I IV 1 V I
ton (l'ul ton de sol
57. — Ici encore l'équivoque se fait sur la médiante {-i"^ note du sujet), puisqu'elle seule, comme tierce de l'accord du i''' degré du ton principal et de l'accord du ,',* degré du ton de la dominante, appartient aux deux tonalités qui ont pour toniques respectives \e& i"eXÎj'^ degrés de la gamme du ton d'ut : mais, comme l'attraction tonale est plus forte vers le nouveau ton que vers la tonalité déjà entendue, et qu'on ne peut partager également cette médiante entre les deux tons, on sera naturellement amené à lui attribuer la fonction de t)'' degré de la gamme du ton de la dominante et à la considérer comme tierce de l'accord placé sur le 4° degré de ce ton.
58. — Si le sujet, en se portant de la tonique à la dominante, ne fait pas entendre la
(') La fonction de degrés du ton de la dominante attribuée à ces notes devient évidente, si dans les exemples (.^§ 56 et 58) on supprime la première noie du sujet : la cadence au Ion de sol apparaît d'une nécessité absolue.
DE LA REPONSE
luédianle, mais divers autres degrés, l'équivoque se produira, comme dans les trois premiers cas, sur la tonique, car celle-ci ne peut perdre sa fonction de i*^'' degré du ton principal : mais les autres degrés ne peuvent hannoniquement et tonalerncnt qu'appartenir au ton de la dominante.
Exemple :
Sujet
Fondamentales
ton d'ut -ton de sol
PtO
59. — Faisant application de la théorie précédente, nous pouvons dire tète du sujet
SE PORTANT ^l^^^ '• AU ô" DEGllIC
Un sujet module au ton de la dommante lorsque, commençant par la tonique suivi du 50). ou la médiante, il se porte directement à la dominante, ou au 7" degré (non ^^^^nse jonale altéré dans le mode mineur) suivi du 5 degré.
Dans ce cas le 5' degré du ton principal est considéré comme 1" degré du ton de la dominante et on y répond par le 1" degré du ton principal : de même on répond à la tonique par le 1' ' degré du ton de la dominante et à la médiante par le 3" degré du ton de la dominante (>iii 35, 36, on).
Exemples
Sujet
Réponse
ton d'ut .
ton de sol
ton de sol.
ton d'ut
Sujet
Réponse
ton d'ui ..tonde sol .
ton de sol.i ton d'ut....
Sujet
Réponse
tond'ul...
tonde sol
ton de soi.
tond'ul ...
Réponse
ton d'ut ... ton de sol.
^ i ~ ton desol.;ton d'ut ..
A'. B. — On voit qu'il faut éviter de commencer un sujet par ce mouvement, à cause de l'intervalle peu vocal (jue donne la réponse.
60. — Lorsque le sujet, coininençanl par la Ionique ou la médiante sk PORTE .vu 7'' DEGRÉ {non altéré dans le mode mineur] suivi du 5% ce T degré est toujours considéré ilvrmoïsiquement et tonalement comme tierce de V accord parfait placé sur le 1" degré du ton de la dominante (§ 38).
On y répond par le 3" degré du ton principal suivi de la tonique.
DE LA REPONSE
~* ja #~
Exemples :
Sujet
ton d'ut.
ton de sol
ton de sol
Sujet
ton d'ut ton de SOI
: ton d'ut
Re'ponse \-?^
^ ^ ton de sol Réponse \ "• -
ton d'ut
ton de sol
Réponse
tt
ton de ré.
ton de ré ton de sol
' f ÇJ'
ton de sol. ... : ton de ré ,
rrr- r'r r
61. — Dans le mode mineur, le 7* degré altéré conserve toujours son caractère de note sensible {').
On y répond par le 7" degré altéré du ton de la dominante
Exemples
ton de la
Sujet Réponse
tonde mi
tonde mi
ton de la
Sujet
ion d'ut
ton de sol . .
Répons \ |p ^'[.^ '\ " (^ *^^
tonde sol... ton d'ut
ton d'ut.
ton de sol
ÉTÉ DU SUJET. 62. — Un sujet module au ton de la dominante, lorsque, commençant par la
j.\cr/o.v To- ^
iu: DES DIVERS tonique ou la médiante, il se porte à la dominante, ou au 7^" degré (non altéré
f.GRÉS. ~ ~"
'.l'OMiE TOy.iLE dans le mode mineur) suivi de la dominante, en faisant entendre divers autres degrés.
Tous ces degrés doivent être comptés comme intervalles de la gamme du
(') Parro que la tierce du i"' degré du ton de la dominante est ntinriire.
DE LA REPONSE
ton principal du sujet, si la note précédant immédiatement la dominante (ou le V degré suivi du 5'^) est la médiante ou la tonique.
