VI. Enfin ce suffixe forme encore un très-petit
nombre de substantifs d’origine obscure, comme fJa<nX-EÜ; , roi y etc. . , ■
JÉÉ
Ça, gén. Çi)(.
Ce suffixe ne forme que les substantifs xvu-Çof, gale,
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de xvû(w), gratter ; ya'xa-£a, grêle , de yaXàfw) , lécher, laisser tomber.
DansiveCa, pied, de ntè, racine de noùç, pied, et dans nôpu^a, rhume de cerveau, de xop-jç, gén. xo'pvôoî , tête, le X, est une altération de la dentale, semblable à celle qu’éprouve, par exemple, la racine <ppa&, pour former le verbe <ppâ£w; dans fuite, il est, comme nous l’avons dit plus haut, §41 , le substitut de la gutturale y.
. ïoç, »i, OV.
Ce suffixe ne forme que les deux adjectifs wpwï-fo, qui a lieu de bonne heure , de irpwt, de bonne heure, et ybi-^os, tf hier, de jr6d(ç) , hier.
Dans irsÇdç, fantassin, le £ lient la place du à de 7rtà\ racine de iroûç (*o b6f), pied'.
r>v, eivot, ev. — yjv, gén. evo<, tjvo*.
Ce suffixe sert à former : 1° l’adjectif 'tfpTv, xdpeiva, Tdpev , friable , tendre, de rep, racine de Ttîp-w, user en frottant ;
2° Un petit nombre de substantifs d’origine et de signification diverses. Exemples : xwX-tfv, os supérieur de la cuisse, de xwX(ov), membre, cuisse ; rtu6-vfv , questionneur, de ireu6(o[xai), questionner ; &jv-y1v, compagnon, de Q’jv(oç) , commun; aùTjx-rlv, synonyme d’ct0rpi(7Î), souffle ;
1. Voy., au sujet de ces mots én Çoç et en Ça, ce que nous avons dit de la valeur du ï , p. 163, note 2.
3° Quelques noms d’origine obscure, comme swXïfv, canal , aùjrïfv, cou.
»jp, gén. tpo;. — 5jf>, §■<■«. Tjpoç ,
Le suffixe »'p, gén. époç, ne forme que Jes deux substantifs â-4p, air , d’a(ripu), souffler , et atiÔ-ijp, éther, d’«tô(c>)), brûler.
'Mp, gén. rpoî, s’ajouté à èôeXovT, radical d’è0é).a>v, gén. e0£>.C)VT-oç , voulant , et à iuevT7ixoarT(oî), cinquantième, pour former èôeXovr-Tip, qui agit volontairement, et 7revT7,>co<jT-Yjp, chef de cinquante hommes (à Lacédémone), Dans ces deux mots, on pourrait aussi considérer le t comme appartenant au suffixe, devant lequel serait tombé le t de Tïjvrr.xocT et d’èôe^ovr. Voy. § 1 50.
lipYlC, KipEÇ, voy. TJÇ, tç, g 79.
ru , ec (eiSifc, (o5ï)ç; dtprjç, iip»)«); voy. § 129.
I. Ce suffixe forme : 1° un petit nombre d’adjectifs simples, qui viennent, les uns de racines ou de thèmes verbaux, les autres de thèmes nominaux. Exemples : ocy-Tjç, brisé, d’ây, racine d’ay(vupu), briser ; <ppaà-Y]ç, sage, habile, de <ppa$, racine de <paa^ou.ai, réfléchir, etc.; jnpiEX-vîç , gras, de tcij«\(ï{) , graisse; xavay-viç, bruyant, de xavayjVl), bruit; sTpr,v-7)ç, fort, de <rcplïv-o;, vigueur, etc.;
2° Quelques adjectifs simples, d’origine obscure. Exemples : caç-Yi;, clair , vwO-rlç , paresseuse, etc.
‘ II. Mais il sert surtout de désinence aux adjectifs composés dont le dernier terme vient d’un substantif
neutre en oc. Exemples : iv-r/f)-r,;, à charge, d’èiri, sur, et iy H-t>; , charge ; d-oap-v;; , qui ne pèse pas , de (Sap-o;, poiils; vi-'ph-è' , agréable , d’eu , bien , et yr,6-oç, joie, etc.
