II. Ainsi se terminent encore les adjectifs verbaux
suivants, qui ne sont usités qu’en composition : -pV/fç, -xpj{ , . -S pf; , -Qvyjs , dérivés de paX(Xüi) , jeter, và g(vw), je fatiguer , Sxfz.(aa>), dompter , Ôavtïv, tnuurir. Remarquez que devant cette désinence, et probablement à cause du poids même de ce suffixe , ces verbes perdent leur voyelle radicale. Voy.§ 192,1. :
On peut comparer à ces adjectifs le composé véo- -x.paç, gén. -xpâToç, nouvellement mélangé, de vto(ç), nouveau, et xêpa(vv.upit) , mélanger. Voy. aussi §192,1.
*K, gén. ou.
I. Ce suffixe termine un grand nombre de mots composés, adjectifs et substantifs, dont le dernier
terme vient ordinairement d’un verbe. Us désignent presque toujours un homme qui fait l’action expriimée par ce verbe. Exemple : ônXù-uày-ïiç, celui qui combat avec des armes [pesantes), de 5irXo(v), arme , et f«t^(o{tat) , combattre, etc.
Beaucoup moins nombreux sont ies composés de ce genre ayant pour dernier terme un mot dérivé d’un thème nominal. Exemples : (juco-yw-yiç, celui qui hait les femmes , de [*w(éw), haïr, et yuvri, femme, etc.
Remahques. 1° Tovk et êpimî, qui, comme mots simples, suivent la troisième déclinaison, appartiennent à la première dans les mots composés, p»ao- -yo-r.î , ennemi des churlataiis , et <ny-épir-7iî , qui se glisse en silence.
2° Parfois le terme final de ces composés en ti; nous offre la forme primitive d’une racine qui, dans les mots simples , ne nous apparaît qu’avec des signes plus ou moins marqués de dérivation. Exemple: [MT-avr-r,ç, le mendiant, composé de ixcTct et de la racine air, que nous retrouvons dans aiT-é-u, demander.
H. Le suffixe r,; ne forme qu’un petit nombre de mots simples; encore sont-ils, pour la plupart, d’origine obscure, comme oipayv-r,?, araignée , yXouv-yiç, épithète du sanglier, etc. niïk-m , vendeur , de ivw- X(éü>), vendre, n’est guère usité qu’en composition'; XÉsy-ïi; , causeur , de Xéy(u) , parler , se trouve dans une citation du rhéteur Timon (Diog. Laërt., IX, 40).
Bip a, Bipan;, voy, tper, § 160.
I , Le simple est dans Aristophane, Equit., 131 , 133.
Od;, 0/J, ftdv. — Ose, gcn. Oou (voy. § 159).
Ce suffixe ne forme qu’un très- petit nombre de mots, de nature et de signification diverses. Exemples : op-boç, droit , d dp vjixi), faire lever; àya-Ôd; , bon, d’aya(jjiai), admirer , approuver .
Remarquez l’a qui précède le suffixe dans 6cu.-a6o';, rangée, de deu/o;) , collier , etc. — M-/ip-iv6oç, corde, parait avoir la même racine que aro (douai), dévider.
A/.avO-o;, acanthe, vient d’xxavô-a, épine (rac. àx).
Dans l'adjectif verbal io-ho; , cnit, 6dç est pour. to;. Voy. ^ 150, I, fin.
Cpa, gcn. Opa;, vuy. vp», g 100.
Opov, gtv/. Osoj, voy. -pbv, § 161.
Opo;, (a), ov (comparez § 165).
Ce suffixe forme les adjectifs fiXw-flpo'ç, élevé, de fJXw(cxw) , aller Q croître) ; XàXin-Ôpoî, bavard , de XaXe(t») , bavarder; pXw-Ôpo'î, de meule, du verbe poXo w), tiré de p.dXo;, meule ; cxs-6pd;, soigneux, de cyeîv, aor. 2 d’î'yü», avoir, garder. Dans ce dernier adjectif le y de <ryt s’est changé en x. par suite de l’influence du 0 initial du suffixe 6po;. Voy. la Grammaire grecque de M. Burnouf, § 5, Rem. 3°.
t, gcn. îüj; ou indéct., yov. gén. io;, au;, § 98.
t, gdn. ito;, voy. t;, gcn. ito;. g 99.
dans la langue grecque.
