‹ Traité de la lumièreChapitre 46 sur 73 · Le docteur Blair a poussé si loin ses intéressantes · texte numérisé non relu

Le docteur Blair a poussé si loin ses intéressantes

^P^^riences , qu'il croit pouvoir construire un objectif de

^Uf pouces de longueur focale et de trois pouces d'ouver-

^'^Q^ce qu'assurément aucun artiste ne songerait à faire avec

^ ^^ lentilles de verre. Nous terminerons ce que nous avions

^ire des travaux de ce physicien en répétant un vœu émis

^ti| uqe seBdblable occasion par le docteur Brewster, qui a

^ ^gnement amassé la limite tracée par son prédécesseur

par ses recherches sur les pouvoirs dispersifi. Ce savant d< sirait que cette partie de l'optique fixât l'attention d'artisi liabiles ^ qui confirmassent les découvertes du docteur Bis par des expérience s£utes avec tout le soin convenable. Si l'< parvenait k composer des milieux solides doués de propriël semblaUes k qelles des liquides dont nous venons de parle le télescope deviendrait un nouvel instrument.

478. — Les expériences du docteur Blair conduiseni cette conclusion remarquable y qu'à la surface commune deux milieux un rayon blanc peut se réfracter sans disp sion. En effet , p et pi' étant les indices de réfraction des ■ lieux pour une certaine couleur, telle que le rouge extrén

- sera leur indice relatif pour cette même couleur, et ^ ] ■

pour une couleur quelconque. Si les pouvoirs réfringents dispersifs sont tels que

p' -j- ^ II* __^ p'

p + 5 fi ^ IL ^

d'où

f. 5 fx' = fxU fx et 3-^, = •^,

et que cette relation subsiste pour tout le spectre, c'est-à-di

si les accroissements des indices de réfraction, à partir <

rouge vers le violet, sont proportionnels aux indices mèm^

l'indice de réfraction relatif sera le même pour toutes l

couleurs, et la dispersion n'aura pas lieu. De là résulte enti

les indices de réfraction ' et de dispersion la relation sv

vante :

De plus, réchelle de dispersion doit être la même pour 1^^ deux milieux. Suivant que les dispersions s'écarteront co pl"^

a87 ou en moins de la loi précédente , les rayoni riolett seront plus ou moins réfractés que les rouges à la surface commune des deux milieux.

Nous f asserons maintenant à la solution d'un problème d'une grande importance pour la pratique, en ce qu'il permet d'achever la destruction des couleurs dans un objectif déjà a peu près achromatique , en éloignant plus ou moins les lentilles sans altérer ni leurs Courbures ni leurs longueurs focales.

Problème.

479* — Exprimer la condition de l'achromatisme quand les deux lentilles se trouvent à une certaine distance i l*ane de l'autre.

«Reprenant la notation des art. 25 1 et 268, nous avons

^ outre, pour que la combinaison soit achromatique, il ^«»ît avoir

^^Poisijue ^ et D sont constants, et que L' et L* ne varient ^ CQ conséquence des accroissements des indices de réfrac- ^'^«> |i' et p% l'on a

^ pareillement

de nunifcre iju'tn ftibstituant , il Tient

48p. — Telle est la condition de rachromatisme. Comv^ elle dépend de D, l'on voit que, si les lentilles ne se touchent pas , l'objectif ne sera plus achromatique pour des objets rapprochas , lors même que la coloration serait tout-à-fut nulle pour des objets ëloignës : l'œil ne peut donc être achro^ matique pour des objets placés à des distances quelconques 9 car ses lentilles ëtant très épaisses par rapport à leurs Ion** gueurs focales , les surfaces qui ne sont pas en contact se trourent séparées par des intervalles considérables.

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