‹ Traité de la lumière, t.1Chapitre 153 sur 171 · Le docteur Brewster décrit, dans les 7ransactions · texte numérisé non relu

Le docteur Brewster décrit, dans les 7ransactions

de la société royale d'Edimbours, une série de franges colorées produites par des lames.de verre épaisses, qui offrent un exemple frappant des lois de périodicité que les rayons suivent en se propageant, soit que nous les regardions, avec Newton, comme soumis à des accès alternatifs, soit que, d’après le système ondulatoire, nous supposions qu’ils passent par une suite de phases alternativement progressives et rétrogrades , puisqu'ils ne se composent que des vibrations des molécules éthérées. Nous remarquerons ici, une fois pour toutes, que la plupart des explications selon la doctrine ondulatoire peuvent se traduire dans le langage du système corpuscülaire, de manière à offrir des résultats qui s'accordent plus ou

moins avec les observations. Ce n’est donc pas parmi des

phénomènes de cette espèce qu'il faut chercher des preuves

détisives en faveur de l’un ou de l’autre système. Dans la suite de cet ouvrage, nous adopterons la doctrine des ondulations, sans la regarder cependant comme une vérilé physique, mais comme le moyen le plus simple de grouper ensemble et de représenter non seulement les phénomènes explicables dans l'hypothèse de Newton, mais une foule d’au-

tres: faits auxquels celle-ci ne se plie qu'avec, beaucoup de difficulté, et à l’aide de plusieurs suppositions tout-à-faitgratuites.

689.— Les franges dont il s’agit s’observent lorsqu'on regarde au travers de deux lames de verre parallèles , d'épaisseur. exactement égale, et légèrement inclinées l’une sur l'autre, un luminaire rond, d’un ou deux degrés de diamètre (une partie du ciel, par exemple), sous une incidence à.peu près perpendiculaire. On voit alors, outre l’image directe, une série d'images latérales réfléchies entre les verres, qui

deviennent successivement de plus en plus pâles, suivant qu’elles sont dues à 2, 4, 6, etc. , réflexions à l’intérieur. Excepté quand la lumière est très vive, on ne distingue guère que la première image réfléchie : celle-ci paraît entrecoupée de quinze ou seize bandes colorées parallèles à l'intersection

des surfaces ; mais l’image directe-est incolore. La largeur de ces franges diminue rapidement lorsque inclinaison des lames vient à augmenter. Quand les lames ont 0.121 depouce d’épaisseur, et qu’elles forment entre elles un angle der°r 11, la largeur de chaque frange est de 26! 5o”. Pour tous les autres angles, cette largeur est réciproque à l’inclinaison. Quand l'incidence est oblique, les franges commencent à être visibles lorsque le plan d’incidence est perpendiculaire à la section principale des lames; mais elles sont aussi distinctes qu’elles peuvent l’être quand ce plan est parallèle.

690. — Pour concevoir la formation de ces franges, désignons par À, a, B, b, les surfaces dés lames, en commençant par celle qui reçoit la lumière incidente, et considérons un système d’ondes émanant d’une origine commune à une distance infinie. Quand un rayon tombera sur les lames, il subira à chaque surface une réflexion partielle ; de manière que chaque image sera produite par des rayons émergents dont les directions sont parallèles à la fin de leur course, mais qui traversent les verres suivant des routes différentes. Ainsi l’image directe ou principale se composera :

1° De la plus grande partie de la lumière incidente réfractée en A, cena, en Beten b, qui émerge parallèlement au rayon incident. Nous la représenterons par A aBp.

2° D'une partie réfractée en À, réfléchie en a, réfléchie de nouveau en À, réfractée de nouveau en a, en B, en b, et qui émerge comme la précédente. Nous la dénoterons par A a'A!'aBb, les lettres désignant les surfaces et les accents les réflexions.

5° D’une partie qui a subi deux semblables réflexions dans la seconde lame, et que nous désignerons conséquemment par A aBb'B'b.

4° D’autres parties qui ont subi 4, 6, etc., réflexions, jusqu'à l'infini, dans l’intérieur des lames. Nous les représenterons par des combinaisons telles que Aa! A! a! A'a Bb, AaBB'B'BB'b, ou, pour abréger, par A(a'A'} a Bb,

AaB (b'B!}b, etc.; mais ces dernières parties sont trop faibles pour avoir quélque influence sur la lumière de l’image directe, avec laquelle elles se confondent.

6gr. — La première image latérale se composera de qua-

tre parties principales , qui auront subi chacune quatre réflexions, savoir :

AaB'a Bb, AaB'aA'aBb, AaBbBa Bb, AaBb'aAaBb,

qui émergeront toutes parallèlement. Il y en a encore une foule d’autres, dues à des réflexions plus multipliées et à la partie À a! A! a du rayon incident réfléchie à l’intérieur du premier verre; mais elles sont trop faibles pour en tenir compte. Nous pouvons donc regarder l'image en question comme formée uniquement par les quatre rayons que nous venons de considérer. Il suflit de jeter un coup-d’œil sur la fig. 158 pour reconnaître la route que suit chacune des parties 1, 2, 3, 4 : il est évident que la première traverse l’épaisseur £ deux fois et environ trois fois l'intervalle à entre les verres, c’est-à-dire, eh n’ayant pas égard pour le moment à J'inclinaison des lames . Rod ce Hat DT.

La partie 2 a pour longueur de route. . 4 # + 5 à. LÉGER NÉ ER To Q ACEALUT Paparte et CR -NMr ONE IONr-

D'où il suit que les parties 1 et 4 ont une différence de route égale à près de quatre fois l’épaisseur du verre, et ne peuvent produire des couleurs; mais les autres parties ne différeront aucunement sous l'incidence perpendiculaire Quand les lames n’auront qu’une légère inclinaison, et que le rayon incident sera très peu oblique, ces parties ne différeront qu'en raison des petites différences d’iuclinaison que l’on remarque entre elles lorsqu'elles traversent les épaisseurs et les intervalles : elles produiront donc des iris par

Te 29

Pareillement :

Page 1