Voy. Bopp, Gr. cnmp., §§ 7 t. 1 et
î. Dès 1 83!), dans un article inséré au Journal de l'instruction publique, j’avais fait remarquer l’affinité de la racine du verbe grec i-xpo-ôo;j.«t avec la racine sanscrite cru, « entendre ».
Je ne connaissais pas alors le rapprochement que M. Pott avait fait des deux racines ( Etjrm . Forsch., I, p. t38). La modification de sens qui paraîtrait, au premier abord, s’opposer à la dérivation causale, est au fond de peu d’importance. Quand une catégorie de dérivés a cessé d’avoir dans une langue une place bien nette et bien distincte, le sens s’altère aisément.
seraient devant la formative la consonne/;. M. Bopp* retrouve, dans le verbe grec èpei-it-to, abattre , jeter à terre , la labiale qui a servi à former de la racine rï,ar, « aller », le causatif ar-p-aya-ti , a il jette, il lance » ; dans , « lancer « , celle de yd-
-p-aya-ti, qui a le même sens, et sert de forme causale à y et, « aller’». Dans pd-l-aydrni, causatif de pd, «garder, protéger», la liquide l joue un rôle analogue à celui de la labiale. M. Bopp rapproche ingénieusement de cette formation les verbes grecs paW.w’, jeter , uTtklta (à certains temps envoyer, iâXXw,
lancer, (pii pourraient ainsi être considérés comme les causatifs des racines fia, ira, ia ( sa user, yü , « aller », ôi-pt?).
En gothique, pariai les verbes en jq que noqs avqps déjà mentionnés , se trouveut évidemment aussi des causatifs : par exemple, lag-j-an , «faire coucher, coucher, poser», un de ceux que nous avons cités, qui a pour primitif lig-an , prélér. lag, «être couché»; sat-j-an , «asseoir, faire asseoir», dérivé de sft-an , prêter, sut , «être assis». Dans l'allemand d'aujourd’hui, nous avons encore les formes collatérales legen , pegen , setzen , sitzen , et le verbe slellen (anc. haut-allemand slalt-an , steU-an), « placer, faire tenir debout », qui, comparé à stelum
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