On a rapproché Çtts, t,vx, du sanscrit Java, «-orge
Tstfjt-iaç, intendant , est le seul mot ainsi formé qui paraisse dériver directement d’un radical verbal (vap.-aîv, aor. 2 de Tea-vto, couper \ partager). , naiîTj-taç, petit papa , est un diminutif de itaicwaî, papa. • '
’Apy-taç1 est synonyme d’àpy-oç, blanc; vtav-{a<, de vsav, jeune homme (qui est beaucoup moins usité).
II. Dans (D-a-àiaç, eunuque, de ÔXa V), briser; xaYa- /)/e/n de roseaux, de xaXat|i.(oç), roseau, le suffixe est Dans ôxYa&iaç, pliant, d’ôxXa£(to), plier, le S paraît appartenir au thème verbal.
Les finales £p{«ç et ôtaç, qui ressemblent à des suffixes composés, ne terminent que Ôï;).u-&p£a{, èf ferai ne', de , féminin , et yaXa'i»; (yaXajt-irtai;) ,
lacté, de yâYa (gén. yaYax-TOç), /a/Y.
tvÇ, gén. tyy-oç.
Ce suffixe forme les substantifs c-rpo^-iyE, pivot, de GTpQ'p(r'), /om/ ; lîTpoçaA-ty' , tournoiement, de sTpo'tpa-' X(oç), roue (comparez ffTpoçaY^cd) ; et les diminutifs 'ki-iqX, petite pierre , de\â.(x;), pierre ; tpuoiyÇ, vésicule (défait), de.çùc(a), vessie.
tSa'piov, gén. tîaptoo. — apt'Swv, gén. aptSîou.
Quelquefois on combine ensemble deux suffixes
l. Ce mot se trouve üan* Eschyle ( Agam H 6). D’autres lisent àpy3î. ’Apyta; est la leçon de MM. Boissûnade et Klausen.
• de diminutifs. Exemples : po-iÆapwv, petit bœuf, , de po(0$), bœuf, et des deux suffixes î£(iov)et apiov; -apt&iov, petit livre, de pîé>(oç), livre, et des deux mêmes suffixes , dans l’ordre inverse ; aaâàiov remplace aoi'&tov dans xop-acriàiov , petite fille, de xop-m,. jeune plie. Voy. § 52, Rem. 1° et note.
• * tSlx, gén. tî»ou.
Ce suffixe marque filiation, et forme les deux substantifs <*Sï>.(p-tÿéoî , contracté -i^oSç, neveu, pis du frère ou de' la sœür , d’à£eX<p(oç) , frère, àlitky(ri) , sœur ; (h/yaôp-sàeoi;, contracté -làoG pis de la plie, petit-fils, de (kiy«T7îp (gén. Ôu-yarp-oç), plie.
Ce suffixe semble présupposer les thèmes à8t\<fi8, ôoyaTpi^, et pourrait par suite se ramener à eo?(§ 73).
• t8eu{, gén, iSiun.
Ce suffixe marque extraction , descendance , et s^einploie surtout pour désigner les petits des animaux. Exemples : XeovT-t^eu; , lionceau, de Xeovr, radical de >.scov, lion; Tu6vix-i&£u;, petit d'un singe, de idôw(oç), singe; ûï-^eû;, fils du pis, petit-pls, de ui(<fc), pis .
Ce suffixe peut se décomposer de la même manière que le précédent
IflOC, 1|/.0V.
Ce suffixe forme des adjectifs qui marquent, en général, ressemblance, aptitude. Exemples : ^pôi-tpio;, [tendre, etc.) comme la rosée, etc., de £poa(os), rosée; aycoy-ipoî, facile à conduire, d’àyioy if), conduite ; #to-i(loç, fatal, d’alofa), sort. , , '
Remarques. 1° On voit par les exemples qui précèdent que, pour former un adjectif en iu.o; d’un substantif de la première du de la deuxième déclinaison, on met le suffixe à la place des lettres finales
2° Ces adjectifs sont presque tous formés dé substantifs. — vOij/-vp«)?, du soir, et irpco-ïjtoç, matinal , se tirent des adverbes tard, et wp o>(î), le matin. — éprouvé, vient de £ox(&o), sembler.
3° Dans synonyme de r,àû(ç), doux, et tTa-
-j*ûï, synonyme d’ÏT7i(î), hardi , le suflixe n’est pas précédé d’un i (voy. pwç, § 121).
