‹ Traite de la formation des mots dans la langue grecque avec des notions comparatives sur la derivation et la composition en sanscrit, en latin et dans les idiomes germaniquesChapitre 42 sur 120 · RHO · texte numérisé non relu

RHO

tant, la nasale v; dans ivacca , princesse, d’âvaÇ (gén. * ivaxr-), prince , les consonnes xt (comparez les verbes en cc<o, dans lesquels les deux c tiennent presque toujours la place d’une gutturale; voy. § 219).

II. Le suffixe (c)ca forme encore fir.ncx, vallon, de jïat(vw) , f. {4r'-cou.ai, marcher (qu’on pourrait aussi dériver de (ïaS-û;, profond); vr.cca, canard, de ve(w), nager; s/.éXtcca, abeille, de p.e>.t (gén. p.t>.iT-o;), miel.

III. Le suffixe ca, cz, termine les substantifs So;a ftox-oa) , opinion, de ^ox(éw), penser ; uu£a (pwx-ca ,

morve, de fAuccfw)., moucher ; r.v.-nt, persuasion de Tret'O(oj), persuader ; x-cr,, dégoût , d’x(ai) , rassasier; y/js-ar, , poil, dexeip-w, fut. xep-û, tondre , etc.

Comparez le féminin des participes en iov, ouca, ov; eiç, ttGtx, év, etc.

a( a, gén. cia;.

Ce suffixe forme des substantifs abstraits, dérivés, pour la plupart, de verbes, surtout de verbes en V Ils se forment comme les substantifs en et; •( voy. § 141). Exemple : 8u-cta, sacrifice, de 6u(w), sacrifier.

Quelques noms ont les deux désinences ci; et cta, d’autres n’ont que la désinence ci;, d’autres enfin, surtout parmi les substantifs composés, n’ont que la désinence cia , comme , par exemple , àoxipwi-ei'a , épreuve, de àoxitA*(Çcd), éprouver; àvaic^r-cîa, insensibilité, d’iv privatif, et aicôï, radical de plusieurs temps d’aicôavojiai ( f. aîcÔvi'-cou.ai) , sentir; eùïiû'x (sùex-cta), bonne constitution, d’eu, bien, et ty(w), avoir, être.

Les substantifs àôavacia, immortalité, vauct'a, mal de mer, ne se terminent pas par le suffixe cia, mais par le suffixe ia(voy. § 84, I, Rem. 5°).

<T![AOÎ, OtJAOV.

Ce suffixe forme un grand nombre d'adjectifs, qu’on peut tirer soit immédiatement de verbes, soit de substantifs verbaux en au;. Dans tous les cas, le radical verbal prend devant ce suffixe la même forme que devant le suffixe on?. Ces adjectifs marquent aptitude ou penchant à..., et ont une valeur tantôt active et tantôt passive. Exemples : «lpé-<ji|Ao;, prenable , de aipt'(o>), prendre (aîpe-ai;); &pa-<nu.oç, actif, de 5p«(w), agir (àpà-aiî) ; xpi-ctaoç, décisif, de xpi^vw), décider (xpi-ffiç), etc.

Dans yvto-pi|j.oî > connu, facile à connaître, de •yi-yviô(ox(i)) , connaître (yvto-ci;}, pipioî est pour at'y. oç (voy. § 52, Rem. 1°, et note). — Remarquez la formation de f*.dp-at{xoç , fatal, qui vient de jieip-o(&ai jaor. 2 ëpupiop-ov), avoir en partage .

aïoç, (a), ov (wtoç, etaio^).

Devant ce suffixe, qui forme des adjectifs de signification diverse, le radical verbal prend ordinairement la même forme que devant la désinence du futur ou devant le suffixe an. Exemples : àorot-otoî, qui plaît, satisfait, d’à<jiro£otu.at (fut. c«nrx-<rojxai ) , embrasser ; eûpi-cioî, inventeur (épithète de Jupiter), de fjps, radical de plusieurs temps de evpfffxw, inventer (eûpe-ffti, invention ) ; (-ôr-cioî) , visible ,

d èiTt, sur, et oowopMtt (fut. oÿopt^ci, oiz-a ouwct), voir, etc.

Remarques. 1° ‘Exoû-aio; , qui agit volontairement,

yîfoû-<7ioî, de vieillard, sont formés de ixwv (gén. iv- -o'vt-ù;, f. éxoGca), agit de son plein gré, et de yépwv (gén. yépovT-o;), vieillard (ovt se change en ou devant le <t; comparez Xéou-m pour Wovt-gi , datif pluriel de ).awv, 'XeovT-oç, lion).

2° Les mois <7iTr,p-foioç , y«/ concerne le blé, vuzTep- -in’.oi, vuzTep-Eioto;, nocturne, se rattachent à vu)CTsp(o;), nocturne, c.Tzp(o;), de blé; ^pup-zato;, diurne , à vipLEp(a), jour. — 0£(itc£-(tio; , inspiré, vient de Ôé«mç (gén. SÉdiTE-wç), prophète ; cbrup-éffio;, infini, d’âireip(oî) , qui a le même sens.

oiç, gie«. <j£0)<.

Ce suffixe, qui a beaucoup d’analogie avec le suffixe aîa (voy. § 138), et dont la forme primitive est vi; (voy. § 157), ne termine que des noms féminins. Ils reculent tous l’accent le plus loin qu’il est possible.

