TROIS SUJETS
473. — Ici commence la dernière partie de la fugue : Bach n'en a écrit que six mesures complètes, la septième étant simplement ébauchée ; cette dernière partie devait renfermer toutes les combinaisons qu'il se proposait de faire avec les trois sujets successivement entendus. Il y aurait quelque présomption à a ouloir terminer une pareille œuvre ; néanmoins je crois qu'il serait utile à un élève de s'essayer à écrire la fin de cette fugue, en tâchant de se rapprocher le plus possible du modèle inimitable laissé par Bach.
Cumbinaison des 3 Sujets
iGij *-
MODIFICATIONS AU SUJET
C'r TrrP
m^r^wt
474. — On se rend compte, par l'étude de cette fugue, que le nouveau sujet permet d'introduire dans une fugue des éléments très différents du sujet et du contresujet principaux, à un moment où, par les développements déjà tirés de ceux-ci, le carc/ctcrc e.rp/'cssif du morceau a été assez nettement déterminé pour que la variété des nouvelles figures introduites ne puisse nuire à l'unité de l'ensemble. C'est aussi pour cotte raison que le nouveau sujet doit avoir, encore plus qu'un simple contresujet, une pliysionomic bien tranchée et former un tout mélodique : en un mot, il est nécessaire qu'un nouveau sujet soit une phrase musicale d'un sens complet, tout aussi bien que le sujet principal ou le contresujet.
475. — 11 est évident qu'aucune fugue d'Ecole ne saurait atteindre un développement comparable à celui de la fugue étudiée ci-dessus : les élèves ne devront y voir qu'un modèle synthétique où sont exposées la plupart des combinaisons que l'on peut faire dans une fugue à plusieurs sujets.
476. — D'une façon générale, ce qui se dégage des analyses précédentes c'est que, dans nne fugue à deux ou trois sujets, on adopte la marche suivante :
1° Exposition et développement du i" sujet ; 2.° Exposition et développement du 2^ sujet ;
3° Combinaison des deux sujets, et développement définitif de la fugue d'après cette combinaison.
477. — En dehors de l'introduction d'un nouveau sujet, on peut encore modifications
varier la fugue par diverses modii'ications apportées au sujet principal lui même ou à son contresujet.
Ces modifications peuvent porter sur le ryllime du sujet et bien plus rarement sur sa ligne mélodique qui, de toutes façons, ne doit pas être altérée au point d'en être rendue méconnaissable.
A'oici quelques indications à ce propos ; les élèves trouveront de nombreux exemples pour les guider sur ce point, dans les fugues do Bach, de Haendel, de Mozart, de Mendelssohn.
APPORTEES AU SUJET.
MODIFICATIONS AU SUJET * 12-0 *-
MODIFICATIONS 478. — Daiis la fa^uc 33 du C/avecin hic, tempéré le sujet