Iî)3
s Si. ■ ‘
ta, ge/i. t«ç. — sta, gen. itaç.
I. Ce suffixe sert a former un très-grand nombre de substantifs qui sont, pour la plupart, des noiûs de qualités. Ces substantifs sont presque tous dérivés d’adjectifs. Exemples : SeiX-t'a, lâcheté , de i?a(rfç), incite; cùâatjAov-i'a , bonheur , d’eûSatpov, radical d’eùàxipiuv, heureux, etc.
Il y en a cependant aussi quelques-uns qui sont dérivés de substantifs. Exemple : iyyeX-ta, message, d ayye>.(o{), messager.
Remarques. 1° Dans les substantifs dérivés de môts en 05, gén. ou, le suffixe (a prend là place de la désinence 05 : £îOw>ç, W-ta. '•
2° Quand le substantif se tire d’un mot de la troisième déclinaison , le suffixe £a s’ajoute au radical , c’est-à-dire, prend la place de la désinence 05 du génitif : tùàaqiwv (eûclatpv-o;) , «ùàatpv-ta.
3° Lës substantifs qui viennent d’adjectifs en r> et en 005 se terminent en «ta, oi*. L’t du suffixe se réunit en une diphthongue avec la dernière voyelle du radical de l’adjectif; l’a devient bref, et l’accent se recule sur 1 antépénultième. Exemples : d>.7)(b)5 (gén. aXyjÛE-oç), vr(u* âlrlQux, vérité; avouç (contracté d’âvo-oç), insensé, avoix, démence. — Quelques substantifs dérivés d’adjectifs en * ont, outre cette forme en «ta, une autre forme en t'a, qui souvent est poétique. Quelques-uns n ont même que la désinence ta, comme par exemple, eùfuX-ta, bonheur, d’au^fa), heureux ; tfwrniy-ta, malheur, de Jwerujcftfc), malheureux, etc.
4° Comme la plui>ait des adjectifs en ri; viennent de noms neutres en 05, quelques-uns de ces dérivés
1U4 DE LA KOltMATION DES MOTS
en £ia se tirent immédiatement de substantifs de cette espèce qui n’ont pas formé d’adjectifs. Exemples : (uoy-ayxeta , ravin , réunion de vallons , de tu'cy(cd), mêler , et ayxofç), vallon-
Bo»$-sia, secours, de (Jon^ç), auxiliaire ; oùîév-eta, nullité, d’où&v, rien, sont des formations irrégulières (voy. plus haut, Remarques 1° et 2°).
5°. Plusieurs autres substantifs ainsi terminés sont irréguliers, soit pour le sens, soit pour la formation. Remarquez, par exemple, û&p-ta, pot à Peau, de yîwp, eçu ; vauc-ia (attique ixur-Ut), mal de mer, de vauT(r,;), navigateur ; otôavao-îa, immortalité, d’oc0avaT(oi;), immortel, etc. ’ ' ' .
6° Les substantifs eu ta qui viennent d’adjectifs Bn toç ne peuvent pas se distinguer, par leur forme, du féminin de l’adjectif (l’t de l’adjectif se supprime devant ce suffixe). Exemple : i\- ta, dignité ; à£ta, digne (digna), d’alto ;, digne ( dignus ). Aussi beaucoup .d’adjectifs en toç n’ont-ils qu'une seule et même désinence pour le masculin et pour le féminin : xo'afMOç, -ov ; dt^toç, -ov.
II. H y a aussi des substantifs en ta, dérivés de verbes. Ils expriment en général l’idée abstraite de l’action marquée par le verbe d'où ils viennent. Exemples : iroXiopx-ia, siège , de «oXiopxfïo»), assiéger ; âptapT-t'a, faute, d’âptapT(etv), pécher ; pteTayvota, repentir, de p.«T«yvo, radical de [iSTayiyvcüorxw, se repentir (voy. plus haut, Rem. 3, stvowt).