Parmi les mots ainsi composés, la classe la plus nombreuse est celle des adjectifs dont le dernier terme vient du substantif eI£-o; , forme, espèce. Exemples : G eo-ei $•/(;, semblable aux dieux , de 6eo'(;), dieu; iyGu-o-ei&aç, iyjb-w&iî;, semblable au poisson, ayant forme de poisson , d’tyôu(ç) ,poisson , etc.
Remarques. Dans tous ces adjectifs, excepté dans d-et^o;, «W-a&r'ç, i'j-eiSr'î, «oui; est précédé d’un o, qui quelquefois appartient au radical du mot précédent, mais qui souvent aussi est une Voyelle de liaison *. Chez les Àttiques, o-et#-/;; se contracte presque toujours en «£•/];.
Tous 6es adjectifs en ti $■/,;, uir,;, expriment rapport, convenance ou ressemblance avec l’idée contenue dans le premier terme du composé , et presque toujours etào; y a plutôt la valeur d’un suffixe que d’un mot.
III. 11 y a aussi des adjectifs composés en nç dont la dernière partie vient : i® d’un substantif non terminé en o;, géti. eo;; 2° d’un verbe; 3° d’un adverbe. Exemples : ’•
1° Dérivés de substantifs non terminés en o; (eo;) : d-pir.yav-i;; , sans moyens , d’d privatif et yrqWyi) , moyen; eÙTrp v»|av-7)î, qui a une belle poupe , d’sô, bien , et itpu poupe ; è“-dvayx-e;, nécèssaire, nécessairement, d’èid, sur, etdvd^Jt(ïi), nécessité. Joignez-y tous les adjectifs composés qui ont pour dernier terme
i . Ou plutôt le résultat d’une confusion. Comme -ttSr,; s’attache souvent à des thèmes terminés en o, on a fini par prendre cet o pour une partie du suffixe.
-xlx.-7,' , fort, force; -w,;, aigu , aiguise ,
d ax(vi), pointe , elc.
2" De verbes : à-àepx-Yi'ç, iyw ne voit pas, sù-àpax-viç, eo// bien , d’à privatif, eu, el <îtpx(opLai), ro/>, aor. 2 é'-^paz-ov(remarquezleeliangcinentd’eeux);âuc-xpiv--/fî, difficile à distinguer, de ^u;, difficilement , el xp £v(w), distinguer ; otv-r,li <p-v;ç , qui n est pas oint, d’ctv privatif et àXup, racine d’à).séç/«), oindre. Ces sortes de composés ont pour la plupart un sens passif ou intransitif. Les plus remarquables sont ceux dont le dernier terme, ~xyr&, -vipv;;, vient de la racine du verbe (àp)ap- (toxw), s'ajuster, s'adapter. Ils signifient primitivement qui convient U, muni de... Exemples : ya).xT7fp-Y,;, muni d'airain, deyaÀx{(i{), airain (on trouve aussi, en poésie, ya/xo-ap-r,;) ; Suy-spr;, Oua-rpr;, qui p/ait au cœur, de 6upi(oî), cœur. Mais souvent celte désinence rlpr.ç, de même que la désinence si&tf;, joue le rôle d’un véritable suffixe. Exemples : -vA-isr.; , lugubre , de ^ev6(oç), deuil ; mca-rpr,; , de poix, de T;îae[x), poix.
Dans ces composés, dont le dernier terme vient d’un verbe, le radical verbal garde presque toujours sa forme la plus simple. L’s tantôt se conserve, tantôt cède la place à l’a. Voy. plus haut i-üi pz-ifç, sù-àpa x-v)';. Dans àv.pi-Aaç-y;; , embrassant un vaste circuit , grand, large , le £, radical de /.«€sîv, s’est changé en ç. De OTptp(fe)), tourner, et de oxioAyif , remuer, se forment à la fois à-erpaç-y'; et à-cTpaê-vi'î , inflexible; i- GTty.S-zç et i-ijTttj.o--/,; , immobile.
3° De l’adverbe ûau.à , fréquemment , vient nombreux, dont on ne trouve quefle pluriel 0 Ôay.wt, ôajiia;’.