‹ Traité de la gravure sur rouleauxChapitre 8 sur 24 · Fig. 23. — Ovales · texte numérisé non relu

Fig. 23. — Ovales

dessus. O11 peut évider I intérieur pour que le relief se forme plus rapidement (fig. 23 j.

Cercles mats. — 11 est bon d’avoir une collection de cercles mats dont on aura souvent l’occasion de faire usage (fig. 24).

Fig. 24. Fig, 24 bis.

' ur. 21 ,

Limer les barreaux d’acier comme pour faire les pointes sèches.

Quand ils seront parfaitement arrondis, on les frappera sur le poinçon-type au numéro de hachures graduées que I on désire. Ebarber avec soin pour qu’ils soient bien ronds et présentent cet aspect de la figure il\ bis. Quand on les emploiera, placer autant que possible ces hachures en travers à cause du moletage

et du raclage.

Picotages réguliers. — Il ne sera pas inutile à l’élève d’avoir des

Fig. a5.

poinçons des picotages suivants : picots en carrés: ; picots

en losanges : v.V ; picots en hexagones :

picots mille-

points ou sept points (fig. 26). Ces derniers poinçons sont d’un usage assez difficile quand on veut obtenir un effet régulier. Il vaut mieux dans ce cas de se servir d’un report par empreinte faite sur une molette légèrement marquée avec une molette type. On peut aussi marquer directement, mais avec très peu dépréssion avec la inolettetype sur la molette à graver. Les petits espaces peuvent être

marqués avec le poinçon en ayant * ' ' soin d’engrener exactement les six

► \ picots de l’amande A

\ * dans les six picots de

O’ \ / l’amande a, ou ceux de

\ ; s > B en b et ceux de C en c

1 | 0 rlg. 20.

(fig. 27) (Ici nous repro-

Fig. 27. duisons les picots avec un fort

grossissement pour mieux faire comprendre). En répétant cette opération six fois on aura ce résultat (fig. 28) où l’on trouvera 79 picots frappés en 7 fois.

Le poinçon à 19 picots (fig. 26) est d’un usage très étendu pour la gravure des demi-teintes en picots brouillés ou frappés

APPRENTISSAGE DE l’ÉLEVE GRAVEUR

irrégulièrement. Gomme c’est le poinçon le plus difficile à faire nous allons donner notre manière de procéder.

On choisit ou on fait une molette-type où les picots sont bien fraisés de sorte qu’il n'y ait presque pas de table ou de surface et où les picots se louchent presque. Nous aurons alors une gravure ayant

l'apparence de la figure 29

29) et qui offrira moins

de résistance à l'entrée du métal qu’une gravure où les picots ne

se louchent pas (fig. 3o) (ces figures sont agrandies pour

mieux faire comprendre). Puis on prend un barreau d’acier d’un diamètre un peu plus fort que celui du creux à relever. On lime les deux bouts en cônes très obtus. Un des cônes doit être très soigneusement limé pour que son sommet soit bien au centre. On fait une marque quelconque pour servir de point de repère et pour pouvoir replacer aisément le poinçon sur la molette-type. Le barreau aura alors cette forme (fig. 3i).

Fig. 3i.

Après avoir placé la pointes dans le picot central, on frappe bien perpendiculairement à la marque x bien parallèle à

l’axe a b des trois picots de l’hexagone a ..... - b . O11 conti-,

nue la frappe j usqu’à ce que tous les picots soient marqués ; ceux de l’extérieur seront les derniers à venir. Pour faciliter le dégagement des picots, 011 peut toucher avec un peu de vernis toutes les parties arriérées et ronger un peu en trempant obliquement le bout du barreau dans Peau-forte. Quand tous les picots sont pointus, 011 ébarbe et l’on trempe.

Hachures pour filets. — Gomme on place toujours des hachures dans les filets en long et le plus souvent aussi dans ceux en tra-

vers, ou doit se pourvoir d’un assortiment de poinçons pour y frapper des hachures à différents écartements. Ces poinçons auront différentes longueurs et largeurs. A cet effet il suffît de limer plates deux faces du poinçon et d’en terminer la pointe en

ciseau (fi g. 32) puis de frapper ce poinçon sur les hachures-types pour obtenir des formes et des dispositions variées telles que celles représentées figure 33, mais avec un grossissement considérable.

