particularité qui se retrouve dans d'autres mots non composés ^.

Les composés empruntés au grec proprement dits sont trèsnombreux ; que ce soient des composés de mots ou de particules, ils appartiennent pour la plupart à la langue scientifique.

§ 1 . — Composés de mots.

Parmi les composés de mots empnmtés directement au grec, je citerai : acrobate (ixpoôaxetv), acrostiche (ixpéanxov), agono^ thète ((iYa)vo6éTY)ç) , agronomie (àYpovo[ji(a) , alexipharmaque (àXeÇtçap[jLaxov) , allantoïde (àXXavTOctSiQç) , amphibie [i^^iio<i} , amphithéâtre (àjxçtOéaTpov), anthropomorphe ((îv6po)xé|xop(poç), architecte (ipxtTéxxwv), aristocratie (àpiaTOxpareta), astrologie (àTTpoXoY^a), autonomie (aiTovo[x(a) ; bibliographe (^tôXtoYpaçoç), bucéphale (^ouxéçaXo;); cacophonie (xaxo^wvCa), chirurgie (/sipoup^Ca), chorége (xop^Qï^?), chronologie (xpovoXoY''a), Chyysostome (XpuaéTcofjLoç), cinnamome (xtwa|jwi)|xov), clepsydre (yCkt- (|/68pa), cosmographie (xoqjioYpaç^a) , cynégétique (xuviQYe^*6<;) ; dramaturge (SpafjiaToupY^ç); étiologie (aiTioXoY^a); gasty^onomie (YaTcpovo[x{a) , généalogie (YeveaXoY(a) , géométrie (Ye(i)|JLeTp{a) , gymnosophiste (Yup.voao^(rnf3;) ; héliotrope (-îiXtoTpémov), hémicycle (-JjixtxùxXtov), hémorrhoïdes (aîixoffotSe;), heptagone (iina- Y<Dvo;), hétérodoxe (bep65o5oç), hiérophante (îepoçàrcY;;), hippocentaure (Ixrcoxévraupoç) , hippodrome ({xt:6$po[jlo<;) , historiographe ( tTTopioYpaçoç ) , homologue (£[jl6Xoyo<;) , hydromel (uSpéjuXt) ; iconoclaste (elxovoxXaorr^ç) , idolâtrie (el8(i)XoXaTpe(a), isochrone (taéxpovoç) ; léthargie (XTîBapY^a), lexicographe (XeÇtxoYpdftpoç) , lienterie (XetevTep(a) , litharge (XtÔapYupoç) , liturgie (XetToupYCa), lycanthropie (XuxavôpwTrfa) ; macrocéphale (p^xpoxé(paXoç) , mélancolie {[LsXarf/pkiii) , mésentère (pieaevTéptov) ,

* Cf., entre autres, le grec AoÇofoç avec le second a long , et le latin tAzàrus, où Taccentuation de Aa^ a amené le changement de ttr en àr. Dans £-)fxau<rrov. éncauslum, l'accent a dû faire tomber austum. L'italien encMot' tro représente une forme «ncaûj^um, avec Taccent latin, et non plus grec.

métallurgie (luxaXXoupY^a), microcosme djLtxp^xoajjLoç) , misanthropie (ixKjovÔpuwrfa) , monosyllabe (jxovooùXXaJoç), myrobolan (jjLupoôaXovoç); naumachie{ymj^jr/j.oL)^ nécromancie {'^ey(^o[My':da)j néoménie (veojxtjvCa) ; odont algie (iîovraXY^a), œsophage (otaoçoYoç) , oligarchie {h\\,^açr/ia) , omoplate (û[jLo^XanQ) , onagre (SvaYpoç), onomatopée (èvofiiaToiworfa), orthodoxe (èpWSoÇoç), 05téologie (èoxeoXoY^, oxymel (iÇup.eXt); pachyderme (xaxû- ScpiAoç), pancréas (icdrpcpeoç), panthère (T:h^ip) ^j>atriarche (xoTptopx^;) , pentamètre (xevràiASTpoç) , philologie {fXoko-xia) , podagre (T:oi6r(pii) y protocole {%p(jy:oY.ok'ko>i) y prototype (zpm6~ Tvicoç), rhinocéros (ftv6xepo)<;), rhythmopée (fuÔ|jLo^crfa), sarcocèle {(j(ip%o%i[kri)y sarcophage (aapxotpoY®;) , strangurie (oTpoY- YoupCa) , stratège (aTpaxYjY^ç) > sycophante ((juxoç ovtiq;) ; tératoscopie (TepaTooxoxCa) , thaumaturge (Oauixoroup^éç) , théogonie (OeoYov(a) ; œérophthalmie (Çr|po<pÔaXix(a) , zodiaque (ÇwSiax^ç) , zoophyte (Çco^^utov).

