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Sujet au i*" degro
Ce divertissement est composé sur quatre figures : la première, exposée d'abord au ténor, est tirée du sujet, dont elle reproduit la tète :
cette figure forme thème principal et donne la ligne mélodique du divertissement.
La deuxième figure, entendue dès le début du divertissement, dans la pai'tie de soprano, est imitée à la basse par un mouvement contraire (quatrième mesure et commencement de la cinquième.)
La troisième figure sert également à une imitation entre le soprano et la basse.
Enfin la quatrième, exposée au milieu de la deuxième mesure parle ténor, est reproduite à la troisième mesure par le contralto.
Dans l'ensemble, de [a) en (b), les parties s'imitent deux à deux, et de [b) en (c), c'està-dire à la rentrée du sujet au 4*^ degré, chaque partie s'imite elle-même : on remarquera que, dans ce dernier fragment du divertissement, les imitations des thèmes ii et m sont purement rythmiques, car ces thèmes y sont notablement déformés. C'est une licence d'ailleurs admise, même dans la fugue d'école la plus rigoureuse, où l'on trouve souvent des divertissements entiers composés de pures imitations rythmiques.
DU DIVERTISSEMENT
246. — Nous citerons encore quelques exemples, sans les analyser du reste, laissant ce soin aux élèves qui seront guidés, dans ce travail, par les analyses précédentes : ils trouveront au surplus ample matière à de semblables études dans les préludes et fugues de Bach et de Mendelssohn, dans nombre de quatuors et de symphonies de Haydn, de Mozart et de Beethoven, oîi ils se rendront compte de l'application pratique aux développements musicaux des artifices employés dans la fugue. Nous reviendrons d'ailleurs plus tard, et d'une façon spéciale, sur ce dernier point de vue qui est, en délinitive, la principale raison d'être de l'étude approfondie de la fugue.
a) J.S.Bach. Clavecin bieo tempéré, fugue 4J
Divertissement
N.-B. — A l'Ecole, on défend de faire entrer des parties sur des appogiatures, comme en (rt) et {b).
DU DIVERTISSEMENT
b) J.S.Bach. Prélude pour orgue en Ut mineur .
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Bien que ce divertisseincnl ne soit pas extrait d'une fugue, il offre un exemple si caractéristique du procédé, que je nai pas cru devoir le passer sous silence : la coda mélodique (|ui le termine présente un développement plus grand qu'on n'a coutume de le faire dans la fugue d Ecole ; il est bon d'observer d'ailleurs que ce genre de coda trouve une application logique dans toute espèce de fugue, à la fin d'un divertissement chaleureux ou expressif, et contribue à faire ressortir plus viveuienl l'entrée du sujet dans un nouveau Ion.
DU DIVERTISSEMENT
c) R.SCHUMANN. ( 3Mugue sur le nom de BACH.)
(n)C. Sujet.
0thème principal
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Si
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Coda
^Efj
Rentrée du Sujet
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etc.
Dans cet exemple, les entrées des différents thèmes ne sont pas assez marquées, l'ensemble est un peu touffu et lourd et procède plutôt de la leçon d'harmonie que de l'écriture de la fugue. Il faut donc considérer ce divertissement comme un modèle non d'écriture, mais de li^ne et de conduite mélodiques. Comme le précédent, ce divertissement se termine par une coda formant cadence pour ramener le sujet : mais tandis que dans l'exemple cité de Bach, la coda est nettement mélodique, elle a plutôt ici une allure harmonique, les parties par leur disposition note contre note créant une suite d'accords bien caractérisés.
- DU DIVERTISSEMENT
d^ MOZART. Quatuor en l.at] majeur
Nous avons dit crue toutes les fio-ures d un divertissement sont emploi du
. . , !'• •. .• i MOUVEMENT
s d être imitées par mouvement conth\ihe : ce genre d imitation est coNTimnE
susceptibles
fréquemment employé avec les dispositions étudiées précédemment.
Le mouvement cou traire penl être employé dans le divertissement concurremment avec le mouvement direct, comme dans les exemples suivants.
a). Mendelssohn : Fugue d'orgue, op. i'j, n° 3. Voici le thème principal dn dixertissemenl :
dont le MOUVEMENT CONTRA.IRE donne
On peut figurer ainsi le plan mélodique de ce divertissement
mmuni
;jij Tirrr^^^^
Dans la réalisation, les parties s'imitent deux à deux, les unes faisant
DU DIVERTISSEMENT
entendre le thème par mouvement contraire, les autres l'exposant par mou