‹ Traité de la lumière, t.1Chapitre 140 sur 171 · On peut remarquer, à ce sujet, que le vert du troi · texte numérisé non relu

On peut remarquer, à ce sujet, que le vert du troi

sième ordresest le seul qui soit. d’une couleur pleine et bien pure; celui du second ordre est presque imperceptible;; et celui du quatrième est sombre et tirant sur le vert-pomme. Le jaune est bien prononcé dans le second et le troisième ordres , mais surtout dans le second, où il est très brillant ; celui du premier ordre est plutôt couleur de feu et passe à l’orangé. Le bleu est très pâle et à peine sensible dans le premier ordre ; dans le second il est plein et brillant, mais il est beaucoup moins dans le troisième. Le rouge du premier ordre mérite à peine ce nom, car c’est une couleur de brique fort terne; celui du second et du troisième est vif et plein ; mais tous ces rouges tirent'sur le cramoisi, et aucun n’a la teinte de l’écarlate ou du rouge prismatique.

PHévomène IL.

657. — Les largeurs des anneaux sont inégales : elles décroissent, et les couleurs se rapprochent davantage, à mesuré que l’on s'éloigne du centre. Newton, à qui l’on doit la description exacte et la discussion de ces phénomènes, a trouvé, par des mesures directes ; que les diamètres des anneaux:les plus sombres (c’est-à-dire des anneaux pourpres)sontcomme les racines carrées des nombres pairs, 0, 2, 4, 6; etc., ën regardant la tache noire comme un anneau, et en saisissant l'instant précis où elle commence à paraître par l’effet de la pression. Les diamètres des anneaux brillants de toutes les couleurs sont comme les racines carrées des nombres impairs, 1, 5, 5, 7, etc. Les surfaces en contact étant des sphères, d’un rayon très considérable en comparaison des diamètres des anneaux , il s'ensuit que les intervalles entredes surfaces aux points les plus obscurs etaux plus brillants, croissent comme les nombres naturels o0,1,2,3,4, etc. Quand on connaît les rayons de courbure des surfaces en contact, cette loi fait connaître les grandeurs absolues des intervalles en question. En effet, si ret r' représentent les rayons de courbure, et D le diamètre d’un anneau quelcon-

que, l'intervalle entre les surfaces sera la différence des

sinus-verses de deux arcs de cercle ayant une corde commune D.

Soit AE (fig. 150) le diamètre de la surface convexe AD :lona ; EA "A "DA DD, Bb:

d'où À D: D

Page 1