Trachée-artère est un juxtaposé et non un composé grec : tpa^eî^a àpTy]p(a.

Quant aux composés déformation récente, ils supposent la création du composé grec qui leur sert de type. Ainsi, anemoscope dérive de aveiJLo; et de oxcTCetv, par l'intermédiaire du mot *àvepL6ffxoxo(; , créé d'après les règles de la composition grecque. Nous ne pouvons donner la liste de tous ces composés, la terminologie scientifique y passerait à peu près tout entière. Cependant on peut la ramener à un certain nombre de mots préfixes ou déterminants : outo , ^opu , XP®^®^ XP^<7o , xoqjio , xpuxco , (|/euSo, icoXu, Xiôo, wjco, Twp<*)To, iwpo, TT^Xe, Oeo, Tpa^eo, Çwo, etc. ; et de suffixes ou déterminés : xporsCa , yp*?^<* , çiX(a , vo|x{a , XoY^a , cxoiria, pieTpCa, jiavTe(a, oup^Ca, 'Rkr^ia^ Xrfyid^^ Toiiia, Te^v^a, fe{a, etWjç ^, xifjXt), etc., dont les diverses combinaisons soit entre eux, soit avec quelques autres radicaux, donnent naissance à la majeure partie des composés nouveaux.

Ainsi sont formés : adénographie, de àîifjv et Ypaf« fàîevo- Ypa<p(a) , aéromètre [ir^ , iiitpov ; *(i£poiJiiTpov) , agiologique (oYtoç, Xé^oç ; *4yioXoyix6<;), allonyme (oXXoç, ovuiia ; *dXX6vu[xoç), anémoscope (ovepLo;, axoxeîv; *(iv6iiL6(j)coxo;), angiotomie (à^YeTov,

* Plus exactement •icXvtÇiç, -Xi^iç^ mais ces terminaisons ont été traitées comme si elles étaient en ui.

* Nous donnons ces terminaisons i^lHi excepté) sous la forme de substantifs; il suffit de changer ^'^ en 0; pour avoir les composés adjectifs.— Remarquons que quelques-uns des préfixes ici donnés peuvent être employés comme suffixes , et réciproquement.

to|jlVj; *tr^tioxo[Lia)^ aréotectonique (àpTjç, -réxTwv; ^ipeorexTovtxéç), atmosphère (0x^.0; , c^aipa ; *àT[ji.ocj(f<xTpa) , bibliophile (PtCXCov, ^(Xoç; *Pt6Xio^{Xoç), monomawee (iiivoç, ^xavCa; *p.cvo|jLav(a), ellip^ solde i^XkzK^t;^ ei8oç;*èXXe1(^oe'.5Tf)(;), blennorrhagie{pkir^a^ ^^ujjtt; *pXewoffaY(a), typographie {^t:o^^ YP«?^; ^TuwoYpofCa), trièdre (xpeTç, S8pa; *Tpté8pa), sélénostate {aek'fyrfi^ ron^fit; ^aeXYjvoffTanQç) ; et bien d'autres. Les composés qui indiquent les multiples du mètre sont mal faits , parce que hectomètre ne représente pas fcxaré- |X€Tpov , ni kilomètre x^^^i^^i^'fpov. Quant aux noms des sousmultiples, décimètre, centimètre, millimètrCy ils violent doublement les lois de la composition, et parce qu'ils sont hybrides, et parce que le premier terme, d'après les lois de la composition latine, signifie dix, cent, mille , et non dixième, centième, millième. Oxygène est mal fait , ainsi que hydrogène, parce que gène ne signifie pas qui produit , mais qui est né : témoin Eugène = EiY^vtjç, de bonne race, bien né. Layoisier était meilleur chimiste qu'helléniste. La nomenclature scientifique offi^ encore plus d'un de ces composés que désavoueraient les Grecs 1.

