‹ Traité de la fugueChapitre 90 sur 157 · PF · texte numérisé non relu

PF

etc.

Sujet

Réponse

Réponse

Chacune de ces combinaisons Ibrine un streïto C-Vnonique complet à deux parties du 5/(/'e/ et de la réponse.

279. — En dehors des cas semblables aux précédents, où le sujet et la réponse peuvent être entendus en entier sous forme de canon, il en est d'autres où le canon est incomplet, c'est-à-dire que le sujet doit être interrompu à un moment donné pendant que la réponse se continue (§ 271).

Exemple :

Réponse

Sujet

sÊ

etc.

Ici Ton voit qu'il est impossible de faire continuer le sujet en même temps que la réponse.

280. — Certains sujets, ou ne donnent pas de strettos canoniques, ou, Pi^TiE

,., , j , . ,• ,. 1, • , ,, .7 UAHMOMOLE

s Ils les donnent, on ne peut les réaliser <\v\ iv laide dune partie liarmo- supplémexnique supplémentaire. Il va sans dire ((ue, dans la fugue, cette partie de rem- taire.

DES STRETTOS

plissage devra toujours être écrite en contrepoint et, clans le stretto, tirée, autant que possible, de la tète du sujet.

281. — D'autres sujets (§ 270) ne donnent de strettos canoniques qu'en commençant par la réponse : enfin quelques-uns donnent des strettos canoniques d'ordre normal, c'est-à-dire commençant par le sujet, et des strettos canoniques inverses, c'est-à-dire commençant par la réponse.

Voici deux strettos canoniques inverses que donne le sujet précédent : on remarquera qu'ils ne peuvent être utilisés, le premier qu'à trois parties au moins, le second qu'à quatre parties et en faisant entendre la réponse à la basse et le sujet au soprano :

Sujet

Sujet

Réponse

a • m us

Il est bien entendu que les parties ajoutées ici ne le sont que pour indiquer l'harmonisation possible du passage et ne préjugent en rien de l'écriture vraie.

282. — Le sujet suivant donne les deux formes de strettos canoniques d'une façon correcte à deux parties :

j. s. BaCR

tes

Réponse

Sujet

Réponse

Il est donc utile, on le voit, de rechercher les strettos canoniques comniençant par La réponse et de s'assurer, lorsqu'ils semblent défectueux au premier abord, si ces défectuosités ne peuvent être corrigées par une partie de remplissage harmonique.

DES STRETTOS

283. — En dehors des stretlos canoniques^ un sujet peut être susce|)tible de donner avec lui-aiéme des canons à différents intervalles (§ 376). Tout sujet devra donc être analysé à ce point de vue — ainsi que la réponse — en essayant ces canons à tous les intervalles et à toute distance de la tête du sujet ou de la réponse. Souvent en effet, la réponse., par suite des changements apportés par la mutation ou la modulation, diffère assez du sujet., pour se prêter à des combinaisons canoniques particulières.

284. — En continuant l'analyse du sujet précédent, nous trouvons les canons suivants :

a) Canon du Sujet à la quinte inférieure.

Sujet

■m ^ mkr ï''

Sujet

1 jg |g « —

etc.

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b) Canon du Sujet à VS"^ supérieure

Sujet

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Sujet.

etc.

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c) Canon du Sujet à la 7*^ inférieure. Sujet

*^ ^ f i> « I fg

Sujet

Vp p <\

d) Canon de la Réponse à la 6**" inférieure.

Réponse ^ rj"

fc^

Réponse.

etc

e) Canon du Sujet avec la réponse entendue à la 6'* supérieure.

Réponse

DES STRETTOS * 1G4 *

285. — On peut dès maintenant, à propos des slreltos précédents, faire quelques remarques importantes.

1° La réponse entrant à une distance quelconque de la tète du sujet, on n'a plus à se préoccuper que les temps forts et faii)les de la mélodie de lune coïncident avec ceux de l'autre, ce qui était de règle dans l'exposition.

■1° Les canons aux divers intervalles impliquent nécessairement que dans le strctto, on peut MODULER aux tons l'oisins et passagèrement à des tons éloignés.

3" On observera dans les exemples du | 281 que l'on est obligé, ce qui arrive souvent, de changer des accidents [dernière mesure du sujet en [b] et (c).]

4° Le strctto (e) du paragraphe précédent est à contre-temps ou, comme disent les vieux traités, per arsin et tliesin (ou in t/iesi et arsi) : les anciens théoriciens attachaient une grande importance à cette forme de stretto, la plus serrée de toutes et la considéraient comme absolument indispensable dans une fugue. Avec les sujets modernes il est rare qu'on puisse s'en servir. Mais il est bon de la signaler, afin que, le cas échéant, l'élève s'exerce à en tirer parti.

286. — Tous les streltos cités jusqu'ici sont h deux parties: pour la fugue à un plus grand nombre de voix, on doit faire le môme travail d'analyse à trois et quatre parties ou plus. Il est rare que les sujets que Ton donne actuellement à l'Ecole se prêtent à des slrettos canoniques à trois ou quatre parties : ces combinaisons sont en effet assez difficiles à réaliser, et la nature mélodique des sujets modernes est peu aisée à concilier avec des canons multiples, si l'on veut leur conserver leur forme trop souvent dénuée de caractère.

ïcQuiDisTANCE 287. — Une première observation est à faire au sujet des strettos à plus

DES ENTRÉES. j^ j^^,^ p^^^tj^^ .

Les voix doivent entrer à des distances égales à celle qui sépare la première répercussion de la réponse de la tête du sujet (§ 272).

Cette règle doit être absolument observée pour le premier et pour le dernier strettos : pour les autres, on est moins rigoureux et il arrive souvent que, dans un stretto, l'on fait entreries thèmes à des distances variables.

288. — Lorsque — et c'est le cas le plus fréquent — le sujet et la réponse entendus dans les quatre voix ne peuvent être combinés canoniquement, on est dans la nécessité d'abandonner le sujet au moment même oii entre la réponse, ou quelques notes après, et fice versa.

Dans ce cas, nous rappelons (§§ 271-273) que, si l'on ne peut absolument continuer à faire entendre un fragment du sujet, si minime soit-il, en même temps que la tète de la réponse, on s'efforcera autant que possible que le contrepoint rappelle ce fragment à un autre intervalle, de façon à ne pas donner l'impression d'un arrêt du thème dans une partie.

Si cela ne petit se faire, on se servira du contresiijet que l'on tâchera de superposer à la réponse. Toute cette partie de la fugue est du reste celle qui exige le plus de travail et d'ingéniosité.

DES STRETTOS

289. — Pour ('tablir les strettos à quatre parties du sujet étudié dans les dispositions

paragraphes précédents, nous reprendrons l'une après Fautre les dill'érentes combinaisons établies à deux parties.

Voici les dispositions rpie l'on en peut tirer. Nous observerons d'abord que ces plans n'ont rien d'absolu, et ne représentent qu'un travail de préparation, ne préjugeant rien de la forme définitive de la strette. Toutes les combinaisons suivantes sont en eflet établies dans le ton principal du sujet ; elles ne doivent servir qu'à repérer en quelque sorte le travail futur de l'ensemble, et, vu leur grand nombre, il est peu probable que toutes puissent être utilisées. // est ncaninoins indispensable que cette préparation soit toujours faite aussi complètement que possible.

Dispositions à 4 parties des eyemples donnés §§ 27» ei suivants

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