I. Le suffixe <rt; se joint à des thèmes verbaux, pour former des noms d’action d’un sens abstrait. Les substantifs ainsi formés viennent, les uns, et c’est le plus grand nombre, de verbes en w pur; d’autres, de verbes dont le radical est terminé par une muette; un petit nombre, de verbes où la désinence est précédée d’une liquide ou d’un £. Exemples :

1° Verbes en w pur : acxn-Gi?, exercice, d’âaxé(co), exercer ; ippfviu-aiç, interprétation , de éppive^w), interpréter; yewvTi; , génération , de yEvvâ(w), engendrer ; apo-dtç, labourage, d’àpo(w), labourer ; É'/a-diç, action de pousser, d’ÈXa, radical de la plupart des temps d’&owvw (f. tki-atù), pousser ; tüat-m;, invention , de EÜpE, radical de l’aoriste premier passif de eipidxoj, trouver vifé-frci ; àé-ci;, u bref, immersion ( coucher

IG

Digiti;

Uî

DE LA FORMATIOK DES MOTS

(T un astre ), de £û(w', entrer (aor. premier passif s<îû- -Ô7iv, avec u bref).

2° Verbes dont ie radical est terminé par une muette : tpi<J»i$ (tplS-ai?), action (le frotter , de Tpî6(w), frotter ; Wiij/iç (Miê-fftç), action de prendre, de radical de plusieurs temps de lauÆîvu (i-Xrs®- 8tiv), prendre ; Xtt^î (Mw-ffi;) , action de laisser , de laisser ; (Xiy-tftç), diction, de Xiy(w), dire; ^eï^iç (^eîa-ciî) , action de montrer, de &tbi(vu|/.i), montrer; «p«$i< (irpéty-ÉPiî), action, de tfpay, radical de rpxdsw, faire ; eXeu-ffi4, -üX’j-ai;, arrivée, d’IXsud et r\\ u9, radicaux de divers temps d’epyouÆi, aller.

On voit par ces exemples que le substantif se termine en quand la dernière lettre du radical est une labiale; en quand c’est une gutturale ; etl <n;, quand c'est une dentale.

3* Verbes dont le radical est terminé par une des liquides X, v, p : annonce , d’eic-ayyA(\w),

annoncer ; <xp-<nç, action de lever, d’atp, radical d’aïp(u), f. <xp(û), lever ; iftpip-^av-dtî, aspersion, de repi[jpa£v(<i)), f. arroser. Quelques substantifs en ciç, tirés de

verbes en aivœ, ont une double forme, l’une en xoi;, et l'autre en &v<h;. Exemples : ùyiav-<riç , et ûyio-atç, guérison, de ûyud(viû), être sain, bien portant.

4° Verbes dont le radical est terminé par un Ç : Tifyt-tfic, construction d'un mur, de xeiy ((&>), construire un mur.'

RfentABQUE. Lethèméverbalprend,en général, pour se combiner avec la désinence stc, la forme qu’il a à l’aoriste premier passif. Exemples : fJXr-ffiç, action de jeter, dé fSsÉXXù (ê-êXr-ôviv), jeter (voy . plus haut èCpe-diç et De v*|a-<o (i-sie;i.rè6r,vet i-veui-Ôviv), distribuer, se

tirent les deux substantifs vjpai-ci;, /mi tage, et vfpw-Si;,

DANS LA LANGUE GHiSCQUE. 243

(/«) vengeance {la rétribution ) divine. 'EXs-mj;;, arrivée , et av-oi-ct; , action de rapporter , rappellent les futurs d’ep/ofiat (éXwaofMti), aller , et de «pe'pw (oUa), porter.

Aa^ï-fftî, /of, garde l’e de l’infinitif aoriste 2, Xavtîv

(Xay^eiv).

II. Un très- petit nombre de substantifs en <nÇ sont d’origine obscure. Exemples : «xsi;, limon ; époux' ; xigwiî (qu’on donne pour un mot cypriért), besace , etc.

«(*««, (a), ov.

Le suffixe ffjitoç, qui se joint à des thèmes verbaux dé la même manière que le suffixe tftjioç (voy. § 139), sert à former quelques adjectifs , qui ont , pour la plupart, une signification passive. Exemples :

-<ï[moç, vénérable , de G&iÇ^.a.C) , vénérer ; iptt-ffftioç , aimable, d’èpa(w), aimer ; itXn(-<y|ao« , rjui remplit , de wX7f(ô«), être plein, etc.

1 . Dans iront;, époux, maître de la maison , dont le féminin selon toute apparence, est ito-rna, qui probablement a signifié, dans le principe, épouse, maîtresse de ta maison , m; est pour ti; ou plutôt pour ïtk (§ 157, II), et la racine est iro. Comparez les mots sanscrits pa-ti, * époux », pa-tni, « épouse », qui ont pour ricine pd, « garder, protéger » . la vraie forme de iront; se retrouve, si je ne me trompe, dans Stairocv);, qui signifie le maître (par rapport à l’esclave), et dont le premier élément, âen, a probablement le même sens que le sanscrit ddsa, esclave (voy. aussi Pdtt, Etym.F., I, p. 189). M. Benley(6>. tPurzell., t. II, p. 2iü) rattachait autrefois Stsirori); à la racine sanscrite gîtas, « manger » , d’oft vient le mot germanique Gnst, «hôte», lin grand nombre de formations qui se trouvent dans les langues slaves semblaient confirmer cette étymologie; mais depuis il a comparé, avec beaucoup plus de fondement, ce mot grec au mot védique jnspati (voy. l’introd. qu’il a mise en tête des hymnes du Sdma-l p. xi.tr).

Ui

ao(,aaot, gén. aw, (mou. — ooç, ï), ov.

Ce suffixe, qui sert à former un certain nombre de substantifs et d’adjectifs, n’a pas une valeur bien déterminée. Exemples : vü-oo;, (le, de vt(»), nager, ou de va'®), couler ; irtTa-aoç, chapeau à larges bords, de tot«(vW}u), étendre; piôu-coç, ivre, de |uW(»), s'enivrer; iraXw-op-floç , Qui se précipité en arriéré , de «rfXtv, en arrière, et op(vu pC) , exciter ; ™p-«ô«, torche, de irOp, feu ; <ppi^ô{ (<ppuc*«oç), hérisse, de çpix, radical de çptücw, se hérisser ; ^o$o; (\ay-coç), oblique, de coucher-, xa^o'î (xaftir-aôî) , courbé, de

xâ[Jiiî(T«), courber \ Dansxo^oç, orné, qui vient probablement de xo[a(6i>) , orner , le ir paraît avoir été inséré devant le suffixe , parce qu’en grec un p. ne peut pas être suivi d’un a.