* La nomenclature scientifique a pris de nos jours un développement si considérable, qu'elle devient une seconde langue au sein de la langue. Sans vouloir attaquer le principe d*une nomenclature spéciale , dont nous sommes tout le premier à reconnaître la nécessité , nous croyons que c'est là un fait regrettable. Déjà l'adoption en masse de mots latins avait singulièrement modifié le caractère du français; toutefois, comme il remontait ainsi vers ses origines, le mal n'était pas considérable. Mais il y a danger à recommencer la môme tentative avec le grec. Et qu'on ne dise pas que les mots grecs restent confinés dans un coin spécial , qu'ils ne pénètrent pas dans la langue commune ; car chaque jour la vulgarisation des sciences les y fait entrer. Rappelons seulement les composés: amphibie, arisiocraie, baromètre, chronologie, chrysocale, clysopompe, diarrhée, dyssenlerie, éleclrolypie, 'éphémère, épiderme, galvanoplastie, hydrophobe, hydropiqiie, lilhographie, microscope, myope, névralgie, paralysie , photographie , physiologie , pseudonyme, télégraphe, léleseope, thermomètre, typographie, zoologie, etc. Ainsi le français se charge d'une quantité sans cesse croissante de termes sans analogues dans les radicaux de la langue , et qiii parfois ont à peine la forme du français. C'est à se croire revenu aux beaux jours de la Pléiade. Du moins la tentative de Ronsard et de son école n'était que l'œuvre de quelques hommes , impuissants malgré tout à forcer le génie de la langue; mais quand, de nos jours, de pareilles créations ont pour elles l'appui de la science , l'autorité de découvertes ou d'inventions qui deviennent rapidement populaires , il semble impossible de résister à cette mise en circulation de termes étrangers, et la langue , au risque de se gâter, se voit forcée de les admettre.

Quelle nécessité pourtant de recourir au grec? On peut alléguer trois riôsons : l'utilité d'une terminologie scientifique intelligible pour les savants des diverses nations; la nécessité d'employer des termes précis

D'un autre côté, l'usage étendu de certains affixes, mètre, gamCy logie, algie , manie, etc., les fait souvent adjoindre à des radicaux qui sont latins. Il y a également beaucoup trop de ces mots hybrides dans la langue spéciale des sciences et des

correspondant à des idées précises, et enfin la pauvreté de la composition française. Ces raisons ne sont pas concluantes.

Une terminologie grecque, dira-t^n, sera comprise par les savants de tous pays (à supposer qu'ils connaissent le grec), et aura l'avantage d'être adoptée par tous. Fort bien , si tous les ouvrages sont écrits en grec , si l'on fait revivre une langue savante universelle, comme l'était jadis le latin; mais du moment qu'on écrit en français, les savants étrangers qui lisent notre langue comprendront tout aussi bien une terminologie scientifique française. Quant à ceux qui recourent aux traductions, peu leur importe que les termes techniques soient grecs ou passent traduits du français dans leur langue.

Dira-tron que des termes grecs qui n'ont encore servi à aucun usage chez nous sont susceptibles de plus de précision que les mots correspondants de la langue commune ? Par exemple ^utpov, élylre, dit plus que sa traduction élut. Non pas que pour les Grecs ^urpov ait eu une signification plus nette que pour nous étui; mais, dès qu'une coqvention fait désigner par élylre ces enveloppes dures et coriaces qui protègent les ailes inférieures des coléoptères et des orthoptères, ce mot devient le représentant exact d'un groupe d'idées nettement déterminées. Or le mot élui pourrait-il rendre le même service ? — Pourquoi pas ? Si une conven- /ion fait donner à un mot grec une signification spéciale, une convention analogue peut transformer le sens d'un mot vulgaire et lui apporter une valeur nouvelle tout aussi rigoureuse. La terminologie scientifique ellemême offre un nombre assez considérable d'exemples. Ainsi perception, abstraciiorif jugement, libre arbitre, etc., en philosophie ; cercle, fraction, figure seniblàbte, ascension, déclinaison, etc., dans les mathématiques pures ou appliquées; densité, masse, poids, boulon, bourgeon, fleur, cerf, chèvre, bœuf, etc., dans les sciences physiques ou naturelles. Radical en chimie , en mathématiques et en philologie représente trois notions très-nettes, quoique la langue politique donne à ce mot une autre signification bien différente et beaucoup plus vague. Quand Guvier adopte dans sa nomenclature des mots tels que joues-cuirassées, suceurs, grosbecs, becs-fins, gobe-mouches, etc., ceux-ci prennent une signification aussi précise que celles qu'auraient pu recevoir Thoracognathes , Cyclostomes (ce dernier lui-môme employé par quelques savants); Pachyrhyngues , Leptorhynques, Myophages, etc. Au moins disent-ils quelque chose à Tesprit^ et c'est un avantage qui n*est pas à dédaigner.