III, Le suffixe ta. est encore la désinence que prennent les substantifs en a et en yi, à la fin des mots composés. Exemple yiyavro-pt^-ta , combat des géants, de ytva; fytyavvoî), géant , et aây(m), combat.
C’est aussi avec ce suifixe ta que se combinent les
thèmes va(ùç), vaisseau, li(x(oç)r faim, et xa(iw), brûler, dans les composés &s*ava-ia, flotte de dix vaisseaux, jîouXiputa, faim dévorante, Xuyvoxa-ia, allumage des lampes (irvipxa-ïx, ïyf, bûcher est oxyton ), etc.
Remarque. En composition, les noms en a, », ne demeurent invariables que lorsqu’ils se combinent avec des prépositions. Exemple : Tpoir/i, action de tourner ; irapa-Tpom;, action de détourner. Les mots comme wTCMtÆS» pied du mat , îaTo-ào'x», bois sur lequel on abat le nuit , etc.', appartiennent à la vieille langue et sont poétiques.
IV. Le suffixe ià(avec l’accent sur a) forme : 1 0 des noms collectifs. Exemple : àvôpax-ia, tas de charbons , d’avÔpaÇ (av0pasc-ç), charbon
2° Quelques noms concrets, comme ).o<p-ia, cou garni dune crinière , de X^oç), nuque (c’est aussi une sorte de collectif).
V. Le suffixe et* sert encore à former le féminin : I* des noms en wç; exemple : Up-eut, pré tresse, de Up-eûç, prêtre ; 2° des adjectifs en ô; (voy. § '172); 3° de quelques mots poétiques dont le masculin n’est pas usité. Exemples : àpisTo-tox eior, très-heureuse mère, d’api<rro(î), le meilleur, et to xedç, père.
Ce suffixe termine aussi un petit nombre de mots qui ont en même temps la désinence ». Exemple : xti^-eia, synonyme de xtoJ-», tête.
VI. Le suffixe eta (avec l’accent sur la pénultième) forme des substantifs abstraits, dérivés de verbes en
t. On avait proposé de lire dans Eschyle \Agam., 10t)(, çpEvo-Xûirrjv, mais cette leçon n’est conforme ni aux manuscrits ni aux habitudes de la dérivation. Ai. Boissonade donne Àurcoypj'va, et M. Klausen, jppfva Xû*»;.
tûtù. Exemples : oipior-eta, action d éclat, d’àpwmtj(w), sc distinguer par sa vaillance.
’Eyytt» , lance , âvetSewi, outrage , sont des formes poétiques, synonymes d’fÿjroç et ÔvstSo;.
VII. Les substantifs £eta, espèce d 'orge ou de seigle; àp-aâ, menace , d’ctp*, imprécation; <popë-aac, pâture , à peu près synonyme de <pop€(nf) ; <mtX-«a, trou où entre le manche de la cognée, de <roXe(o'v), manche de cognée, se terminent en «a (avec l’accent sur *). Le premier est d’origine obscure’.
(a;, gé/i. tou (&#;, Spt'ac, otaç).
I. Ce suffixe se combine avec des thèmes nominaux, pour former des mots qui sont presque louis adjectifs et marquent, en général, rapport ou ressemblance avec l’objet exprimé par le nom d’où ils sont dérivés; plus rarement, possession de cet objet.
Ces sortes de mots se trouvent surtout chez les poètes et chez les écrivains postérieurs, en particulier chez Lucien.
Exemples : xoXir-taç, sinueux, de xoatcoî, sein ; Xau.ratàt-a;, qui porte un flambeau , de Xapnwé; (géil. Xau.- ~x&-oî), flambeau.
On voit par ces exemples que ce suffixe (comme le suffi ta, § 84), se met à la place des lettres finales o; dans les poms de la deuxième déclinaison, et de la désinence du génitif dans les noms de la troisième.