‹ Traité de la fugueChapitre 67 sur 157 · SUR PLUSIEURS THÈMES · texte numérisé non relu

SUR PLUSIEURS THÈMES

¥M frr

kfc

- r7rvprr ^

rrrrr r

ov

Kl, frr^rf ■

Cî

te

îte

'■n''i> f r P rr

fras.de A .

OL

êêS

frag.de A

Oi.

Sujet au 4''degr(

210. — On se rend compte, en étudiant la réalisation précédente, de la différence qui la sépare de la marche d'harmonie qui lui a donné naissance : néanmoins, à l'audition, on a le sentiment^ \-à. perception nette de cette marche primitive; mais, par la disposition variée des parties, on a évité la sécheresse et la monotonie inséparables d'une progression tant soit peu prolongée.

On verra toutefois plus loin qu'il est des cas où l'emploi apparent de la marche d'harmonie pure et simple est d'un bon effet (,s^ 216).

211. — Tous les éléments du divertissement que nous venons d'étudier sont tirés d'un même fragment du sujet. Mais on peut aussi combiner entre elles plusieurs figures empruntées au sujet, au contresujet ou à une partie libre de l'exposition.

12, ^. DU DIVERTISSEMENT

Dans ce cas, on choisit comme thème principal, pour faire le plan du divertissement, la figure mélodique la plus longue ou la plus accusée par le KYTHME ou par ^'expression. Les autres thèmes font office en quelque sorte de cont resujets.

212. — Ces thèmes différents sont, au gré du compositeur, établis en contrepoint simple, double, triple ou quadruple, suivant leur nombre.

Les imitations qu'on en tire peuvent être libres ou contraintes, périodiques ou canoniques, directes, inverses, rétrogrades, par augmentation ou diminution, etc.

213. — De toute façon, le thème d'un divertissement, considéré comme thème du

, . " , . DIVERTISSEMENT

ANTECEDENT DE LA MARCHE D HARMONIE, BASE DU DIVERTISSEMENT, DEVRA ETRE i'jyjT0N4L

compris dans une seule TONALITÉ, c'cst à dire quil devra commencer dans un ton et conclure par une cadence dans ce ton : on verra, par la suite, que, dans la réalisation du divertissement, la cadence est toujours évitée par l'emploi d'un des artifices habituels de l'écriture musicale.

Les modulations nécessitées par la progression harmonique se feront soit par notes communes au dernier accord de Vantécédent et au premier du conséquent, soit par une coda modulante. On comprend aisément que si le thème initial module, cette modulation amènera forcément le divertissement à présenter la forme de Vimitation circulaire.

214. — L'invention, dans un divertissement, résulte plus de la nature des thèmes que de leur agencement.

Gela ressort de la comparaison des fugues écrites par les maîtres de toutes les écoles : dans ces fugues, les divertissements, dont la variété semble considérable à première vue, dérivent tous d'un nombre assez restreint de combinaisons primitives, à la pratique desquelles l'élève devra tout d'abord s'exercer.

Ces dispositions en quelque sorte fondamentales sont l'application des règles concernant les diverses espèces d'imitations : elles peuvent d'ailleurs être variées presque indéfiniment par leur mélange et leur pénétration réciproque.

215. — Nous avons vu plus haut que, le ou les thèmes du divertissement dispositions une fois choisis, harmonisés et la ligne mélodique déterminée, on disposait ^u

les imitations de façon à leur permettre d'entrer d'une façon apparente. divertissement.

Ces dispositions peuvent être résumées dans les six espèces de combinaisons qui suivent :

Page 1