Reste la troisième raison. Notre langue est trop pauvre en composés pour pouvoir répondre aux exigences de la science , et c'est précisément des expressions composées qu'elle a le plus besoin. Dans une certaine mesure , cette remarque est juste , cependant moins qu'on ne serait tenté de le croire. Nous verrons plus loin que le français peut utiliser au moins quatre genres de composition richement développés d'ailleurs : la juxtaposition avec synecdoque ou métaphore, et les compositions par apposition, avec préposition ou avec l'impératif. Or cellesci peuvent servir dans la plupart des cas. Qui empêcherait, par exemple, à la place de Brachycéphales , Dolichocéphales, Malacoplérygiens , Omithorhyngues, Cynocéphales, Apodes, Branchiopodes, Zoophyles, BranchiO' stéges, etc., de dire les Courtes-têtes, les Longues-têtes, les Nageoires-molles, les Becs-a' oiseau, les Tétes-de-chien, les Sans^eds, les PiedS'branchies, les Afii"

arts : bigame , bioxyde^ sesqui-oooyde , etc., minéralogie, lithotritie (X{ôo<;,tritum), coxalgie (coxa, àX^eiv), squamoderme {squama , îépjiia) , planisphère {plantiSy ofiXpa) , capnofuge (xaTCv6<;, fugio)^ philocome (ftXetv, coma), pancarte, anglomanie, néolatin, photosculpture, etc.

A ces formes hybrides doivent se rattacher tous les nouveaux composés formés de deux termes latins ou français, dont le pr^ mier est terminé par la voyelle de composition grecque o : tibio^ tarsien; génito-urinaire , cérébro-spinal, (névralgie) /emoro^oplitée, etc., novo-iatin, (guerre) franco-^llem^nde, (race) anglo^axonne, (empire) austro^hongrois.

Ce sont autant de formes barbares qui menacent de pénétrer dans la langue conmiune *.

§ 2. — Composes AVBC>PARTictLES.

1. 'A privatif. Emprunts : acampte (àxaixircoç), acatalepsie (à)taTaXî)(f(a), acéphale (ixétpaXoç), agalactie (àYaXaxT(a), amorphe (a|xopfoç), apepsie (izz^^ia), apnée (axvota), apyrexie (àicupeÇCa), ataraxie (àxopaÇfa), etc.

Composés nouveaux : achromatique (i, XP^I^)? acotylédone (à, %otuXtqï<»)v). Azote, anéroïde sont mal formés, parce que à avec ÇciXi) n'aurait jamais en grec donné iÇclnoç, et que anéroïde

maux-planles, les Couvrc^aruhies, etc.? 11 ne reste guère que les composés avec génitif pour lesquels le français n'ofifre pas de ressources ; encore pourrait-on le plus souvent recourir au latin.

Assurément deniirostre est préférable à odorUorhynque , et névroptàre serait, avec avantage , remplacé par nervipenne. Nous ne nions pas que Tusage du grec ne soit parfois utile, et môme nécessaire ; car le latin ne peut suffire dans tous les cas. Photographie est bon; lucidescription serait détestable. Mais qu'on y ait du moins recours avec réserve et dans le cas seul où le français et le latin sont reconnus impuissants à fournir l'expression voulue. Aujourd'hui l'emploi des termes est devenu une mode, une manie. A peine la moindre découverte, la moindre invention est mise au jour qu'on la baptise d'un vocable cher à Philaminte. On crée des mots comme brachisiochrone , c'est-à-dire dont le temps est le plus court pour désigner la cycloïde, courbe de la plus courte descente; noéniatachomèlre, instrument pour mesurer la vitesse de la pensée (Littré, suppl.). Brévipenne est trop clair, on le remplace par brachyptère (Littré). Un homme qui boit peu devient un bradypote (Poitevin), et les buveurs d'eau se changent en hydropotes (Littré). Où s'arrêter sur ce chemin?