Quelques mots se terminent en a% et en crooç. Exemples : £u-o&, et moins bien pu-ccôç, contracté, ridé, de fu(oj*at), tirer; tiOo-uoî, ti0«-^coç, apprivoisé, de ti8yî, TiTÔ/i, nourrice.

Joignez à ces divers exemples les adjectifs de quantité : to-oo?, si grand; ô-oo; , iro-c oç, ônâ-coi, combien grand, qui viennent du radical de 1 article, to-, de l’adjectif conjonctif o(<), etc.; Siccôç, double, -rpi s«fc, triple (chez les Ioniens à^o;, -rpiÇoç), des adverbes i>k,

1. Nous ne citons pas pour exemples les mots (iwpwfyeopeoç, qui a les poils couleur de feu, (a)So;o«, qui est sans gloire, qui n'a pas soif, etc., parce qu’ils ne sont pas formés au moyen du suffixe ooç, mais qu’ils se tirent des substantifs xopan, poil, Sô;a, gloire, oé|«*, soif, dont ils remplacent la voyelle finale par le suffixe o; (voy. § 137).

deux fois , -rpi'c, trois fois; neoi-acô;, surabondant , de irtpt, autour , au-dessus ; et le substantif vio-aao;, petit d un animal, de vso(ç), nouveau.

crûvrj, gwï. <nîvr,?.

Ce suffixe forme un grand nombre de noms de qualités.

I. Ils sont, pour la plupart, dérivés d’adjectifs en wv, qui perdent leur v final devant oyvin. Exemple : àyvto(to-<rjv7] , imprudence , d’à*yvwu.ov- , radical d’àyvw- ;xwv, imprudent.

II. Ce suffixe se combine aussi quelquefois avec des radicaux d’adjectifs en o(ç). Exemples : Sixsuo- -ovvm , justice, de Sixaio(ç), juste. — Les substantifs en «rîvïi dérivés d’adjectifs en o(ç) sont, pour la plupart , poétiques , ou employés par les écrivains des temps postérieurs.

IU. Remarquez les formations irrégulières suivantes : &e<nro-ouvïi, autorité du maître, de £e<mcô(t7|{)»' maître (voy. p. 243, note); xXsirro-oûw), vol , de xkir.- (tïiî), voleur;^ igto-suvy) , synonyme poét. de 6epu; (gén. 0é[«ffTo-î) , justice ; {aocvto-cûvïi, art des devins , de (xavx(i;), devin ; Teyyo-cuwî, synonyme poét. de té^v(ti), art ; raXawao-cuvr, , synonyme poét. de iraXaia|i(a) , lutte.

»wo«, ov.

Ce suffixe, qui appartient surtout au dialecte ionien, forme des adjectifs , dérivés, pour la plupart , de mots en wv ou en o;. Exemples : usité

seulement au neutre |AvYi;.iô-<nmv, mémorial, de piipuv, gén. avr'ao-voç, qui se souvient; ^ouVÎ-ouvoî, servile, de Sovlo-t, esclave (voy. § 144).

Remarquez la formation des trois adjectifs suivants : (AavTo-<rmç , prophétique , de jjuxvt(iç), devin ; ^e<rrtô-ffuvoç , qui appartient au maître, de àeoiïOT^ç), maître ; iri-<nmç, qui se fie à,.., de ici0(«îv), persuader. — Dans ces deux derniers mots, la dentale du radical disparait devant le a initial du suffixe.

T*TOÇ, ») , 0». ,

Ce suffixe sert à former des superlatifs (voy. la Grammaire grecque de M. Burnouf, §§ 39 et 195).

xio<, a, ov.

Voyez, sur la formation et le sens des adjectifs verbaux en rloç, la Grammaire grecque de M. Burnouf, § 1 69.

Un autre suffixe -reo;, différent et par le sens et par l’accentuation, termine l’adjectif vrya-ttoç, nouvellement fait, neuf, que plusieurs grammairiens dérivent de v£oî, nouveau, et yt-ya-a, parf. 2 de yiyvojwu, naître, devenir.

Ttpoç, a, ov.

Ce suffixe sert à former : 1® des comparatifs (voy. la Grammaire grecque de M. Burnouf, §§ 39 et 195);

DANS I.A LANGUE GHECQUE.

2° Les pronoms possessifs (voy. la Grammaire grecque de M. Burnouf, § 44).

Remarque. Voyez encore, au § 200 du supplément de la même grammaire , un certain nombre d’adjectifs en Ttpoç qui servent de comparatifs à divers pronoms, etc.

TT), gén. TT)ï.

Ce suffixe se combine avec des thèmes verbaux, pour former des substantifs abstraits, comme ym-m', naissance, de yeve, radical de plusieurs temps de yiyvojMci (fut. y«vj(-ffo|Aat), naître; àx-Tn', rivage, d’iy(vu[M), briser; (3io-n n, sufjsistance, de pio(«), vivre ; ôü-tvi, cri , d’aü(w), crier ; , voûte souterraine, de xpuir(Tto),

cacher ; à'XaT-»), sapin, d èXavivu, f. tXâ(ffw), pousser ; re- ^e-r/i et TtXtu-ml, fin , de TeXé(w), finir, etc. Remarquez dans ce dernier substantif le changement d’een tu.

