LONGUEUR DES DIVERTISSE- MENTS
346. — On ne peut donner de règle absolue pour les proportions des (livcrlisseiiieiits qui servent à faire moduler la fugue aux tons relatifs. On peut cependant établir une moyenne, suivant la longueur du sujet et de Ve.x'posilioii .
Si l'on admet en effet un nombre moyen de quatre h six mesures pour la longueur des sujets de concours, Ve.rposition, suivant que les entrées du stijet et de la réponse se feront sans interruption ou seront séparées par une coda., renfermera de iG à 24 mesures.
347. — Proportionnellement on sera amené à donner aux divers épisodes les dimensions suivantes : le tableau est établi pour le Mout-; majeur, mais il est applicable, à l'ordre près des modulations, aux fugues appartenant au
MODE MINEUR
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DKSKiX A TKIN" IIF.S l'AUTIF.S DI-: I. A Fl'CUE
Expositioji
i''' fliicrlissciiiciil
Sujet au (y' degré
Piéponse (V degré)
■jt" (livcrlissciiieiit
Sujet au V degré
Tratisitiou
Sujet ou réponse au 2'' degré.
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Du déljut di' la l'ugue au strelto
NO.Mlilîlî Di: MESUUES
v;uiaiit approxiiiuilivemciif .
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348. — Les diinensions précédentes doiveul èlre l'cgardées coinine les deux e.rlréincs de celles que les élèves peuvent donner aux diflérentes parties de la i'iigiie : en établissant en edet le strelto dans les mêmes proportions, on aurait, comme nombre total pour la l'ugiie entière, l'especlivement loo et ijo mesures; ces nombres, qui n'ont rien d'absolu, nous paraissent cependant comprendre entre eux toute fugue qui ne serait ni trop écourtée, ni trop (l<'\ cloppée.
349. — (^uoi qu'il en soit, ces proportions sont purement arbitraires, ainsi (pie l'ordre, le nombre et le choix des modulations que l'on a établis pour la fugue d'École : rien, dans les fugues écrites par les Bach, les Haendel, les Mozart, les ^Mendelssohn, n'autorise à considérer ces prescriptions comme exactes et même à leur accorder une valeur quelconque, puisque on ne trouve, chez ces maîtres, aucun exemple pouvant être regardé même (;omme une simple confirmation de ces règles : la tradition seule les a établies et seide les fait respecter. Respectons-les donc à notre tour au nom de la tradition, mais ayons soin de ne leiu- altac'her ((ue riiuporlanee qu'on leur attribue dans les concours.
350. — Il est permis, par dérogation à la règle, de faire moduler pendant quelques instants le sujet du mode principal majeur au mode principal mineuu et réciproquement si le mode principal du sujet est mineur, de le transformer pour un moment en mode majeur ; si par exemple un sujet est en la t] mineur, on pourra faire ententire momentanément le ton de la tj majeur et vice versa.
Cette licence dont les maîtres ont donné des exemples admirables, n'est autorisée à l'Ecole que pour ramener le sujet au ton principal, ou encore dans le mode mineur pour l'extrême conclusion de la fugue. ^lais il ne faut pas en abuser, parce que, dans ce cas, il y a toujours avec le ton principal trois accidents de différence (i la clefvl qu'on n'en autorise qu'un !
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