On y répond par les degrés correspondants du ton de la dominante. Exemples :
Sujet
Réponse
Sujet
Sujet
Réponse
Sujet
Réponse
Sujet
iRéponse
ton de fa rain
12 1 2 :f 4 2 :î 1 ton d'ut min
Réponse \J:>>-|,h> j ^qp^p rf f^
tonde t'a min
1 2 1-2 :< 4 2 :i 1 ton de sol tonde re
in 1 2 3 1
ton de ré
ton de sol
tonde sol tonde ré
E» r' ^ rr '
ton dere
Réponse \ E "
tonde sol
tonde sol tonderé
tonde ré ^.
tonde sol
tonde sol tonde re
tonde ré
tonde sol
tondesol tonde ré
ë« 'UJl u
H 3 7 i 3 2 i ; tonde ré
înjr u
tondesol
63. — Dans tous les autres cas, la tonique (ou la médiante) une fois entendue comme première note du sujet, on doit calculer dans la gamme du ton de la
dominante toutes les notes qui composent le 1"^^' mouvement mélodique portant
DE LA REPONSE
le sujet à la dominante ou au 7^' degré suivi de la dominante (7*= degré non altéré dans le mode mineur).
On y répond par les intervalles correspondants de la gamme du ton du 1'''' degré du sujet.
Le 4" degré non altéré ne fait pas exception à la règle : on le considère toujours dans ce cas comme 7" degré du ton de la dominante et on y répond par le 7° degré du ton principal.
■ tond'iit . . ton de sol
Sujet
Rép.
(x4'' dt-j,'re' Qon altère du ton principal, considère ton de sol.: ton d'ut
néanmoins comme note sensible du ton de la - dominante )
64. — Il en est de même pour le 7^ degré du ton principal (altéré ou non dans le mode mineur), lorsqu'il se trouve, dans le i"'" mouvement mélodique, employé soit comme broderie, soit comme note de passage : il est toujours considéré comme le 3" degré du ton de la dominante.
Exemple :
Sujet
Réponse
ton d'ut .ton de sol
tondesol ton d'ut
IB r J
Dans le mode mineur, on doit en outre tenir compte des nécessités de la gamme mineure moderne.
ton d'ut ton de sol
Sujet
Réponse
DE LA REPONSE
65. — C'est pai' cette règle que s'explique une prétendue fausse réponse de J.-S. Bach (Clavecin bien tempéré, fugue i8). Ayant à répondre à ce sujet :
Bach le considère avec raison comme modulant, dès la deuxième note au ton du 5^ degré — puisque, la dernière note entendue avant la dominante n'étant ni la tonique ni la médiante, les notes interposées entre le sol du -i" temps de la i'''^ mesure et le ré du ■x" temps de la 2" mesure, appartiennent harmoniquement à la cadence en ré g mineur : le double-dièze placé devant le fa (2^ note du sujet) n'est évidemment qu'un accident euphonique. Bach traite son sujet absolument comme s il avait la forme :
fel
qui aurait pour réponse:
et, par analogie, il fait la réponse :
et non comme le voudraient certains théoriciens
réponse qui n'aurait de sens ni musicalement, ni harmoniquement. On se rendra mieux compte encore du bien fondé de la réponse de Bach en substituant au fa X un fa {{ qui donne un si q à la réponse, ou en transposant le sujet dans le mode majeur.
66. — De la même façon, on peut expliquer les réponses suivantes .
(MOZART) -ton.de sol...ton de re'
Sujet
Réponse
Ion de re'
Ion de sol
fe
(BACH
Ion d'ut., ton de sol
Sujet
^^-r^^tLc
ton de soi
ton d'ut
ton a ut. ton de sol
f j assiiu^^^
tondesol. ton d'ut .
DE LA REPONSE
67. — Voici un tableau présentant divers débuts de sujets allant de la tonique au 5^ degré, avec les réponses en regard.
Sujets
jH-r^- ■"
Réponses
^^^mz..^m
fà
chrom -^ '— " — ' —
ssz
-^- ou < tf -
iÉpg
ou =«r
rmrrf
mj-cxD
nu chrom
r'rr'ïif
: chium .
; chrom .
fliiom.
fcp
iV.-5. — Voir § 92 les observations conceriiaul les sujets chromatiques.
DE LA REPONSE
68. — On peut représenter tous les sujets de ce genre par la figure schématique suivante, qui donne le degré affecté à chaque intervalle diatonique ou chromatique, lorsque la tête du sujet, ayant commencé par la tonique ou la médiante, lait entendre diverses notes avant de se porter à la dominante ou au 7" degré suivi de la dominante :
Réponse
tondu V degré «
ton du 5'' degré o ^
ton du S'^decré
^'tf "^^ \n
avec ou sans aliénation? chromatiques Ion (lu l'''"dt'o;ré
Sujet
Réponse
ton du V degré — O^ ;:;
ton du 5'' degré
fil; fil^b fil^b fil] l^b 8^b 81, avec ou Sans altérations chromatiques ton du 5-' degré tondu 1" degré
lib fiiîb tt^b «^ Ijb 8^b fib
69. — On a dit plus haut que, lorsque le sujet se porte à la dominante en faisant entendre 4» DEGRÉ DU T0.\
le V' degré du ton principal, ce 4" degré devait être traité harmoniquement — quoique non PRINCIPAL
altéré — comme note sensible du ton de la dominante. En réalité, dans ce cas, on considère