* 11 y a quelques composés savants formés sur le même principe, mais avec des cléments latins, et où la voyelle de liaison est i et non o. Tels sont : héroï-comiquey tragi^omédie et les analogues. M. Littré veut remplacer le mot hybride néo-latin par novo-lalin; il faudrait, pour être conséquent jusqu'au bout, dire novilatin.

représente un iyepoet^, qui , s'il signifiait quelque chose, ne* pourrait vouloir dire que : à forme d'homme et non sans air. Anormal est un mot hybride (à. et normd) ; car ce n'est vraisemblablement pas un dérivé de abnormis,

2. 'AMOI. Emprunts : amphibie {à\L<fi6f.oç) y amphibologie (dulat. amphibologia^ qui est une abréviation de d^^tôoXoXoY^a ; cf. idolâtrie^ clSwXoXaTpeCa), amphibraque (àjjL9{6pa)ruç), amphiS' bène (ditjup{(j«aiva) , etc. — Composés nouveaux : amphiptère (iji^, Tcépov), amphiarthrose {à{t^y àpOptooiç).

3. 'ANA. Emprunts : anachorète (àvaxwpiQT^), anacoluthe ((ivax4Xou6ov) , anaglyphe {hct^hjf^} , anagramme (dfcvoYpap^jux) , analectes (iviXexTa), anamorphose (àvajiipipwatç) , etc. '- Composés nouveaux : anamorphique {à^a^ w>p<^)y anasarque (ivà, 7dcp^), anapla^tie (àvi, icXaaueiv), etc.

4. 'ANTl. Emprunts : an^fcAre^e (àvrCxpri^ç), antidote (dhrrfîoTov), antilobe {iniXo6iov)j antilogie{inCko^ia)y antinomie (ini'vofjLia), antipathie (irzi%(i^t\,ai) y antiphrase (àvrCçpaat;), antipodes (dhrrfxoîa;), etc. Composés nouveaux : anthelmintique (ànl , SXjxivç, ver), antipyrétique {à, ^ icupexéç, fièvre), antiseptique (à., 0Tr)xTtx6;), antispasmodique (à., (jxa<iiwî)8v)(;) , et, avec des mots français : aniichrétien, antimonarchique, anticonstitutionnel, antiscorbutique , antisocial, antipapiste. Dans cett^ dernière composition, où il tend à devenir populaire, àvtt forme des parasynthétiques , c'est-à-dire qu'il joue le rôle d'une préposition ayant pour complément le substantif contenu dans l'adjectif suivant , et que la terminaison adjective du mot se rapporte au composé tout entier. Antimonarchique = qui est (ique) contre (àvrl) la n^onarchie. Quand anti est suivi d'un: substantif pur et simple, il est adverbe : anti-pape, c'est-à-dire pape opposé (au vrai pape). Cf. p. 90.

5. 'AnO. Empnmts : aphérèse (à^pEctç), Apocalypse (*AwoxàXutj/iç) , apocope (dhcoxowf,) , apocryphe (i^éitpuçoç) , apogée (dici^etov), apologue (àTcéXo^oç), apophyse (àic6çu(jtç), apoplexie (àiïiicXiQÇtç), apostasie (dbcoaraaCa), etc.

Les seuls composés nouveaux sont aphélie (dbcb, ^Xtoç), apo^' thème (àxb , 'zi^^^i apothérapie (àicb, 6epaice(a), et le mot hybride apojove fait sur le modèle de apogée.

6. 'APXI, particule qui dérive du radical de apx*»), et marque dans les composés grecs une idée de prééminence, de supériorité, de haut degré. : : .

Emprunts*: archiâtre (4pX?«Tpo<;), arç/fidiqcre {i^itA^o^oi)^

archimandrite ((îpxt(Aav8p(TiQ<;), archimime (dçxf|M|xoç), architecte (ipxwéxTwv), etc.

Dans les composés nouveaux» archi a deux significations distinctes : ou il a la valeur du grec ip^t, archiprêtre, archiabbé^ archichapelain , archiduc, etc.; ou il s'emploie dans le langage familier avec la valeur du superlatif : archimillionr' naire; le plus souvent , en ce cas » il se joint à des noms ou à des adjectifs ayant une signification défavorable : archi f ou ^ archibête, archipatelin , etc. En ce sens, il est en voie de devenir une nouvelle particule péjorative.

