‹ Traité de la fugueChapitre 113 sur 157 · PARFAITE · texte numérisé non relu

PARFAITE

400. — Dans l'exeiiiple (a), de la huitième à la onzième mesure, sur lenlrée du sujet, le soprano et le ténor continuent le dialogue commencé dans le divertissement précédent. On remarquera l'harmonie expressive (i'^'' temps de la lo'^ mesure), sur laquelle la basse se tait.

A la 12'' mesure le ténor puis le contralto annoncent la figure du divertissement suivant qui s'engage ainsi avant que le sujet soit terminé.

Sur un dialogue, continuant le deuxième divertissement, entre le soprano et le contralto, le sujet est repris par le ténor avec une modification mélodique de la tête. Ce même trait mélodique sert (à la aS* mesure), de conduit au ténor, pour faire entendre la figure principale du troisième divertissement, à la fin duquel le soprano reprend de la même manière la tête du sujet.

401. — Le divertissement par lequel commence l'exemple (b) se continue sans interruption à partir de la fin de la i" mesure où le sujet rentre à la basse. 11 en est de même lorsque, à la 7^ mesure, le ténor fait entendre la réponse : il y a à la 9*^ mesure une admirable quarte et sixte (ne pas ouhlier que, si géniale qu'elle soit, elle ne serait pas admise dans un concours).

402. — Il s'en faut que toutes les fugues puissent, comme la précédente, être conduites entièrement sans une cadence. Dans bien des cas, il est bon, à la fin d'une période mélodique, de conclure momentanément : c'est alors qu'intervient judicieusement l'emploi de la cadence parfaite.

Cet emploi est limité par les conditions suivantes :

1 ' Le sujet doit entrer soit un peu avant la fin de la cadence, soit immédiatement après, de telle sorte qu'il n'y ait pas interruption dans la continuité de la ligne mélodique.

2" Le sujet, après une cadence, ne peut rentrer que sur une note formant consonnance avec l'accord final de la cadence (ou plus rarement avec un accord étranger à cette cadence).

Plus rarement encore on emploie la cadence parfaite soit pour amener un divertissement à la fin d'une entrée du sujet, soit dans le cours môme d'un divertissement.

403. — De toutes façons, on doit employer la cadence chaque fois que le sens musical le permet ou l'exige, de la même façon qu'on emploie la ponctuation dans un discours. Les exemples suivants en seront la démonstration.

404. — On verra par ces exemples qu'il n'est pas nécessaire que le sujet, a[)i'ès une cadence parfaite, rentre dans le ton ou même dans le mode déterminés par cette cadence. L'essentiel est que la transition soit naturelle, logique et que la musique n\ij perde jamais ses droits : ce résultat sera obtenu facilement si le nouveau ton se trouve dans un rapport immédiat avec le ton précédent :

Exemple :

a) J.S.BACH. Fugue d'orgue en Vt maj.

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b» Clavecin bien tempère. JFugue 26. g

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fia du divertissement

S. augmenté.

s. par ni'conlraire-

etc

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COMPOSITION MUSICALE

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d) id. Fugue IV,

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