IV, gén. ivoç, voy. t i,gén. ivoç, § 97.
, gén. tv ou (voy. §§ 123 et suiv.).
Ainsi se terminent «I-î-wiï, aigre, d’oS(o;), vinaigre ; (A'jp-t-vr,; , parfumé, de pwp(ov) , parfum ; tpyaT-î-vnî , synonyme d’épy«-r(»«), travailleur. Comparez Ta/îvaç, §57,111. • ...
(i')veoç, «•, ov.
Ce suffixe forme un petit nombre d’adjectifs qui expriment la matière. Exemples : <pny-weo; , de hêtre, de <pr>-y(dç), he'lre; gpi-veoç, de laine, d’epi(ov), laine, etc.
La plupart des adjectifs en iveo; se terminent aussi en ivo; (voy. § 126, IV). Ainsi «piyiveo; est synonyme de (pYiytvoç, etc.
iv ç, gen. iv6oç, vov. t;, gén. lOrxr, § 96.
iov, gén . tou; ciov, gén, c/ou.
I . Ce suffixe se combine avec des thèmes nominaux, pour former des diminutifs, qui sont parfois des termes de caresse ou de mépris. Exemples : jxayatp- -iov, petit couteau, de aayaip(a), couteau ; àvôpiàrc-iov, petit homme, d’av6pw7r(o;), homme ; opvi'ô-iov , jtelit oi » seau, d’ôpviç (gén. opviÔ-o;), oiseau.
On voit par les exemples qui précèdent que le suffixe iov se joint immédiatement au thème des noms de la troisième déclinaison, et que, daus ceux de la première et de la deuxième, il se met à la place des voyelles finales a, o. — Remarquez la formation irrégulière du diminutif de yùvin , femme : yuva-iov, petite femme (il se tire du thème apocope que nous offre le vocatif yuvai, et non du génitif yuvaw-oç).
II. Dans un certain nombre de substantifs, surtout de ceux qui n’ont pas .{tins de- trois syllabes, le suffixe tov a perdu son sens de diminutif. Exemples : (hnpdov.
synonyme de (hfp, animal (Homère a même dit [/.éyot Ôrpiov, Od. , X, 1 80) ; op-tov, synonyme de ôp(o<;), borne.
III. I.e suffixe iov se joint encore, tantôt à des thèmes nominaux, tantôt, surtout à la fin des mots composés, à des thèmes verbaux, pour former des substantifs, qui répondent souvent, pour le sens, aux substantifs abstraits en £a, awc, d’autres fois aux noms de lieux en sîov. Exemples: apucpr-iov, synonyme de âfiapT-ta, faute , de à;jt.apT(|îv), faillir ; vau-ay-wv, naufrage, qui vient 8e vaù(;), vaisseau, et ay(vupu), briser, comme naufragiurn, de nav(is) et de fra{h)g{o) ; ?px-iov, mur d enceinte, habitation, de epx(oç), clôture; cTpa-vfy-iov, synonyme de GTpaTr,y-eîov , tente du gé né ml, de cTpa-n^ôî), général.
Remarquez encore la formation du substantif pluriel svToaô-ia, les intestins, dérivé d’evroath, svtogOi, dedans.
IV. Dans yvjjwoé-aiov , lieu d exercice, de yujivx^w), exercer ; au-êo-aiov , troupeau de porcs ; j3ou-€o-aiov , troupeau de bœufs , de cù(;), porc, Po0(;), bœuf, e t fi6(axo)), faire paître ; ûimpé-atov, coussin que les rameurs étemient sur leurs bancs, de ùrvips(r/i;), rameur, le suffixe est otov ; ou plutôt levr de wj€ot mç, jîouëotTiç, ùrnipérw, et les deux consonnes or de ytp» mîç, gymnaste, se sont changées en a devant le suffixe tov. - .
to;, a, ov.
I. Ce suffixe forme des adjectifs qui marquent relation à..., origine de... 1° 11 se joint ordinairement à des radicaux de substantifs. Exemples : ÔaX«a<r-toç, marin, de 9*Xaaa(a), mer ; oùpav-'.oç, céleste , d’oùpav(oç).
ÏOSt DE LA FORMATION DES MOTS
ciel; itarp-io;, paternel , de raTifp (gén. iracrp-é;) , père.