7. AI A. Mots empruntés : diabète (8ta6if3TiQ<;), diadème (8ti- ÎTQlia), dialecte (StaXexxoç), diamètre {8taii£Tpo(;), diaphane (8taçavi^) , diaphonétique (StoçwviQTixéç), diaphragme {8ta9p(rfiJLa) , diarthrose (StàpBpcojtç) , etc. — Composés nouveaux : diacaustique (8ti, xoujnxéç), diacoustique (8ti, (fawu(jnx6^), etc. — Dia-pason est un juxtaposé grec : 8tà, icoaûv.

8. Aïs. Emprunts : dissyllabe {^KsaùWaio^)^ distique {Uavr^cri). '- Composés nouveaux : distyle (SCç , orùXoç) , dispondée {Hç , oicovSeTo^). — Souvent on rencontre di : diglyphe (SC^Xu^oç) , dilemm£ (8(XY]iJL(Aa), dimètre (8(iJLeTpo(;), etc. , et, dans les composés nouveaux : diandrie (8i , i^) , diœcie (8t, oîx(a) , digastrique (8t, t<wT^p)) dièdre (8t, I8pa), etc.

9. AÏS. Emprunts : dyscole{ib(nLo\o(;\dyscr(isie{io(nLpaala)y dyssenterie (8uffevTep(a) , dyspepsie (8u(n:e<trfa) , dysurie (8u<;oupCa), etc. — Composés nouveaux : dyschroie (8î»(;, ^oià) , dyslalie (Six;, XaXeTv), dysopie (S><;, t^), dysphagie (Nw;, çoy*'^^)» ^te.

10. El S, ^ES. Cette particule, en &it de composés, ne se rencontre que dans épisode (lic6ta68tov).

11. *£ K , *£ H. Emprunts : ecbase (Ix6a<yiç), ecchymose {Ityp- IJMixitç), éclectique (exXexTixdç) , éclipse (SxXet^tç) , ecthlipse (Ix- 6Xm|«<;), etc. ; exanthème (e5àvÔY)iJux), eœarque (ïÇap^oç), exégèse (c$i^<n<;). — Nouveaux composés, très-rares : ecdémique (èx,

12. 'EN. Emprunts : emblème (!|jl6Xiqijux) , embolisme (I11.60- XtqjtA;), embryon (lixôpuov), emphase (lii^ctç) , emphytéose (eiwpÔTeuat^, que l'analogie a fait modifier en ^àjjupuréoxjtç), emplâtre (l|jLxXa(jTpov) , encéphale (e-pté^aXoç), énergie (èvép^eta), ^n^rgumène (èvep^oOii^voç), enthousiasme (îvOouatoqiuSi;), enthymème (êv06(i.Y^), etc.

Formations nouvelles : emmésostome (iv, |a£9oç, oré^Aa), emmorphose (iv, |Aopf4»), emm^o^q^^t^^ (êv, ja^, dbf<dYbç)!, m-

chondrome (Iv, x^vîpoç), enchorigue (4v, x<»^®^)> énostose (iv, iTréov), etc.

13. ÏNAON. Sur le modèle de endogène (hicrfvfffi) et des composés grecs evîépiuxoç > èvioptevCa , on a créé endohranche (I., Ppx^a), endocarpe (I., xapxoç), endocéphale (2., xeçaXi^), endochrôme (l.,xpôiAa), endoderme (!., SépjjLa), endogone{Lf y6voç), endosmose (I., (bqxbç ; composé de formation irrégulière), endosperme (ï., axépiJia), etc.

14. TESû. Emprunts : ea?oc?e< (IÇiSwtotTcx;), eœomphcUe (èÇ6|xçaXov , de l$(d et cjjlç.), etc. — Composés nouveaux : exocyste (IÇco, xùjTtç) , exogène (ïÇu), y*^<^?)> eœogyne (IÇco , -pv^) , ea?ome7re (l$(i), ii.if)Tpa), exoptile (S^u), wtCXov), exorrhize (2Çco, f(Ça), etc.