Quelques-uns de ces mots en tti sont proprement des féminins d’adjectifs en -roc, dont il faut compléter le sens au moyen d’un substantif sous-entendu. Exemples : Se-rri (sous-entendu Xapwrâî), torche formée d un faisceau de petits morceaux de bois, féminin de âe-Toç, lié, qui vient de lt(w), lier; yapLt--n{ (sous-entendu yuvui), épouse, féminin de l’inusité yape-vdç, de ya[ii(a>), épouser.

TTjp, gén. Ti)poç et xspoç.

I. Ce suffixe se combine avec des thèmes verbaux, pour former des substantifs, qui sont, pour la plu-

part des noms d’agents ou d'instrunlents. Exemples : «typeu-r/ip, chasseur ? d’àypeu(u) , chasser; ixe-ff-rr'p , médecin, d’ixé(o(iai) , guérir ; zpa-TYip, grande coupe où r on mêlait le vin et f eau , de xs pa(vvup.t), mêler; Çu-'ï-T/ip, grattoir, de Çu(e>), gratter, etc. — Remarquez encore le double sens, actif et passif, de yapaxburin avec lequel on grave et caractère gravé, de yapaas-a), graver. ,

II. 11 se joint à des thèmes nominaux. Exemple : âypo-Tvfp, campagnard , d’àypo(ç), campagne.

III. Il sert encore à former quelques noms de parenté, qui, pour la plupart, sont d’origine obscure. Exemples : ita-'m'p, père ; pi-rrp, mère ; 6uyâ--rr,p *, fille, etc.

Dans àa-vîp, beau-frère, le suffixe parait être vfp.

Remarque. Beaucoup de substantifs ont , outre celte désinence TTip, la désinence tyiç, ou la désinence poétique Twp (voy. §§ 154 et 167), qui ont la même valeur, et qui se combinent de la même manière avec les thèmes verbaux ou nominaux auxquels ils se joignent.

T>îptov, gin. Trjpiou.

Un grand nômbre de mots en tyi'oiov, employés substantivement , sont originairement des adjectifs neutres, dont le masculin est en TYipio; (voy. § 1 52).

Nous ne parlerons ici que de ceux dont le masculin

1. Ila-T^p paraît venir de la racine pâ (cf. iré-ira-pou, et voy. p. 243, note) ; ôuyowip, en allemand Tochter, est formé d’une racine qui ne s’est pas conservée en grec, mais qui se retrouve en sanscrit, sous la forme duh, et signifie téter et traire.

n’existe plus, ou n’a peut être jamais existé dans la langue, ou qui ont entièrement perdu leur sens d’adjectifs. Ils sont dérivés, pour la plupart, soit de substantifs terminés par les suffixes ma, ttiç, dont le suffixe Tviptov prend la place, soit immédiatement de verbes, et désignent, en général, le lieu, l’instrument d’une action (comparez les substantifs en sîov, § 69). Exemples : £txa<7-Tvi'ptov, tribunal , de £ixa G-rfc, juge ; xotp/i-T-flpiov, dortoir, cimetière , de xoi ;za(<o), endormir ; [Sacav «j-77i'piov, instrument ou lieu de torture , de jÜacaviu-T/fç, celui qui met à la torture.

Tl^pio;, OV. Trotoî, ov.

I. Le suffixe rnpioç forme des adjectifs qui ont, en général, une signification active, et sont dérivés, pour la plupart, de substantifs en mp. Exemple : uw-T7i'pioç, qui sauve, de «o-rnf p, sauveur.

Quelques-uns de ces adjectifs se tirent directement d’un verbe. Exemple : àvocyxaff-'nipioî, qui contraint, d’àvayxaÇ(co), contraindre.

II. Le suffixe -nfcioç répond aux noms d’agents en ty)î, de même que im'pioç répond aux noms d’agents en TJîp. Ainsi les adjectifs àpo-T/fpioî, âpo-T7i<7ioç, du labour, se tirent, l’un d’apo-m'p, l’autre d’apo-mç, laboureur. Les deux suffixes sont, en réalité , identiques.

■nu, Tt« (voy. §79).

Ce suffixe ne se trouve que dans les adjectifs i-€kr.-

-T»fç , synonyme d’à-eXir-To;, inespéré , d’à privatif et è’XTï(op.ai), espérer , et ^aXxo-êa-rm'î, yu/ a des fondements d airain (proprement ; qui marche sur f airain), de ^aXxo(ç), airain, et Pa(îvw), marcher.

sr^gén. tou (stt,;, çro]«, r,nic, cirr,?, mot»)?, otijî).

1. Ce suffixe se combine avec des radicaux de verbes, surtout de verbes qui ont la désinence précédée d’une voyelle, d’une liquide ou d’un Ç; et ces radicaux prennent ordinairement devant ce suffixe la même forme que devant la désinence de l’aoriste premier passif. Les mots ainsi formés sont presque tous des noms d’agents. 11 n’y en a qu’un petit nombre qui aient un sens absolu et renferment leur complément en eux-mêmes. Exemples : àÔXvt-TTi'î, combattant, d’iôXt(w), combattre ; ejpe-rriç , inventeur , de eùpiaxw (êùpe-Ôr,v), trouver ; axonï-r/ît, auditeur , d’àxoïku (vixoïjaJfhnv), écouter ; àywvw-TYi;, combattant , d’ày«v£- (opuu), combattre ; xop u-q-rifç, guerrier armé d'un casque, de xopûaofc) (fut. xopû-aw j , armer dun casque.