Fig. 33.

Les barreaux d’acier pour les différents types de poinçons n’ont pas besoin d’avoir plus de 6 à 7 centimètres de longueur.

6° Porte fraise. — Après avoir frappé les picots avec le marteau et la pointe sèche, on rode sur le tour au moyen de la pierre du Levant et de l’huile. La bavure produite par le refoulement du métal referme les picots qui 11e sont plus ronds, surtout quand ils sont un peu groupés. De plus il serait impossible d’en tirer un bon relief. C’est ce qui a donné l'idée de faire un instrument à mouvement rotatoire portant une mèche en acier trempé nommée fraise. Cet instrument nommé porte-fraise est composé comme suit :

Un anneau A (fig. 34) ouvert par le haut reçoit l’index de la main gauche qui pressera sur le porte-fraise chaque fois qu’011 le mettra en œuvre. Il est fixé par une soudure solide au tube C. Une vis B, terminée à la partie inférieure par une pointe conique trempée sert à régler le mouvement de l’arbre D dont le bout est percé d’un trou dans lequel s’engage la pointe conique G. La pièce D est retenue dans le tube C au moyen d’une goupille E

APPRENTISSAGE DE l’ÉIÆVE GRAVEUR

Fig. 34. — Porte-fraise.

cjui traverse le tube C en passant dans une rainure tournée sur 1 arbie D. L extrémité inférieure de cet arbre est percée d’un trou conique N, absolument droit et concentrique, dans lequel s engagera la fraise. Sur 1 arbre même est ménagée une petite poulieMsur laquelle s’enroulera la corde en boyauFd’un archetH seiiant à faire pivoter la fraise dont les trois angles tranchants enlever ont les bords du picot. La trempe de la fraise doit être irréprochable.

7° Règles à chapeau. — Pour tirer des lignes parallèles, en travers, sur molettes, on emploie des équerres composées de deux plaques de tôle soudées ou viss ées à angle droit (fig. 35).

Quand les lignes en travers n’ont pas de biais, il suffit de placer l’équerre sur la molette et de suivre le long de l’arête Jd avec une pointe aiguë pour avoir une ligne

parfaitement horizontale.

Comme on a souvent à tracer des lignes en biais, nous avons imaginé d’adapter, à chaque extrémité de l’équerre deux vis D avec lesquelles on peut donner aux lignes l’inclinaison et le sens dont on peut avoir besoin.

On fait aussi des équerres dont la partie B est mobile sur la pièce C ; on la fixe à l’angle voulu au moyen de deux vis D (fig. 36).

8° Tire-lignes. — Les traits en rond, sont faits au moyen d’un tire-ligne formé par une espèce de fer à cheval sur lequel on fixe un burin ou une pointe à la hauteur voulue (fig. 37).

g0 Outils divers. — Outre les instruments et outils déjà cités, le graveur devra se procurer quelques marteaux de différentes grandeurs, les uns plats, d’autres légèrement bombés; un bru-

Fig. 37.

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nissoir pour rouleaux, un brunissoir pour tirer les empreintes, une pierre à huile de première qualité (celles dites d’Arkansas sont excellentes) enfin quelques compas, grands et petits.

Nous avons indiqué les principaux outils, nous allons maintenant essayer d’en tirer le meilleur parti possible.

B . — Calque et décalque

L’élève graveur a été laissé au moment où nous le supposions assez fort pour graver au burin des lignes droites et des lignes courbes, sans hésitation et sans reprises ; nous l’avons muni d’une loupe appropriée à sa vue ; il s’agrt maintenant de le faire passer aux études élémentaires de la fleur et de l’ornement. Il devra donc commencer par dessiner un calque et l’appliquer sur la molette par un des moyens suivants :

i° Procédé au pointillé. — C’est un ancien procédé ; il consiste à faire adhérer le papier calque à la molette en enduisant celle-ci avec de la cire à épreuves et en pointillant tous les contours à travers le papier avec une pointe bien effilée. Cela était fait séparément pour chaque couleur. Cependant quelques maîtres faisaient pointiller tous les contours sur la molette principale, dont on tirait ensuite des épreuves au papier vég’étal ciré que l’on reportait sur chacune des autres molettes. On ne se sert encore de ce procédé que pour réparer de lég'ères omissions sur la molette ou sur le rouleau.

