‹ Traité de la fugueChapitre 114 sur 157 · PM · texte numérisé non relu

PM

iS

mi=4

Ui±

etc.

FF

405. — En (a) la rentrée du sujet se fait sur la dernière note et dans le ton delà cadence.

En (/;) la cadence est à la dominante par rapport au sujet; en (c) et en [d), le sujet reprend en mineur immédiatement après une cadence dans le mode majeur. L'étude des fugues de Bach montrera d'ailleurs aux élèves quelle diversité on peut apporter aux rentrées du sujet, de façon à éviter la monotonie et à raviver sans cesse l'intérêt de la fugue.

406. — A l'Ecole, il est défendu, après une cadence^ de faire entrer le sujet sur une dissonance même préparée, comme dans l'exemple suivant : (')

Ëtf t.rc'r.r.fï.r^

gg?pf

C) Celle interdiction s'applique à l'École à toutes les entrées de parties quelles qu'elles soient, qui ne peuvent se faire que sur une consonance.

Le fragment (a) de cet exemple devrait être rectifié en (b) de la façon suivante :

I II"»' ^ [JcjT LJJ U

■'' If

ou de quelque manière analogue. Le sujet, dans ce cas, rentre dans un loii et sur un accord étrangers à ceux qu'a déterminés la cadence.

Music-alement, la première version sera toujours préférable : la proscription dont il s'agit ici n'a dailleurs rien de plausible ; elle provient évidemment d'une application erronée de principes d" harmonie qui n'ont rien avoir en l'espèce : autre chose, en effet, est d'attaquer sans préparation sufiisante un accord isolé, autre chose de faire entrer une partie mélodique sur une dissonance, même préparée par une courte valeur, lorsque cette partie se déduit logiquement de la mélodie précédente, ce qui est le cas dans le premier exemple considéré ci-dessus comme fautif; par contre, au point de vue strictement musical, le second exemple n'est pas correct, puisque l'entrée du sujet au soprano prend, par le changement trop brusque de 1 harmonie, un caractère étranger à ce qui précède.

407. — Lorsque le sujet commence par la dominante, pour se porter à la tonique, soit directement, soit en faisant entendre diverses cordes du ton, on a souvent avantage à le faire entrer sur \a formule même de la cadence, qui s'achève alors au moment où le sujet fait entendre la tonique ou la médiante :

Exemple :

J.S.BACH.. Fugue. en. SoLmin. pour orgue .

fe

* r r r f tT'

m=lt

%> rrrrrfff JTn

^L^.nj]!!

COMPOSITION MUSICALE

408. — Le procédé précédent est également applicable au sujet qui, commençant par la dominante suivie de la tonique, fait entendre le 7" degré, celui-ci étant dans ce cas considéré comme tierce de l'accord parfait placé sur la dominante :

Exemple :

J.S.BACH. Fugue- en Sol maj . pour orgue

^i [i^^WlUi^u r

tt

Page 1