Remarques. 1° Quelques radicaux de verbes eu w pur prennent un a devant ttk, bien qu’ils n’en aient pas devant la désinence de l’aoriste premier passif. Exemples : âpyïi-s-'m'ç, danseur , d’opy^optai), danser ; ctypn-oTifç, qui fait jaillir de b écume, dtàqçl(d), jeter de F écume ; àXipyi-c-T/iç, inventeur , d’àXipaîvw (fut. àX- <pv)-c w), trouver ; ÿpà-a-Triî, serviteur , de Spà(w), faire , ^7ipa>-(j-T7i'ç , héritier collatéral , de yvjpo(a)) , rendre veuf. — Remarquez l’insertion irrégulière d’un r, et d’un <s dans iprc-na-Tinç, celui qui rampe , dérivé de

ïpir(w), ramier. - ’Eim-nfe , affable , paraît être tiré d’ttwetv (pour èirt-eiv , dire. — Keapax-Tm;, crieur, vient du radical de xex pa-y(a), parfait 2 de xpa«w, crier.

2° Le radical d’«x(w), avoir, n’a pas non plus devant T71? la forme qu’il prend devant la désinence de l’aor. 1er passif (i-a%é-(h jv), Exemple : tù-éK-m;, qui se />o rte bien.

3° Dans un certain nombre de mots, surtout de mots composés, le suffixe ttiç est précédé d’un e. Exemples : vat-t-Tn?, habitant , de vaî(w), habiter; rav- -Sepx-é-TYiç, qui voit tout , de iriv, tout , et &s'px(w), voir (le même verbe forme, sans insertion d't, pwvo-âtpx- -tt,;, qui ne voit que d! un ce/7), etc.

Apax-é-T7iî, esclave fugitif , est probablement pour &pax-£-TYK, et le r y remplace la gutturale de <h-£pâ<j*-to, fuir'.

4° Dans èôeXovTYÎ; , qui agit volontairement, d’sôt- >ovt, radical du participe présent actif d’éÔtX(w , vouloir, et dans èr-yiW-trt , etranger , formé d’&uO, thème de plusieurs temps d’ép/opuxi, le t du suffixe se confond avec la dentale du radical.

5° Pour se rendre compte de la formation de quelques-uns de ces mots en m ;, il faut supposer des verbes qui n’existent pas dans la langue, ou plutôt qui n’existent que virtuellement et comme servant de transition entre dès mots primitifs, et des mots dérivés qui ne peuvent pas se tirer immédiatement de cès primitifs. Ainsi dans a.v/jgrr'rtA , guerrier, se

. 1. Les lettres formatives ox se conservent, comme nous l’avons vu plus haut, dans ftooxr,, qui vient de fioaxw , faire paître. Ai&xaxtu, instruire, garde la gutturale à ses divers temps et la transmet à ses dérivés.

trouve contenu le thème d’un verbe a!yj«t(w)* dans xapavtff-TTi'ç , qui ôte la vie , coupe la tête , celui d’un verbe xapav£(w). Ces deux verbes n’existent pas, mais ils se formeraient régulièrement , le premier d’aty lance , le second de xapavov, tête (vie).

II. Le suffixe tiqî se combine aussi avec des thèmes nominaux , auxquels il se joint souvent au moyen de la voyelle de liaison i (long). Exemples : tïiç, soldat

pesamment arme, de ôitX(ov), arme; voyageur,

de 6$(ôç) , chemin; iç, citoyen, de ito>.i(ç), cité.

Les mots ainsi formés déterminent l’état , la condition d’une personne ou d’une chose, et ils expriment tous un rapport plus ou moins général avec l’idée contenue dans le mot d’où ils sont dérivés.

Remarques. 1° Quelques mots de la première déclinaison gardent devant ce suffixe leur a ou leur y final. Exemples : irpwpa-TTK > celui qui se tient à la proue, de rpwpa , proue; Ù7mv»prriî , barbu, de üim'vYi, barbe.

Prennent aussi un a ou un vj les mots suivants, qui appartiennent à la deuxième déclinaison : yevei- -o-TYiî, barbu, de ytvei(ov), barbe ; xoyyyXi-à-TTi;, pierre incrustée de coquillages , de xoy^ûXi(ov) , coquille ; yiip-rî-TTiî , soldat armé à la légère , de yup(dç), nu; &etirv-ïî-T7)ç, convive , de Seùrv(ov), souper ; xeXeuÔ-iî-Tvif, voyageur, de xAeuÔ(oî), chemin; «p/fX-vi-Tn;, trompeur, de <pv3"X(dç) , qui a le même sens; «JuV/f-Tnç , soldat légèrement armé, de ^iX(o';), nu. — Joignez-y yonf-mç, enchanteur, ^.iirtpvrrTï]; , pauvre mendiant, ,

artisan, qui viennent de noms en vjç de la troisième déclinaison (XnrepvrI;, yepvT);, § 80).

2° Dans quelques substantifs, surtout dans ceux qui viennent de primitifs ayant pour pénultième ou pour lettre finale un i, le suffixe est précédé d’un w.

DANS LA LANGUE GRECQUE. 2j3

Exemples : <rrpaTUto-xr,;, soldat , de GTpaxbâ), armée ;

. , simple particulier, d’ï5i(o<;), particulier;

CTafft-w-nsî, séditieux , de <rxasi(;), sédition ; yale-to-xïn, espèce de lézard, de ya^s(iri), belette ; en-

chaîné, de &«<j|a(oî), lien.

Remarquez encore âypoi-w-T7K , campagnard, d’«ypd(ç), champ.

3° Ont le suffixe précédé de la diphthongue et : à>.«i-T7iî, qui s’égare, d’e&e^oftat), détourner (cf. àlt- -oixat , éviter, échapper ); fiaXavet-Tïiî, synonyme de PaAaveu(ç), baigneur ; iepet-TT)?, synonyme de tsptû(î), prêtre (comparez les mots en -petxr,;, formés de ps'-t», couler, comme èüppsî-xr,; , qui coule bien).

4° ’Ap qé-c-mi, épithète du No tus, d’acpy(dç), blanc et rapide , insère un a devant le suffixe. Dans yp£«<Ttyiç, débiteur , de y pëwc, pour ypëoç, dette ; xepcta-T7i; , cornu, de *4 pot;, corne; yevouc-T/i;, qui est de la meme race , ancêtre , de yevo; , race, le a appartient au radical (voy. §§ 129 et 56).