15. *Eni. Emprunts : épacte (eTçaxxé;), épenthèse (êxévOeou;), éphèbe (f<pî;6o^) , éphélide (è(pir)X(<; , (îoç) , éphémère (ê^iljtupôç) , éphialte (e9taX'nr3(;), épicène (èirfxotvoç), épichérème (exixsCptjiiux), épiderme (èmîepixCç) , épigastre (èxiYàrrptov) , épigramme (cirf- Ypaii.(iia) , épilepsie {^zivXrfifia)^ Epiphanie (^^oveta) , épisode (èxfitjé^tov) , épithalame (èia6aXa[jLtov) , épode (£X(f)8ifj), etc. — Composés nouveaux : épicycle (êxl , x6xXoç) , épigénésie (siri , Y^veoiç), épigyne (èicl, ^uvifi), épizootie (èxt, îôov), épinème (4icl, vT^[xa), epicondyle (èicl, xévîuXoç), épicorollie (eil, corolle, mot hybride), épilaryngien (èxl, laryngien) ^ etc.

16. E*r. Empnmts : eucharistie (eOx*pt^ût) > Euménides (EifuvSeç) , eupepsie (eiTC6t|/(a) , Eugène (Eu^ev^ji;) , eu fraise [ùt^çada) , Evergète (EiepYéTiQi;) , etc. — Composés nouveaux : euchrâme (eu, xpôjjux), euchylie (eu, x'^Xô;), etUysine (eu, X6ffiç), etc.

17. KATA. Emprunts : catachrèse (xotàxw^rtç) , cataclysme (xoToxXuqxiç), ca^a/ee/^^(xaTd(XexTa), catalectique (xataXiQXTixiç), catalogua (xaiàXo^oç), cataplasme (xaTobcXaqjux), cataracte (xa- Taffix,TTQç), catarrhe (xaiaf fouç), catastrophe (xoroorpoç^, cothérétique (xaôatperwiéç), catholique (xa6oXtx6ç), etc^

Les composés nouveaux sont rares. On a créé les mots co^apétale (xorà etpétale, de wéxaXov), catacoustique (xaxà et acouS' tique, de dbco6a>), catacau^tique (xatà et caustique ^ de xaC<i>)i cataphoniqu£ (xorà et fwvn^), catagmatique dérivé de xdcroYiAa, et peut-être catacombes si Tétymologie est xorà, xi6|x6y] ^

* (Ja^a dans ce dernier mot pourrait être le verbe co/ar qui se trouve dans catafcUco, ëchafaudj ca^z{e(/Of châlit i cf. plus haut» p. 179. Voir Lit-

, 18. META. Emprunts : métabole ((jLeToSoXif)), métalepse ([jLexà- XTî4'tç)> métamorphose ([jLeTaiiip^watç) , métaphrase (ixeTàçpadiç), métqplasme ([xeiaicXadixéç) , métathèse (jASTaOeat^) , métempsy-chose {[të-z^iL^^tùaiç) y météore {[Kexéuipo^)^ méthode (ixéôoSo;), mé-tonymie ([uiwvuixCa) , métaphysique (iJicTflupuaixa). — Composés çpuveaux : ynétacentre (ix., Kévrpov), métagramme {[L.^^pi{tj^)^ rfiétamylène (ji.., amylèné), méthylique (ix., uXiq).

19. nAAIN. Emprunts :jpa/im/?^e5te (7raX{ixt|;T)aToç), palingé- T^ésie (xaXtYYsveff{û^ , palinodie (icaXtvwîCa) , etc. Composé nouveau : palimbacchique (zàXtv, Paxxtxbç).

20. nAPA. Emprunts : para Jo/e (xapo^oXil)), Paraclet iJUdpoaCkrfOi;)^ paradigme (icopoSeiYiJLa), paradoxe (xopoSoÇov), jparagraphe (Tropa^paçi^), Paralipomènes (TcapaXetw^ixeva), parail^e (icopiXXYjXoç) , paralysie (iropàXuat;) , paraphrase (-îrapàppacnç) , paraphernaux (icapa^epva) , etc. — Composés nouveaux : parachronisme (xapà, xP'^^'oç)» paramètre (x., iiixpov) , paracentyHque (x., xévxpov) , paracerque (x., xépxoç), parageustie (ix., Yew^<^ç)> paraplexie (x., xXtiÇk;), par apside (x., dwJ/Cç), etc. .'Sl/IJEPI. Emprunts : périanthe (xsptavdi^;), péricarpe

