‹ Traité de la lumière, t.1Chapitre 29 sur 171 · DR ET · texte numérisé non relu

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c’est-à-dire lorsque le rayon S C'devient de plus en plus‘oblique à la surface, jusqu’à ce qu’il ne fasse plus que l’effleurer, comme en S’ C, le rayon réfracté devient aussi plus oblique, mais beaucoup moins vite, et w’atteint jamais une obliquité plus grande que dans la position C5’, pour laquelle

sin 9o° I

smypiC st = EX È Ê

Cet angle-limite est, comme on levoit, le plus grand angle de réfraction en passant du vide dans Je milieu ; et sa valeur pourun milieu donné s’obtient en calculant l'angle dont le sinus est réciproque à l’indice de réfraction.

: Pour l’eau, par exemple, l’angle de réfraction ne peut ex-

céder arc . sin — 53G ù 48°:27! 40"; pour le crown-glass, la limite est 40° 59'; pour le flint-glass, 38° 41!; pour le dia-

‘mant, 25°%2!; tandis que, pour le chromate-de plomb, la

limite descend jusqu’à 19° 28! 20’.

183. — Réciproquement , quand un rayon tombe sur la surface intérieure d’un milieu , so8#un angle plus petit que

l’angle-limite dont le sinus = - , il est réfracté, et émerge,

d’après la loi exposée à l’art. 18r, en s’écartant davantage

de la perpendiculaire. Mais l’angle de réfraction P CS crois-

à ARE RER à

sant plus rapidement que l’angle d'incidence p Cs, lorsque

celui-ci est parvenu à la limite pCs", le rayon émerge dans

la direction CS’ ,.en effleurant seulement la surface exté-

rieure. Si l’angle, d'incidence vient à croître encore davan-

tage, l'angle de réfraction devient imaginaire : car l’on a sin POS =1y X°sin pCs; LS: I : s ns et si sinp Cs >-, le sinus de P C:S doit surpasser l’unité. [74 f Ceci nous montre: que le rayon ne peut émerger; mais,

pour savoir ce qu’il devient, nous devons avoir recours à

l'expérience : elle nous apprend que, passésla limite posée

94 | plus haut, le rayon, au lieu d’être réfracté à l'extérieur du milieu, reste dans l’intérieur et se réfléchit totalement en faisant un angle de réflexion p C S"=pCs".

Quand le rayon tombe.sur la surface extérieure du milieu, une partie (R) de ce rayonest-réfléchie ; et le reste (r) est réfracté.

abie rapport de (R) à (r) est le plus petit possible pour l’incidence perpendiculaire, et il croît régulièrement jusqu’à ce que l’angle d’incidence — 90°; mais, lors même que lobliquité devient très grande, et'que le rayon semble eflleurer la surface, la réflexion n’est jamais totale ni presque totale, et la plus grande partie du rayon passe dans le milieu.

184. — D'un autre côté, quand le rayon tombesur la surface intérieure, la partie (R), qui se réfléchit, prend des accroissements réguliers, mais assez lents, jusqu’à ce quel’angle d’incidence devienne égal à l’angle maximum, dont le

; NE Ë s 3 É sinus est - : à cet instant, la partie réfractée (r) devient su-

are Ge à zéro , et le rayon se réfléchit entièrement. Ce passage soudain de la réfraction à:la réflexion, cette espèce de solution de continuité, est un des phénomènes les plus curieux.et les plus intéressants-de l'optique ; et nous verrons plus loin qu’il se rattache aux points les plus importants de la théorie de la lumière.

185.— La réflexion obtenue par cette méthode, étant totale , surpasse en éclat toutes celles que l’on devrait à d’autres moyens, au mercure, par exemple, ou à des métaux polis. avec le plus grand soin. On peut s’en assurer d’une manière fort simple, en remplissant d’eau un verre à boire, que l’on:tiendra au-dessus de l'œil, comme dans-la figt:24 n° 2. Si l’on regarde alors obliquement dans la direction Euc, toute la surface paraîtra comnie d’argent poli, avec un vif éclat métallique, et la partie CB d’un objet quelconque (de la cuillère A CB, par exemple), qui se trouve plongée dans

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