5° Ar,[xo-rr?, plébéien, oixé-TToç, domestique, qui est de la même tribu, sont, de tous les mots en tiqî formés de substantifs, les seuls qui aient une brève devant le suffixe. On peut y joindre àiairo-'mç, maître, mot d’origine obscure (voy. p. 243, note).

6° Nou-ttiî, nautonnier, (3o u-mç, bouvier , vpeaSu-Tnt , vieillard, n’ont ni voyelle ni consonne de liaison.

Observations générales. 1. Le féminin de ces noms en X7iç est ordinairement en tij, gén. tiSo; (voy. § 95).

IL On considère comme dérivés de verbes presque tous les mots en ty,î qui ont l’accent sur la dernière, et comme dérivés de substantifs la plupart de ceux qui ont l’accent sur la pénultième.

C’est au moyen de l’accentuation qu’on distingue

DE LA FOKMAÏI0N DES MOTS

weîii-tYi'î, celui qui enchaîne , formé de en-

chaîner, de ireiïii-rf,; , enchaîne', qui vient de né$r,, lien; xtpa-o-TïK , Celui qui mêle , formé de xepa(vvj|u), mêler , de xepaa-r/iç , cornu , qui vient de xtpa< , corne , etc.

«K, gén. •

Les substantifs terminés par ce suftixe viennent, pour la plupart, d’adjectifs en oç et en u;, et sont des noms de qualités: Exemples : xouçd-Tr.j, légèreté , de xoù<p(oî), léger ; (ipaàu-Trfc , lenteur , de (ipa<Li(;) , lent.

Un petit nombre viennent de substantifs. Exemples : piQ-rr; , genre de vie , de fàîo(î), vie ; xuaôo-TT)çt, état de coupe, de xdaôo({), coupe ; ■rçivu-Tv;;, sagesse, de Tttvu(u), rendre sage , avertir .

Remarquez l’o inséré irrégulièrement dans le substantif ctyapio-tïiîV sottise, d’â/api(;) , non gracieux.

■ttfatOî, ov, voy. njpiot, ov, § 132.

TIOÇ, (*), OV («TlOÇ, UTtOç).

Cè suffixe, précédé d’un a, forme les adjectifs multiplicatifs, vpico-aTioç et Too-otTioî, synonymes, le premier de 'rpwff(oç), triple, le second de Toa(oç), aussi grand.

1 . Kua8ti-tv)« est un mot très-régulièrement formé par Platon . le sens propre de tyjç est de marquer l’état , la notion abstraite de la chose indiquée par le primitif auquel il est joint. Comparez le latin tas , tau s et le suffixe védique tdti , et voy. E. fiurnouf, Comm. sur te Yaç/ia, p. 163.

t. Ce mot ne se trouve que dans Polvbe, xvm, 38.

Précédé d’uu u, il termine l’adjectif vyitc-ûtioî , synonyme de vrfrr(ioç), puéril.

. TIÇ, gé/l. T£(*K, TtGÇ. — fftlÇ, gejt. CTCWÇ, OTTIO<

I. Le sufRxe tiç a la même valeur que le suffixe o-tç (vov. § 141), qui n’en est le plus souvent qu’une altération. Il ne s’est conservé sous la forme primi* tive que dans un petit nombre de mots. Exemples : <pa-Ttç, parole, de <pît, radical de tnopd, dire; a puma-xi; (pour âv«-irw-Tiç) , reflux , résorption. , de iro radical de plusieurs temps de it£vw, boire ; /r.-nç , manque ,

. qui vient probablement de la même racine que -/a- {ffiu.a.C),céder , se retirer; Aî.-rr-Ti;, oubli, de V/i'6foaai', oublier; tti-c-ti;, foi , de iriÔ(e'ï9at) , croire; 7îû-<t-tiç, interrogation, de iru9(&j9at), interroger.

Dans ces trois derniers substantifs, formés de thèmes verbaux terminés par des 6, le t du suffixe tiî est précédé d’un n, qui rappelle celui qui s’insère devant les désinences du futur, de l’aoriste et du parfait passif, dans les verbes dont le radical a pour dernière lettre une dentale.

Dans j^ou-ëpeu-G-Tiç, faim décorante , de pou, particule augmentative, et ppo, radical de puëpto(cx<i>), manger, l’insertion du <r est irrégulière; de même que dans çu-o-ti ç, poétique, pour <fû-a iç, descendance.

II. Le suffixe -u; des substantifs |/.âv-Tt;, devin , de p.a(v(o|i.ai), f. puxv-oùjxat, être inspiré ; xvü-e-Tiç, grattoir, de xv«(to), gratter; et irpwr-xiî , scie, de 7rpt(o*), scier (aor. 1" passif è-7rpt-<j-9r,v) , remplace le suffixe t/!; (vov. § 154, et p. 243, note sur fA me;.

23<» , DE LA FORMATION DES MOIS

tov, gén. tou.

La plupart des noms en tov sont des neutres d’adjectifs verbaux en to;. Ainsi épir-e-To'v , reptile, est proprement le neutre de épire-Toî, rampant. Quelques-uns de ces mots sont devenus de véritables substantifs, parce qu’on ne trouve plus dans la langue de masculin qui y corresponde. Exemples : àax-t-To'v, tout animal qui mord, de £ax(vw), aor. 2 àaxetv, mordre; «poëa-Tov, brebis (proprement : bête qu on fait marcher devant soi), de irpo-êa(tvw), marcher devant.

Remarquez l’e qui précède le suffixe dans épir-ê-Tov et dans ^ax-e-vov.

T<*, TJ), TOV. TOÇ, gén. TOU (troc, OtTOC, otoç).

