Traité de la lumière
Le Traité de la Lumière que nous préseutoxis au pviblic est extrait de VEncyclopédie métropolitaine, ouvrage âmmense , auquel coopèrent les savants an- ' glais les pliS disLiii^ués. Les différentes bjpanches des sciences, des lettres et des arts, sont exposées dans des articles fort étendus , qui peuvent être considérés comme autant de traités spéciaux. Cette collection , qui ne doit pas comprendre moins de cinquante volumes in-quarto , et qui coûtera aux souscripteurs plus de 1,200 fr, , ne pourra guère se répandre sur le continent , où la difficulté de la langue sera un iu)uvel obstacle à sa propagation. Si l'on considère , d'une autre part , la nécessité daus laquelle on se trouve de souscrire à la fois pour une, série ^d'ouvrages souvent très inégaux en mérite , et traitant des sujets les plus divers , on sentira que
peu de personnes seront à même de jouir, chacune dans sa partie , des avantages qu'on était en droit d'attendre de la publication de VEncyclopédie mé- H tropolitaine .
Ces considérations nous ont portés à publier sé~
parement un des principaux articles, qui a pour objet la lumière {light) , et qui ne se recommande pas moins par la manière claire et savante dont le sujet est traité , que par le nom de l'auteur, qui se rattache depuis long-temps aux plus brillantes recherches dans les sciences. Cet article peut être d'ailleurs considéré , avec juste raison , comme le traité le plus complet qui existe sur cette importante partie de la physique. Nous avons cru devoir modifier un peu le titre , malgré les observations do M. Herschel , qui nous demandait avec modestie que- son ouvrage fût présenté comme un simple ^ essai.
Nous n'avons rien négligé, du reste, pour donner au texte français toute la correction possible ; nous espérons même que, sous cç rapport, la traduction méritera la préférence sur l'édition anglaise, qui, en général , laisse à désirer du côté de l'exactitude typographique. N'ayant entrepris notre travail que dans Tunique but de servir la science, nous n'a vons pas craint de refaire la plupart des calculs :
M. Verhulst, qiii s'est plus particulièrement occupé de la traduction , a bien voulu se charger encore de cette vérification pénible. Nous nous sommes empressés aussi de mettre à profit les diflférentes corrections que M. Herschel a eu l'obligeance de nous transmettre, et pour lesquelles nous lui témoignons ici tonte notre reconnaissance. Nous avons regretté que les occupations de ce savant ne lui permissent pas d'ajouter quelques additions à son travail sur plusieurs points de l'optique qui ont donné lieu à de nouvelles recherches depuis la publication récente du Traité de la Lumière : l'un de nous a essayé de remplir cette tache difficile, dans des notes que l'on trouvera à la fin de l'ouvrage.