OBSERVATION DE MAC CARTIIY
rature prise était ST-'S. La survie dans ce cas fut de 4- jours et 7 heures.
Autopsie. — Corps trés-émacié, mais pas entièrement dépourvu de graisse. L'œsophage était presque complètement obstrué à son extrémité inférieure par une tumeur maligne qui avait envahi le canal dans une étendue de 2 pouces 1/2. Les ganglions du médiastin étaient aussi envahis et on trouva des noyaux de carcinome dans les deux poumons. Ces noyaux étaient en connexion avec les bronches, et avaient atteint les parties les plus profondes du poumon en s'étendant le long de leur trajet. D'ailleurs on aurait cru que le mal s'était étendu de l'œsophage aux poumons par continuité directe de tissu.
Au niveau des noyaux les plus superficiels, dans les poumons, il y avait des plaques de pleurésie récente. Pleurésie à la base, des deux côtés.
L'estomac était uniformément adhérent au lieu de l'incision; vu le peu de temps pendant lequel le malade avait survécu, cette adhérence était remarquablement solide.
Pas de trace de péritonite. La petite courbure était infiltrée de cancer, et les ganglions rétro-peritonéaux étaient également altérés. Entre les tumeurs de l'œsophage et de l'estomac, il y avait une portion de tissu sain. Les autres organes étaient sains.
Dans les remarques qu'il fit à ce sujet, M. Mac Carlhy émit l'idée que la pleurésie peut, jusqu'à un certain point, avoir été causée- par la pulvérisation phéniquée, vu que le malade n'avait pas de pleurésie avant l'opération.