La cire ci épreuves s’obtient en faisant fondre ensemble, dans un récipient en g-rès ou en faïence, 80 gTammes de cire blanche et 20 grammes de suif de chandelle. Faire fondre d’abord la cire. Quand le tout est fondu et bien mélang'é, on le coule dans des moules cylindriques en papier ayant environ 4 centimètres de diamètre et io à 20 centimètres de long-.

20 Procédé au bi-iodure de mercure. — On peut reporterie pointillé ou le tracé de la molette principale en se servant de biiodure de mercure en poudre, au lieu de couleur pour les épreuves. La molette à marquer doit être bien polie et lavée ensuite à l’eau de savon. On applique alors l’épreuve au bi-iodure de mer-

TliAITE DE LA GUAVUHE SUH nOULEAL’X

cure eu évitant soigneusement de faire des plis au papier. Au bout d’un quart d'heure le tracé sera reproduit sur le métal. Cette couleur ne peut guère servir à faire des calques au pinceau car elle les brûle rapidement et ne se manie pas bien. On se sert de plumes de corbeau. La couleur est faite d'iodure de mercure additionné d’un peu de blanc de plomb et d’un peu d’eau gommée. C'est un violent poison.

La préparation de l’iodure est la suivante:

Verser une dissolution de 4o grammes de bicfilorure de mercure ou sublimé corrosif dans un demi-litre d’eau, dans une autre dissolution de 5o grammes iodure de potassium également dissous dans un demi-litre d’eau ; le précipité obtenu (66 grammes) est lavé à l’eau froide par décantation, égoutté et séché à l’abri de la lumière.

Ce mode de décalquage a été découvert par hasard dans batelier de gravure de M. Schlumberger jeune à Thann (vers i84o). Un morceau de papier ayant contenu de cette substance se trouva en contact avec une molette polie et provoqua la morsure qui est la base de ce procédé.

3° Procédé au soufre. — Vers l’année 1 855, se place une innovation dans le décalquage des dessins sur molettes et sur rouleaux qui, pour cette opération, marque une révolution complète et de la plus haute importance ; nous voulons parler des calques faits avec des couleurs contenant du soufre.

Ce procédé est dû à M. Charles Weiss, à cette époque chimistegérant de la fabrique de Neùnkirchen, près de Vieil ne (Autriche).

M. Weiss, frappé de la lenteur et des inconvénients du procédé par picotage que l’on pratiquait, comme partout ailleurs, dans batelier de gravure de la fabrique de Neùnkirchen, eut l’idée très ingénieuse d’appliquer à cette opération de décalquage la propriété qu’a le soufre de produire un sulfure noir au contact du cuivre ou de l’argent.

Il incorpora du soufre précipité à la couleur habituellement employée et en assura la facilité d’emploi par un broyage à beau, qui, s’il est exécuté consciencieusement, permet de des-

APPRENTISSAGE DE L’ÉLÈVE GRAVEUR

siner au moyen de ce mélange aussi aisément qu’avec n’importe quelle couleur.

Ce petit perfectionnement de détail fut en réalité un des plus sérieux apportés, à la gravure dans les cinquante dernières années, et peut-être même le plus sérieux.

Il permit, avec un seul et meme décalque, de marquer successivement en un temps très court, toutes les molettes d'un même dessin et, avantage énorme, d avoir l’ensemble du dessin marqué sur chacune d’elles ; l’opération est très simple et ne prend au giaveur que le temps necessaire pour mettre le calque sur la molette en le repérant sur les équerres de celle-ci. Un quart d’heure ou vingt minutes après, le dessin est marqué en noir avec une nettete parfaite et il ne reste plus qu’à vernir la molette pour l’empêcher de s’oxyder pendant le travail de gravure.