(xcpixàpxtov) , péricrâne (xepixpovtov) , périgée (xspCYsiov) , perVwe^r^ (xept'iJLeTpoç) , période (xepCoîoç) , périoste (xepi^axeov) , péripéii^ (xepixéTeta) , périphrase (xspCçpaatç) , périple (x£p(xVouç), pem^y^e (TrepCoiuXoç). — Composés nouveaux : joeVtsperme (xep{ , cxépjxa) , périhélie (xspC, f^Xtoç) , périgone (xep{, yoy^)y périchondre (x., X'^^^P^)» péricolpite (x., ^ô'kizoç), périderme (x., 8ép[jux), périmétrite (x., ixifjTpa), etc.

22. nPO. Emprunts : problème (xp46Xr^|xa) , proboscide (xpoôoŒxCç, (8oç},2)rorfro/n^(xp68poii.oç),/}>'0^ramm^ (xp6Ypa[jLiJLa), prologue (xpéXo^oç, prologus), protase (xpéraotç). — Composés nouveaux : proemptose (xpb, lixxTwfftç), pro^na^Ae (xpb, ^vaôoç).

• 23. nPOS. Emprunts : prosélyte (xpocr^XoToç) , py^osodie (xpo(7cj)8(a), prostase (xpécrooiç), prostate (xpoaràTYjç), prosthèse (xf>6<j6te(ji(;), etc. — Nouvelle formation : prosenchyme (xpbç, èv, Xuixiç).

'24. 2ÏN. — Emprunts : syllepse (cùXXyjiJ/k;), syllogisme ((juX- XôYiqJi'^ç)» symbole (a6ii.6oXov), symétrie (ŒuixixeTpCa), sympathie {(f^}\LT:ibtia) y' symphonie (<ju|xf(i)v{a), ^^/^^^(^^^^(aùiJLxrwixa), 5ynagvgueipjyœ^iàf^f synallagmatique (auvaXXoYixaTixéç), synchronisme (oOYxpoviqxiç), syncope ((ju-pcoxY)) , syncrétisme (oUY^r

ti*> 8. V., et Dfez ^/ym. Wdr/., I , calacomba, — Sur un composé populaire liy toide de Mmi, voir plu» haut^ p. ^2» .

Tiopiéç) , synode (oûvoSoç) , synonyme (ouvcbvuii^), synttzœe {aù^ To^'.ç), système ((j6aTir)[jux), syzygie ((TuÇuYCa), syndic (c6v8txoç). — Composés nouveaux : sympétalique (5. , TcéTaXov) , symphysandre (a., fujtç, àvi^p), sympode (c, îtcu;), synanthé (a., àvOoç), ^ync/ma/ (a., xXivètv), syngnathe (a., Y^àôoç), etc.

25. 'riIEP. Emprunts : hyperbole {br.ep6okii), hypermètre (uxépixsTpo;), etc. — Composés nouveaux : hypercrise^ hypercritique (6., xp(atç, xpmxéç), hypertrophie (&., Tp6<pTq), etc.

26. 'm 0. Emprunts : hypallage (uxaXXoYifi), hyphen (6?év), hypocondre (&xox6vBpta) , hypocrisie (u':coxptff{a) , hypogastrç (uT:oYa(r:piov) , hypoténuse (uxordvouaa). — Composés nouveaux : hyphémie (&., aîjxa), hypogyne (0., y^^> hypophylle (6., 96X- Xov), hypoazotique{b.^ azotiqtce), etc.

Les dérivés de ces composés doivent être formés sur les dérivés grecs correspondants : ainsi , période donnera périodique , xsptoStxé; étant le dérivé de x6p(o8o<;. Si cependant le mot grec a pénétré dans la langue , il peut recevoir les suffixes français : syndic donne syndical (= cuv-Stx-«7z^), synagogue, synagogàl {(j\j^a^(i)^'alis). On dit syntaxique et syntactique : le premier, dérivé du mot français syntaxe; le second, du mot grec (ràvroÇtç.

n est à remarquer que les compositions nouvelles ne s'exercent généralement que sur les particules dont le sens est bien déter* miné, par exemple àpr^, &xép, àvT{; les autres sont sans doute d'un emploi trop délicat pour nos savants*

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