‹ Traité de la fugueChapitre 65 sur 157 · Partie libre · texte numérisé non relu

Partie libre

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Réponse c. Sujet,

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DU DIVERTISSEMENT

Voici l'analyse détaillée de cette exposition.

197. — Si nous considérons le sujet seul, nous pouvons le diviser en Iraginents ou périodes mélodiques.

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En envisageant ce même sujet par mouvement contraire, nous aurons les divisions suivantes :

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198. — Le coNTRESUJET, analysé à son tour, nous fournira les éléments suivants, dont les deux premiers pourront être envisagés comme iririatitcs d'une même forme chromatique :

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et respectivement, par mouvement contraire.

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On peut aussi n'employer qu'un des fragments de ces figures, par exemple

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ou

ou moins encore :

199. — Des PARTIES libres, nous pouvons retenir les fragments suivants :

DU DIVERTISSEMENT

[Exposition, 11" mesure^ soprano)

ou Z±

A la même voix [13" mesure),

une figure purement rythmique qui est utilisée par Bach sous diverses formes :

de'^)

ïEÉ

Bach ne s'en sert d'ailleurs, dans le cours de la fugue, que pour des iniitations de rythme.

On envisagera également ces divers fragments par mouvement contraire.

Dans les mesures i4 et i5, nous trouvons encore au soprano deux figures très voisines de rythme et incluses dans le même fragment mélodique,

^E^ et 18 r r rt"^

qui dérivent toutes deux d'ailleurs de Impartie libre exposée à la ii' mesure.

200. — Le même travail peut être fait sur le sujet envisagé par mouvement RÉTROGRADE DIRECT ;

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ou par mouvements rétrograde et contraire combinés .

Ejiiv-i, r ir/r^rx^rirrfrrrrr^^rn^ . r f r i r xjLi-

ainsi que sur le contresujet et les parties libres, par mouvement rétrograde

DIRECT et CONTRAIRE.

201. — Il ne saurait, pour le sujet qui nous occupe, être question d'AUG- MENTATiON OU de DIMINUTION, les sujets de rythme ternaire se prêtant peu d'habitude à ce genre de combinaisons.

Dans cette fugue, cependant, Bach s'est servi une fois seulement d'un fragment de son contresujet par augmentation en mouvement contraire.

DU DIVERTISSEMENT

Il est I)on de faire obscrvei" aux élèves que les arlifiees de Vatigmentalion et de la (limliiutioii ne doivent jamais être négligés dans l'étude préliminaire qu'ils feront des sujets à traiter, car leur emploi est fréquent et souvent d'un heureux effet.

Nous y reviendrons d'ailleurs plus loin (§§ 25i-254).

202. — Lorsque l'élève aura ainsi rassemblé tous les éléments dont il construction pourra disposer pour les développements de la fuo-ue, il en choisira quel- ^^, ^-^ ligne

' ,. . , . . . MELODIQUE DU

ques-uns qu'il combinera et à l'aide desquels il dessinera la ligne ou con- divertis- DUiTE MÉLODIQUE de chaque divertissement. sèment.

Nous avons dit plus haut que cette ligne mélodique s'établit toujours sur une marche ou sur une série de marches d'harmonie.

Prenons, dans un sujet quelconque,

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yv4-iui

une des figures dont il est formé, et donnons lui sa basse liarmonique naturelle :

uKk ,

po

Ki

1 iS»

203. — Il est évident que, faisant abstraction de la partie supérieure, nous pourrions, avec cette basse comme antécédent, créer toute espèce de marches dliarmonie, suivant l'intervalle auquel nous transposerions I'antécédent; il est non moins évident que, chaque fois que cet antécédent sera entendu à la basse., nous pourrons lui superposer, à l'intervalle correspondant, le trait mélodique qui lui a donné naissance.

204. — Si de plus nous avons en vue a priori telle tonalité èi laquelle nous désirions faire aboutir cette progression, nous n'aurons qu'à disposer celle-ci de manière à moduler au ton voulu dans un délai plus ou moins rapproché.

Supposons que nous voulions moduler au ton de si \^ mineur., nous disposerons notre marche ainsi qu'il suit :

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fJ ^t.

DU DIVERTISSEMENT

Que nous désirions une progression plus longue, modulant par exemple en ré\^ (4*^ degré du ton principal), nous disposerons notre marche ainsi :

ton de la b

ton de fa min

ton de ré b

205. — Mais, telle qu'elle est, cette progression ne sera jamais qu'une marche d'harmonie traitée mélodiquement : il faut donc faire entendre le trait mélodique successivement dans des voix différentes [imitations).

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206. — La CHAïU'ENTE du (liverlisseiucnt se trouvant ainsi établie et les imitations préparées, nous nous souviendrons que nous ne pouvons faire entendre dans les autres voix de simples remplissages harmoniques, mais que, de toute nécessité, les différentes parties doivent être traitées mélodiquement, en contrepoint simple ou double, et que toutes les figures mélodiques que nous leur attribuerons seront empruntées au sujet, au contresujet ou à quelqu'autre partie de l'exposition.

Nous aurons donc à faire préalablement un travail de combinaisons^ à préparer, avant toute ("hose, les matériaux combinables.

207. — ■ (]ommc, dans le cas présent, l'exposition n'a pas été faite, nous utiliserons simplement le fragment donné :

On peut l'envisager sous les trois formes suivantes : i'' Dans sa totalité

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2° Créer avec la i''" mesure [a) une progression mélodique :

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