Dans le cas de rayons parallèles, l'équation clevient
p'f L" ( 1 — tVy =z — p' V',
d'où l'on peut conclure l'intervalle rentre les lentilles quand on connaît les pouvoirs réfringents et dispersifs. La valeur de / est alors
482, — Si les lentilles se suivaient immédiatement, la condition de Tachromatisme serait
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comme nous l'avons déjà fait voir. Chaque fois doncq»J^ cette fraction est moindre que l'unité , c'est-à-dire chaque fois que L", pouvoir de la lentille concave de flint-glass^*'^ nous supposons ici être la seconde), est trop grand, ouqu^O" la couleur est plus que corrigée, pour nous servir de l'exp*"^ tion des opticiens , Ton peut achromatiser l'objectif ou f^'
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m^dièr â l'exc^ de ^^rection , sans retaillet les verres , eif éioigtiaDt un peu les Instilles. Dans ce cas^ en effet, la qoàn* titësoas lé radical est mpiildre que Punit^^ et par conséquent /est positif, condition sans laquelle la réfraction ne pourrait iToirlieu de là manière que nous avions supposée.
>485. — De plus^ ceci nous procure un moyen pratique trèi ftcile de nous assurer, avec la plus grande précision, iiu rap-^ p^rtde dispersion des deux milieux. Supposons que la len-» tiUe convexe de crown-glass soit un peu plus que corrigée par un verre concave de flint-glass, et que les couleurs soient détraites par la séparation des lentilles , on mesurera lei
longueurs focales — et — et Tintervalle / .• la valeur du
rapport de dispersion tt sera alors '
JIÎL — De V absorption ou de ^extinction de la lumière par des milieux non cristallisés.
'l'ous les milieux absorbent la lumière ; ils absorbent inégalement les couleurs. — Expérience. — Loi de la transmission. — • Loi de l'ab^ loy^tion d'un milieu fij^urée par une coiirtie. — Dernière teinte d'un ^leu absorbant. — Les teintes varient avec l'épaisseur ; exemple numérique.— Pouvoir éclairant relatif des rayons du spect^re. — Milieux 'OQges, milieux verts, milieux dicbroma tiques, milieux bleus. — lso~ l^tioQdu violet extrême. «- Milieux pourpres, milieux combinés. — .^iolatioa d'un rayon bomogène de couleur rouge extrême. — « La cha- '^r influe sur le pouvoir absorbant. -~ Il y a des personnes qui ne ^^oietit que deux couleurs. — Hypothèse de Mayer. — Modification de '^elledeMayer. «— Teintes blanches, grises, neutres, rouges, jau- . '***» bleues, brunes, pourpres et vertes. — La même couleur peut ré- » 'J'^^r de diverses combinaisons de celles du spectre. -— Hypothèse du Jeteur Yopng. — Exemple numérique. — Phénomènes produits par ^^ tùmmes colorées. — Flammes de combustibles qui brûlent faii>Ie^ (jy ^<!iit; flammes de combustibles en état d'igniiion complète ; flammes ^<4orée$ par des sels. — La couleur dépend surtout de la base des sels.
' 4S4. -:• La transparence est la propriëlë do.nt jouissent I. i^%
certains milieux d'être perméables à IjUumière, c'est-inlir de la laisser passer entre leurs mole'cmS. Un milieu estplo ou moins trranspareût , suivant que la quantité de lumièr qu'il transmet est plus ou moins considérable par rapport celle qu'il reçoit. Parmi tous les milieux pondérables ^ nov n'en connaissons aucun dont la transparence soit parfaiU L'on peut supposer qu'une partie des rayons est réfléchie pa les molécules qu'elle rencontre sur son passage; ou si ceti explication paraît trop grossière pour l'état actuel de 1 science, ron peut dire que ces rayous sont arrêtés ou dëfoni nés par les forces qui résident dans les atomes dont les cor] sont formés.
L'expérience nous apprend que les milieux les plus rar et les plus diaphanes, tels que l'air, l'eau, le verre, etc.,ëte gnent graduellement le rayon lumineux qui les pénètre, < que, si leur épaisseur est assez considérable, ils l'aflaiblisseï au point de ne plus faire impression sur nos organes. Ainsi sur le sommet des hautes montagnes , le nombre des étoiN visibles à l'œil nu est beaucoup plus grand que dans la pla ne , la faible clarté des plus petites étant trop diminuée p2 les couches inférieures de l'atmosphère pour affecter encoi notre vue. De même, plusieurs objets cessent d'être visibles de grandes profondeurs sous une eau parfaitement limpid< Le docteur Olbers va jusqu'à supposer que le même phéno mène a lieu pour les milieux impondérables (si toutefois il e existe ) qui remplissent les espaces célestes , et le regara comme la cause du petit nombre d'étoiles (de cinqàdj millions) que nous pouvons apercevoir avec les plus fort télescopes. Il est probable qu'on sera long-temps avant o' pouvoir confirmer ou réfuter cette singulière opinion.
485. — S'il n'est point, dans la nature, de corps entièrement diaphanes , il n'en est pas non plus d'absolument opaques : l'un des métaux les plus denses , l'or , réduit ^^ feuilles assez minces , laisse passer la lumière. Il est prouve d'ailleurs, parla couleur de la lumière transmise, q**^^
verte, même quand les rayons incidents sont incolores, que les rayons traversent la sul>a|||iice même du métal , et non des trous ou des fentes -imperceptibles. Le plus opaque de toQs les corps, le charbon, devient un des plus transparents ^andson état d'agrégation vient à changer, comme dans le diamant. Tout corps , quoique de couleur très foncée et opaqae en apparence , ne devient coloré qu'autant que les niyoQs qui le rendent visible ont pénétré sa substance : car, s'ils n'éti^ient que réfléchis à sa surface, ils paraîtraient blancs. Si les couleurs des corps ne dépendaient que des surfacei , l'amincissement de ces corps ne pourrait influer sur leur coloration. Mais cette hypothèse s'éloigne tellement de la vérité, qoetoos les corps colorés, quelque foncées que soient leurs ^tes, paraissent d'une couleur plus pâle lorsque leur épaisseur yient à diminuer : ainsi les poudres de tous les corps colorés, ou les traces qu'ils laissent quand on les frotte 3ur VQ corps d'une dureté plus grande que la leur, sont toujours d'une couleur moins foncée que celle des corps en masse.
4%* — Cette diminution graduelle de l'intensité des ^jons transmis à travers un milieu d'une transparence imptrfaite s'appelle absorption. Jamais les rayons de différente coolear n'en sont également affectés : c'est de cette inégalité ^e dépend ht couleur des corps vus au moyen de la lumière ^asmise. Un rayon blanc qui traverse un milieu parfaite- ^Dt diaphane devrait, à son émergence, avoir tous ses éléments colorés dans la même proportion, parce que la lumière ^'^fléchie par ses deux surfaces est incolore^ mais cette blanchear absolue dans le rayon transmis ne s'observe jamais : '^ milieux sont donc inégalement perméables aux divers '^ons colorés. Chaque rayon du spectre a son indice de ^'^B'Upa/vRCtf particulier pour chaque milieu : cet indice, de ■*«nie que celui de réfraction , varie suivant la couleur des ^^yoiis et la nature à!QS milieux.