2° Plus rarement il se combine avec des thèmes verbaux. Exemples : apx-w;, suffisant, d’âpx(Éw), suffire ; àppwâ-ioç, bien ajuste, de âppt.o£(<i>), s’adapter.
3° ’ÀpT-wKj prêt, vient de l’adverbe apx(i), a C instant même ; cws-io;, lointain, de la préposition *ir(o), loin Je.
4° Les adjectifs eu 109, dérivés d’adjectifs en oç, marquent ordinairement un penchant pour la qualité exprimée par le mot d’où ils sont tirés. Exemple ; xafiap-10;, qui aime la pureté, de xafop-o;, pur. Cependant ûoTaT-wî, a tout à fait le même sens que uaraT-ùç, dernier. . ; , . :
5° Les substantifs eu tyiç et en toç changent fréquemment leur t en a-, pour former des adjectifs en ioç. Exemples : £i)puf<j-io<, public, dè plébéien;
èviaud-io; , annuel, d’évtau-r(ô;\ année.
6® Ce suffixe termine encore les adjectifs numéraux y£A-ioi, mille , et pwp-tot, dix mille.
II. Les radicaux des substantifs de la première déclinaison gardent ordinairement leur dernière lettre devant le suffixe 10$, et se terminent par conséquent en «to;. Exemples : (îmcioî, violent, de fiia, violence ; ài'xaio; , juste, de justice, etc. Voy. le suffixe awç, § 45.
III. Le substantif (ïoû ; (gén. |3o-oç), bœuf, et les mois en o>; (gén. 00;), gardent leur 0 devant le suffixe 10;, et forment par conséquent des adjectifs en oioç. Exemples : aiàoîoç, respectable, d’aiàwç, pudeur ; &exâêoto;, qui vaut dix bœufs, de âéxa, dix, et (ioG;, bœuf.
Gardent aussi l’a du radical les adjectifs de qualité : toîoç, tel; iTOÏûç, quel ; ôpioto?, semblable ; àXXoîo;, différent, etc. — Dans tcxvt-oÎq;, varié , de 1 tSç (gén. iravr-
-o'î), tàut , l’o, par une de ces confusions imitatives que nous avons déjà remarquées, appartient au suffixe. -
• , ' i ç pour i5ç*, gén. >Soç (tiç, tiSoç).
La plupart des mots en i? sont forrfiés à l’aide de ce suffixe, et ont par conséquent le génitif en , tandis que les mots qui se terminent par le suffixe ort; ont le génitif en ew;.
1. 1° Ce suffixe sert à former le féminin d’un certain nombre de substantifs masculins. Tantôt il remplace le suffixe qui termine ces substantifs, tantôt il s’ajoute à leur radical. Ainsi dans (3act).-tç reine, et dans Up-iç, prêtresse , £? remplace le suffixe eu(ç) des masculins (ïaatX-eûç, roif et Up-eu;, prêtre ; tandis que dans lipw-îç , héroïne, ^yspiov-iç, femme qui conduit oü commande , xoXax-iç, flatteuse , t; s’ajoute simplement aux radicaux des masculins üpw-ç, héros, ^yepuàv, gén. îîytpfv-oç , homme qui conduit ou commandé , xbXa$ (xo'Xax-î), flatteur.
2° 'iç se met aussi à la place des lettres finales o(ç) de certains adjectifs masculins, pour former des adjectifs féminins qui peuvent s’employer substantivement. Exemples : vipiep-iç, douce, de •fSp.sp-oç, doux ; ttewp-iç (/e
1. Dans les suffixes tç, i$-ot, i<, it-o;, M. Bopp regarde la dentale, de môme que dans ô;, àS-oç (vby. plus haut, § 53), comme une addition inorganique (Gr. compar., §§ 919 et 922). En- grec, la dentale ne peut pas terminer un mot, mais, en revanche, il semble qu’elle aime à clore les radicaux déclinables , et à séparer la- voyelle finale de la racine ou du thème de la voyelle initiale dé la flexion. • •
vaisseau ou le chemin ) des théories, de 0twc-o:, théore. On peut joindre à ces mots irarp-i? (sous-entendu y?i), patrie, qui vient de Trârpioî, paternel, ou plutôt de xaTYip, gén. xaTp(o?), père, ou de 77«xpa, patrie.