Pour tous les dessins, ce procédé constitue une économie de temps serieuse; pour certains dessins ouvragés, tels que cachemires, petites fleurs détaillées, etc., il réalise souvent plus d’un tiers d’économie sur le temps nécessaire autrefois à la gravure de la molette avec l’ancien procédé.

Outre cela, il assure un décalquage beaucoup plus parfait et plus visible et la réunion de l’ensemble du dessin sur chaque molette permet au graveur de travailler avec beaucoup plus d’assurance et, par suite, avec moins de fatigue et plus de rapidité.

De plus, avec un bon calque bien exact, un ouvrier de valeur médiocre peut graver d’une façon suffisante des dessins qu’on n’aurait jamais pu lui confier avec l’ancien procédé.

L’on peut donc hardiment dire que le décalquage au soufre a élargi les ressources de la gravure d’une façon remarquable et augmenté la production de l’ouvrier, tout en lui rendant le travail moins pénible.

Pour la gravure des meubles et des foulards, l'influence de ce procédé n’a pas été moins grande et a peut-être davantage encore mis la gravure de beaucoup de genres de dessins à la portée des mains relativement peu habiles.

Cela est si vrai que nous avons entendu un jour un graveur de

meubles, très bon ouvrier, mais à l’esprit peu ouvert au progrès, critiquer amèrement le procédé en disant que « grâce à lui, avec un bon calque, chaque apprenti pouvait maintenant graver un dessin ». Il y avait de l’exagération dans cette critique, mais elle constitue certainement le plus bel éloge que l’on puisse faire du procédé de M. Weiss au point de vue du rendement industriel.

De Neùnkirchen, le procédé fut apporté à Mulhouse par M. Laucher qui était chef d’atelier chez M. Weiss lors de la mise en train du procédé, et il se répandit rapidement dans tous les ateliers.

4° Cuivrage de ravier. — On commence par préparer une faible solution de sulfate de cuivre marquant 5° à l’aréomètre Beaumé ; on y ajoute ensuite de l’acide sulfurique jusqu’à ce que le bain marque 6°. Nous conseillons de ne pas dépasser ce point, de crainte de voir le cuivre manquer d’adhérence sur le métal et s’enlever par couches lamelleuses. Pour un travail de longue haleine ce serait désastreux.

Les molettes à cuivrer doivent être nettoyées parfaitement à l’es¬

sence de térébenthine, puis avec une bouillie de blanc d’os calcinés, ou de terre pourrie, ou de tripoli avec de l’alcool. Ces recommandations ne sont pas superflues, car la moindre trace dégraissé dans le bain ou sur la molette, même le simple contact des doigts, occasionnent des parties noires ou non adhérentes.

Une simple immersion de la molette bien préparée suffit; on la plongera de suite dans de l’eau propre, puis on l’essuiera vivement avec un chiffon sec, sans apprêt. La molette bien réussie présentera une belle teinte rosée.

Les molettes peuvent aussi être nettoyées pour le cuivrage avec de la toile émeri neuve, à sec, sur le tour; ou bien encore avec

de la craie bien sèche ou de la benzine.

5° Applicage du calque. — La marge du haut du calque doit être coupée afin de ne pas recouvrir une partie de la surface à marquer. On frotte un peu de cire à épreuves sur les marges de côté et dans le bas; on en met un peu dans les grands vides, surtout au bord de la partie coupée, pour assurer l’adhérence à la

APPIi ENTISSAGE DE L’ÉLÈVE GRAVEUR

molette. On pose le calque sur la molette d’après une ligne horizontale tracée d avance et, lorsqu’il est bien en place, on enroule pai-dessus une bande de toile propre, de 2 cent imètres de largeur pour que le contact soit intime partout.

Pour les calques au pinceau, le séjour du calque sur la molette varie entre 1 heure et 12 heures, suivant l’état de la température.

Les épreuves avec la couleur au soufre n’ont pas souvent besoin de séjourner plus d’une demi-heure. La chaleur, la force

Bas

Fig. 38.

Bs

Ac

%. Fig. 4o.

de la gravure et la proportion de soufre influent sur la rapidité de la sulfuration.

