Voy. plus haut, p
2. Parmi les verbes en Çu>, il y en a aussi un certain nombre (voy. §20A, IV) qui ont le sens intensif ou fréquentatif. Rapprochez, par exemple, l’un de l’autre les deux verbes que nous venons de citer, «tev-oj et exev-aÇi », et comparez le dérivé iiirr-dUt» au primitif fîirr-w, «jeter». La formative Ç a, dans la dérivation grecque, des emplois très-divers.
3. Voy. Grimm, ibiil. , p. 219, et Schmeller, Bayer, ff'ërterb., II, p. 731 .
Digitize
les verbes latins en are, ère, ire, les verbes grecs en iio, les verbes gothiques faibles, il y en a un certain nombre qui, en effet, par leur signification, appartiennent évidemment à cette catégorie.
Ainsi, en latin, sed-a-re, lav-a-re , auprès duquel nous trouvons la forme plus légère, moins dérivée, lav-e-re; nec-a-re (sanscr. naç-yati, a il périt » ; nàç- -ayati « il fait périr » , qui n’est pas non plus sans affinité avec noc-e-o , noc-e-re ); terr-c-re (cf. sanscr. trds-ayuti , « il fait trembler) » ; sopire ‘, etc.
En grec, les thèmes xa/.e, de y.ot>i- w, (3a>.e, de (2*^îïv . ((iaXé-eiv (ïtêTunsta , pour (3t-ë<fX-7|xx' , quand on les rapproche des radicaux fie}., xa&» que nous trouvons ailleurs dans la langue, et bien d’autres mots que nous pourrions citer, ont également l’apparence de formes causales. ’A-xpo-a-op.at, entendre ( se faire auditeur), ressemble bien aussi à une sorte decausatifde la racine cru' (le causatif sanscrit est rrm -ayatî). On serait tenté enfin, si le sens des mots se prêtait davantage à cette conjecture, de voir des dérivations de la • même espèce dans Tocon-a-io, vü>[A-â-<o, t pwy-à-w, GTpaxp- -a-ai, comparés à rpsir-to, vépuw, Tpey-u, <7Tpé<p-w.
Nous avons vu que certains causât ifs sanscrits in-