‹ Traité de la fugueChapitre 32 sur 157 · COMMENÇANT · texte numérisé non relu

COMMENÇANT

PAR LE i^' DEGRÉ dércra toujours ce 4^ degré altéré comme note sensible du ton de la dominante. ALTERE. ^^ ^ répondra par le 7" degré (altéré dans le mode mineur) du ton prin-

cipal.

Exemple

ton d'ut ton de fa

tonde fa.

.; 6 5 4 .: ton d'ul.

DE LA REPONSE

103. — Si un sujet commence par le 2% le 4'' non altéré ou le 6' degrés du sujet

■ ■ 1 rr ~, z \ — : — :; 77r~i — ' commençant

ton prmcipal, on considérera qu il commence dans le ton de son 1" degre^ p4r les'^» 4«

et on calculera la 1'° note dans la gamme de ce ton, en se reportant pour le ou 6' degrés.

reste aux règles énoncées plus haut (§55 35 et sqq.). Exemple :

londesib tonde

J. fa

ton de si b

Sujet

Réponse

tondefa \^^^[ tondefaJ:

Il est presque impossible de commencer un sujet par le 4*^ ou 6^ degrés d'un ton, sans éveiller dans l'oreille le sentiment de la tonalité dont ces notes formeraient le i^'' degré : il faut donc s'abstenir de sujets débutant de la sorte. En composant soi-même des sujets, on se rendra compte facilement combien la tonalité et le mode d'un sujet restent incertains, quand il commence par tout autre degré que la tonique, la tnédiante ou la dominante.

En résumé :

Un sujet de fugue ne module pas lorsque commençant et finissant par la Récapitulation. tonique ou la médiante, il ne se porte pas au 5" degré, ou ne fait entendre le 5'' degré que secondairement, comme note de passage ou broderie, ou dans une marche.

Un sujet module au ton de la dominante, lorsque, commençant par la tonique ou la médiante, il se porte au 5" degré soit directement, soit en faisant entendre diverses cordes du ton du T' degré ou de la dominante.

Un sujet de fugue module au ton de la dominante lorsqu'il commence par la dominante ou se termine par la dominante ou le T degré (non altéré dans le mode mineur).

Dans ce cas, la dominante du sujet devient tonique de la gamme du ton du 5^ degré, et le 7" degré du sujet (non altéré dans le mode mineur) est considéré comme 3' degré du ton de la dominante.

DE LA REPONSE

Quand le sujet commence par la tonique ou la médiante et se porte à la dominante (ou au 7" degré immédiatement suivi de la dominante), en faisant entendre divers autres degrés, tous ces degrés sont calculés dans la gamme du ton principal du sujet, si la note précédant immédiatement la dominante est la médiante ou la tonique.

Dans tous les autres cas, ces degrés sont calculés dans la gamme du ton de la dominante, même le 4° degré non altéré que l'on considère toujours comme 7" degré du ton de la dominante.

Un sujet module au ton de la dominante, chaque fois qu'il présente une altération caractéristique de ce ton, ou que cette altération est sous-entendue dans l'harmonie.

La dominante, une fois entendue comme tonique du ton du 5" degré (soit comme 1" note du sujet, soit dans la tête du sujet après la tonique ou la médiante du ton principal), toutes les notes qui suivent doivent être comptées comme intervalles de la gamme du ton principal : c'est-à-dire que le sujet ne peut plus moduler au ton de la dominante que par une altération caractéristique de ce ton placée devant une des notes, ou sous-entendue dans l'harmonie.

Tout intervalle qui, dans le sujet, appartient à la gamme du ton principal doit être, dans la réponse, reproduit, avec les altérations qui l'affectent, par l'intervalle correspondant de la gamme du ton de la dominante (imitation contrainte à la quinte supérieure ou à la quarte inférieure)

Et réciproquement :

Tout intervalle qui, dans le sujet, appartient à la gamme du ton de la dominante, doit être, dans la réponse, reproduit, avec les altérations qui l'affectent, par l'intervalle correspondant de la gamme du ton du 1'' degré du sujet (imitation contrainte à la quarte supérieure ou à la quinte inférieure).

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