JI. Ce suflixe forme aussi des substantifs de divers sens, des noms abstraits, des noms d’instruments, etc. , dont plusieurs paraissent avoir été primitivement adjectifs, et dont un certain nombre sont d’origine obscure. Exemples : ù~-U, espoir, d’?Xiï(o|/.ai), espérer ; Xa€-t;, poignée , de laë(etv), prehdrç; xott-iç, glaive, de xoit(tm), couper ; arA-tç, pommier, de (ov), pomme; oîv-i;, brigand, de çiv-opn, nuire.
Remarque/, encore le substantif ovÎTiàe;, des futilités, formé d’vjTi, gén. qutiv-o< , rien , et dans lequel le suffixe iç, i^o?, a pris fa place des lettres finales iy.
III. Enfin tç donne à quelques substantifs la valeur de diminutifs. Exemples : aXfon£K-î( , jeune renard, d’à>.cofTcv;Ç, gén. «XwTrex-oç, renard; pwp-t;, petit autel, de £wji-ô;, autel.
IV. Remarquez l’i et le t qui précèdent le suffixe i: (non accentué), dans àvàpwv-T-riç , synonyme d’dv- 5pwv , appartement de l'homme, et dans ■yuvatxwv-ÏTiî, synonyme de yyveuxâv, appartement des femmes.
Remarque. Tous les substantifs qui se terminent par les lettres t;, i&o;, sont du genre féminin, à l’exception de <nviç, brigand, qui est du masculin, et dé iraîç, enfant , qui a les deux genres.
lÔoç. — iv;, tvôo;.
Ainsi se terminent les quatre substantifs opv-iç, opv-
-i8oî, oiseau , Synonyme d’opv(eov) , qui a. la même racine, et pt.épfXLç, corde, EXjiivç, ver (voy. § 82 et p, 91 , note), 7retpivç, claie. Ils sont tousde formation obscure.
tç qu iv, ge/i. ivo;.
Ce suffixe forme un petit nombre de mots qui sont presque tous d’origine obscure. Exemple : fïiyjt- -t'î ou pr,Y(jutv, rivage escarpé, de pv5yp.(a) , rupture.
Dans 6£ç ou 0tv, tas, le suffixe paraît avoir pris la place de la voyelle radicale de 6e, racine de Tt6r,|«, poser.
iî, gén. to;, «Mç. — t, indéclinable ou gên, io>;.
I. Le suffixe tç, gén. tw;, to;, n’a pas une valeur bien déterminée. Il forme des substantifs de signification et d’origine très- diverses. Exemples : £p p-tç, assemblée, d’âyeip(to), assembler; axp-tç , sommet, d’£xp(oî), Haut; yacTp-t;, qui a un gros ventre , de yàaT-n'p, gén. ya<jTp(oî), ventre; Ssp-i;, vêtement de cuir, de àep, radical de &eip{w) , écorcher; x.î0ap-tj, cithare , de xiOap(a), qui a le même sens} tsoo-l;, bien nourri, de Tpo&fvO, nourriture, etc.
, Joignez à ces exemples quelques mots d'origine obscure, comme ville' ; Ttypt?, tigre, etc.
\ Comparez le sanscrit puni, pari, pari, « ville » (formes dérivées de la rac. pii, « remplir »). Ttyptç, niot emprunte à l’arménien, parait signifier Jlèche, rapide (comme -la flèche), et se rattache à la racine sanscrite tij, « aiguiser ».
II. Les mots en i, à l’exception de (aAu, gén. [aAiz%, miel, sont indéclinables on ont le génitif en twç. Ils sont tous d’origine obscure, ou du moins empruntés à des langues étrangères.
On a dit, par apocope, «X< pi, pour aXipt-rov, farine (forge; xpt, pour xpi(M, orge.
te, gt/i. uoç. — t, gén . <toç.
Ainsi se terminent les substantifs ya p-tç,- gén. yap- -i-r tit, grdee, plaisir, de yap, radical de yai'p(w), se réjouir; Sais , gén. $oL',-ri; , repas, de £a£(o>)-, célébrer par un festin; eroé ; , gén. ffTcciTo;, pâle de farine de froment, qui paraît venir de azx, radical de t'empu, se tenir ( être ferme),, et le mot d’origine obscure pieXt , gén. péX-iToç, miel.