I. Ce suffixe, dans lequel, comme dans le suffixe véo; , la dentale t est ordinairement la caractéristique du passif*, sert principalement a former des adjectifs verbaux , dont les uns répondent aux participes latins en tus, les autres, par leur sens, aux adjectifs en bilis. Exemples : 1u-to; , délié', de >u(&>), délier; tcowi-to?, fait , de irod(o>), faire; Ôauaa-c-To;, admirable, de 0aupux(^ci>), admirer; ôpa-To';, visible, de opa(w), voir.

1 . La dentale 0 est de même la caractéristique du passif dans les désinences Ôjioojjiac! et 6rjv du futur et de l’aoriste passifs, et le t joue le même rôle dans les participes sanscrits en ta (fém. ta), çru-ta, i entendu », de ç ru, « entendre » , dans les latins en tint ( ama-tus ), et dans les participes allemands en etijgclicb-ct, aimé).

Ces adjectifs verbaux se combinent très-souvent avec l à privatif et avec àuç et eu. Ceux «*1111 sont précédés d’à privatif ont, pour la plupart, le sens passif des participes latins en tas; ceux qui sont précédés de S'jç ou d'èu expriment plus ordinairement une possibilité, comme les adjectifs latins en bilis. On trouve aussi, surtout chez les poètes, quelques adjectifs en toç qui ont la signification active. Exemples : àv-aywvt-G-xoç, qui ne lutte pas; àv-vi'xou-c-Toç , qui il écoute, qui n obéit pas 1 .

Le radical verbal prend, devant le suffixe toç, la même forme que devant la désinence du participe de l’aor. 1er passif. Exemples : Îku-Toç , Xu-6e£ç, ÔaujAau- -to'ç, ôaujjwur-ôeiç , etc. (voy. la Grammaire grecque de M. Burnouf, § 169).

Quelques-uns de ces adjectifs verbaux ont pour primitifs des verbes qui n’existent pas dans la langue. Ainsi dans çoXi&o-toç, couve/- 1 et écailles, nous trouvons le radical d’un verbe inusité, <poltSô-io, qui signifierait couvrir it écailles, et qui se tirerait régulièrement du substantif «poXi'ç, <po).£à(oç), écaille.

'£<p-0ôç, cuit, qui a la même racine que ïôu), cuire, prend irrégulièrement un 0 au lieu d’un t.

II. Le suffixe toç, toç, sert encore à former, en s’ajoutant à des thèmes verbaux, des substantifs qui ont, pour la plupart, un sens abstrait. Exemples : àpo-Toç, le labourage, d’àpo(to), labourer ; xtoxu-Toç, le gémissement, de kw>w(<o), gémir (comparez le suff. rr,, § 1 49).

1 . En sanscrit, les participes en ta des verbes neutres ont éga- * tentent le sens actif, comme les participes latins en tus des verbes déponents; ex. : bhtta, « craignant •, de la racine b!»', ** « avoir peur » ; ç uk-ta, u pouvant », de çak; « pouvoir ».

. Quelquefois ou insère un e, un a ou un <r entre le thème verbal et le suffixe. Exemples : v«p-e-xo'ç, neige , de viç.w) , neiger ; ù-e-xo'?, pluie, de ü’w), pleuvoir; (tav-a-xo?, mort , de 8av(«ïvJ, mourir; Seî-irm-a-xoç,

-o-tos, le temps du diner , du souper , de Senrn(w), dîner, SopTre'to), souper.

Quelques substantifs eu xo; ont des significations diverses , qui se distinguent au moyen de l’accent. Exemples : àjrfl-xo'ç, la moisson; api-xoç, le temps de la moisson; d’ àjjt.a(w), moissonner.

Il y a aussi des substantifs en s-xoç, a-xoç,' qui se tirent d’autres substantifs. Exemples : 6y-t-x6i, canal , d’o/(oç), tout ce qui contient ; itup-ï-xo;, fièvre, de itùp, feu ; op-/-a-To$ , jardin , d’opy (o;) , qui a le même sens, etc.

III. Les suffixes xoî, oxoç, se combinent avec les noms de nombre cardinaux, pour former les noms de nombre ordinaux. Exemples : xpi-xos, troisième, xsxap-xo$ , quatrième , etc. Nous ne parlons pas de 7tpwTo;, pour «po-xaxo; , premier, ni de iW-xccxoç, dernier, parce que ces deux mots ne se terminent pas par le suffixe xo$, mais par le suffixe du superlatif xaxoç.

A partir d’eixwxos, vingtième, la finale est çxoç et non pas xoç. De la même manière se terminent l’adjectif interrogatif rawrxo ;, quantième ? et ttoAXo-otoî , proprement multième , c’est-à-dire, un d'entre plusieurs.

IV. Enfin le suffixe xo ; termine encore le démonstratif aù-xoç, qui, combiné avec d’autres mots, noüs donne les adjectifs pronominaux composés ouxoç, •TO'.ûùxo;, xocroCxo?.

Remarque. Dans tous ces mots terminés en xoç,

c’est le radical de l’article (to-) qui parait jouer le rôle de suffixe.

Tf.*, gén. tpa;. — 6pa, gén. 6pi;.

I. Ces suffixes (voy. § 164, II) se combinent avec des thèmes verbaux , pour former des substantifs, qui expriment soit l’instrument avec lequel une action se fait, soit le lieu où elle se fait. Exemples : iy.é-( 7-rpa , aiguille pour raccommoder , d’à>«(o(Acu ) , raccommoder ; op/vf-a-Tpa, orchestre , lieu où l'on danse , d ôpx*(0K-ai), opjjif-aojiai, danser ; (jl ax-rpa, pétrin , de (jLaccü), f. |Aa^w (|ia/.-cco), pétrir ; -rcî-c-Tpa et itoxi-c-Tpct, abreuvoir , de 7ri(eîv) , boire, et ttoti'(^w) , abreuver ; P«-6pa, escalier , de pa(iva>), marcher.