Si le calque a ete lait dans de bonnes conditions, on pourra l’appliquera 4 ou 5 reprises sur les molettes, sur les planches ou sur les rouleaux. Toutefois il 11e faudra pas le laisser plus que le nécessaire à chaque fois, afin de ne pas épuiser le soufre inutilement.

Avant d’enlever le calque de la première molette ou du premier rouleau, on perce quelques trous à travers le croisement du papier pour faciliter les repérages subséquents. Le moindre

écart est ainsi rendu très apparent. On se sert pour cela cl un cercle de 2 millimètres de diamètre.

Pour les rouleaux il est indispensable de percer les trous aux croisements des équerres et de donner deux coups de canif en croix en suivant exactement les équerres tracées mécaniquement

sur le rouleau.

Les figures 38, 3q et 4o représentent respectivement un calque de molette, un calque de rouleau meuble à rapport droit, et un autre à rapport à demi.

6° Vernissage des décalques. — Nous avons maintenant nos contours indiqués en noir sur un fond de cuivre rose. Mais tout ceci n’est que superficiel et délicat quoique très visible. Il s’agit de le fixer par l’application d’une couche mince d’un vernis protecteur, car le contact prolongé de la main du graveur enlèverait rapidement et la sulfuration et le cuivre même.

Après avoir essayé divers vernis, nous nous sommes airêté au mélange suivant qui ne nous a jamais fait défaut. Ce vernis est composé d’alcool et de gomme gutte à i5 0/0. C est le même vernis employé dans les cabinets de physique pour préserver les instruments de l’oxydation.

On chauffera la molette à 8o° par un moyen quelconque mais ne salissant pas le tracé; puis au moyen d’un pinceau doux 011 passera une légère couche de la solution. La transparence de ce vernis permet de suivre les moindres détails du calque.

Pour enlever toute chance de frottement nuisible, on recouvre la molette ainsi vernie d’une bande de papier que l’on déchire ou découpe, au fur et à mesure qu’on avance dans le travail.

A défaut de gomme gutte, employer de bonne gomme-laque dissoute dans de l’alcool à 90°.

70 Argenture au frotté. — La sulfuration du décalque ne se fait pas aussi bien sur le cuivre massif que sur le cuivre mince d un dépôt superficiel. Elle ne se fait pas du tout sur le cuivre jaune qu’il faut par conséquent argenter. Nous préférons même argenter les planches plates et les rouleaux en cuivre rouge à marquer.

Deux argentures sont employées pour y arriver : l’argenture

APPRENTISSAGE DE L'ÉLÈVE GRAVEUR

au pouce ou au frotté et l'argenture galvanique. Pour cette dernière voir I article spécial dans la IIP partie.

Poudres à argenter. — Broyer finement, dans un mortier en porcelaine ou à la molette en verre, sur un marbre, à l’abri delà lumière (à cause de la décomposition des sels d’argent), les substances suivantes :

Formule n{) i

Nitrate d’argent fondu blanc ou bien

chlorure d’argent . ioo grammes

Bioxalate de potasse ou sel d’oseille . 3oo —

Bi tartrate de potasse ou crème de

tartre . 3oo grammes

Sel de cuisine . 4^o —

Formule n° 2 (plus simple)

Chlorure d’argent . 60 grammes

Sel de cuisine . 3oo —

Crème de tartre . 200 —

Formule id 3

Craie . 20 grammes

Nitrate d’argent . 4 —

Cyanure de potassium . 8 —

Conserver ces poudres dans un flacon opaque et, au moment de s’en servir, ajouter une petite quantité d’eau pour en faire une bouillie épaisse que l'on frotte avec un linge propre, ou avec le creux de la main, sur la surface à argenter. On dégorge vivement, avec de l'eau pure ou légèrement savonneuse, pour empêcher l’oxydation, puis 011 sèche bien à fond. Cette argenture, quoique assez superficielle, résiste bien au frottement, et l’application d’un calque au soufre donne d'excellents résultats. Il est essentiel de ne pas avoir de blessures à la main : les sels d’argent et surtout le cyanure étant dangereux.

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