Remarques. 1° Quand le thème verbal se termine par une voyelle, on insère souvent un <r devant le suffixe.

2° Pour former ^ax-nAif-Opa, gant, etc. , on peut supposer un verbe àaxvu)i(w), qui se tirerait régulièrement de ^âx-riAo;, doigt , mais qui n’existe pas dans la langue.

3° Dans ài<p-9épa, />eau apprêtée, qui paraît venir de àé<p(a>), corroyer , Ôepa tient probablement la place de 0pa ou vp«.

II. Le suffixe rpa se met aussi quelquefois à la place du suffixe r/ip, pour former des dérivés, comme yotc-xpa, ventre et un vase , de 'yau-r/fp , ventre; pf-rpa, matrice, de p'-TT,p, mère; tca-rp*, patrie , de wa-rrlp, père.

On forme de même a'9-pa, ciel serein , d’atô-v'p, air. Dans ce dernier mot, le 6 apnart ient à la racine (aï0-o>), et non au suffixe (voy. § 133).

-i"]*itA

Remarquez encore oêpipuMcocT-p», née il un père fort , puissant, adjectif qui n’a pas de masculin et qui se forme d’ô6pt|«(ç), fort , et -a-r/jp, père (voy. § 37, 5®).

Tpect, gén. rpta«.

Le suffixe -rpia sert à former le féminin des noms en tv} p, plus rarement des noms en tzî- Exemples : jAopçco-Tpia, celle qui modèle , de pcop<pti>-Tvfp, celui qui modèle ; irooi-Tpta, femme poète , de Tco«i-r»fc, poète.

Remarquez le mot poétique eùroxTtpeta , née d’un père puissant , qui sert de féminin à eùiraTwp, d’eu, bien, et rarvip, père.

TCtOî, Tptd, TpiOV.

Ce suffixe composé ne forme que l’adjectif àXkè- -Tpio{, étranger, d’â77.o(î), autre.

■ - Tpt«, gén. tp (So<.

Ce suffixe forme quelques noms d’agents du genre féminin. Exemple : s&e-Tpi'î, meunière , d’â}é(a>), mou- . dre.

Il est précédé d’un a dans le substantif tcp-t-u-Tpi'; , casaque, habit de dessus, composé de la préposition «ci, sur, et du radical de é'(wug.i), vêtir.

xpov, gén. t pou. — 8pov, gén. 8 pou (erpov, tSpov, r,8pov).

I. Ce suffixe a ordinairement le même sens que le suffixe -nfpiov, qui n’en est qu’un allongement, et se joint, comme lui, à des thèmes verbaux, beaucoup plus rarement à des thèmes nominaux, pour former des noms d’instruments et de moyens d’action. Exemples : apo-xpov , charrue , d’«po(«), labourer ; àfàax-xpov, honoraires d’un instituteur (ce qu’on lui donne pour qu’il enseigne, pour le faire enseigner), de ài&ax, radical de la plupart des temps de 5i£a<m(«), enseigner; vin-xpov, eau pour se laver, devnr(xo)), laver ; (iax-xpûv, bâton, de (3ax, radical de JioÇ(w), marcher (on dit dans le même sens p*x-xvfpiov et Pax-xrpfa).

II. Une autre forme du même suffixe est ôpov. La dentale s’aspire par suite de l’influence du p qu’elle précède (voy. § 160). Exemples : ap-6pov, jointure, d’àp , racine d’apapi'oxco , adapter; ^ot-Ôpov, degré , de pa(i'vw), marcher ; xAeî-0pov , serrure, de xA«(<i>), fermer.

III. Dans quelques, mots, le suffixe est précédé d’un e ou d’un "Exemples : 0ûp-expov, synonyme poét. de dupa, porte; pe-e0pov, courant d’eau, de ps(w), couler ; axtpY-r,0pov , moyen de se faire aimer, de axépy(co) , aimer.

. B a?) , un des radicaux de pocX>.w (parf. (3é-êXri-xa), jeter , prend, pour former âppî-ë).7)-<7-xpov, filet , un a, dont il n’est suivi ni dans la conjugaison , ni dans le substantif j3>ij-xpov, clou ou lien [de fer).

Remarquez encore la formation des substantifs xava-9pov , natte jour couvrir un chariot, xavot-< r-xpov,

Di

corbeille de jonô, qui viennent de jcàvr(î), natte de jonc ; et celle de |/.£Xa-0pov , chambre , maison , qui parait se rattacher à jA5>.a({), noir, comme le latin atrium à a ter.

Tp*;, gén. vpou.

Ce suffixe, qu’il faut comparer au suffixe neutre d'instrument vpov, sert à former les deux noms d’agents : Sai-rpoç, celui qui découpe, de £a((w , partager, et ia-Tpo;, médecin, d’i«(op.ai), quérir.

•cuç, gén. -rioç (tituî, gén. t|ti5oî).

Ce sufïixe appartient surtout au dialecte ionien.

I. Il se combine avec des thèmes verbaux, pour former des noms d’action qui ont un sens abstrait. Exemples : ytka-c-vjç, ( le ) rire, de yùx'u), rire ; (Joti- -i vç, action de crier, de'Poa(to), crier ; âxcivTi-a-TÛ;, action de lancer le javelot, d’*xovT£(Çw), lancer le javelot, etc.

On voit par ces exemples que le thème verbal prend devant ce sufïixe la même forme que devant les désinences du futur, de l’aoriste et du parfait passif.

Remarquez l’vj inséré entre le suffixe et le radical dans les substantifs éa).X-7i--ru; , action de jeter, de PaTJ(ü)} , jeter ; èâ-r,-- ruç, aliment , d’e£(w), manger ; £7r-r,-T uç , affabilité , éloquence, d’eir, radical primitif d’«ir(tîv), dire.

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