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sité de n’employer pour ces lentilles de correction que des courbures que l’on puisse donner aisément aux verres, clestà-dire des plans , des sphères et des cylindres, a suggéré à M. Airy l’ingénieuse idée d’une lentille bi-concave dont-une des surfaces serait sphérique et l’autre cylindrique : lalentille sphérique aurait pour but de corriger l'excès deconvexité de la cornée; l'usage de la lentille cylindrique. peut s'expliquer de la manière suivante :
Supposons des rayons parallèles qui tombent sur la surface cylindrique ABED , perpendiculairement à son axe, comme dans la fig. 71, et soit SS'PP'QQ'TT! un faisceau de ces rayons formant un parallélipipède infiniment mince, dont les faces sont parallèles à l’axe : l’un quelconque des rayons SP, S P', dans le plan APS perpendiculaire à l’axe, ira, par l'effet de la réfraction , converger ou diverger par rapport à un certain point X dans le même plan; et par conséquent, après la réfraction, tous les rayons qui tomberont sur PQ, P'Q', auront leur foyer sur la ligne X Y faisant partie de la surface caustique AFGD , et le foyer principal du cylindre sera la ligne FG, dont la distance FC au sommet de la sur-
* face égalera la longueur focale de la sphère engendrée par la révolution de A B autour de FC pris pour axe. … Ainsi une lentille cylindrique ne produit aucune convergence ou divergence à l’égard des rayons parallèles incidents dans le sens de son axe, tandis qu’elle fait converger ou diverger les rayons contenus dans des plans perpendiculaires à ce même axe, avec le même pouvoir qu’une sphère demême rayon. Si l’on unit donc une surface cylindrique avec un segment sphérique, le foyer de ce segment restera le même par rapport à l’un des plans; mais, par rapport à l’autre, le foyer de l'assemblage sera celui de deux surfaces sphériques
voir directement une empreinte de la cornée , que l’on reproduirait ensuite en l’imprimant sur quelque milieu transparent, L'opération serait délicate, mais beaucoup moins cependant que d’ouvrir-un œil vivant
et d'en extraire le cristallin.
dont la première aurait la courbure ‘du segment et la seconde celle du cylindre. Une semblable lentille cylindro-sphérique placée devant l’œil mal conformé apportera du moins une amélioration sensible dans le sens de la vue.
Nous ne saurions mieux terminer ce que nous'avons à dire sur celte intéressante application des mathématiques, qu’en rapportant les propres paroles de M. Airy :
« Après m'être adressé inutilement à plusieurs artistes, j'ai « trouvé enfin un certain M. Fuller, à Ipswich, qui m’a four- « niune lentille telle que je la désirais (1). J'en suis pleine- « ment satisfait : je peux lire maintenant le plus petit carac- « tère avec l’œil gauche (l'œil mal conformé) aussi bien « qu'avec l’œil droit, même à une grande distance. J'ai « trouvé que la vision est plus distincte quand la surface cy- « lindrique est à une certaine distance de l'œil; et, comme « cet éloignement altère la forme des objets en réfractant « différemment les rayons situés dans des plans différents, & j'ai fait construire mes besicles de manière à pouvoir en « appliquer lés verres presque contre l'œil : au moyen de « cette disposition , j'ai reconnu que l’œil dont je craignais « déjà de perdre l’usage pouvait me rendre presque autant « de services que l’autre. »
360. -— La cécité totale ou partielle peut avoir pour cause non seulement l’opacité du cristallin, mais encore un corps quelconque étranger aux humeurs de l'œil et'interposé entre la cornée et la rétine. En pareil cas, aussi long-temps que la sensibilité des nerfs n’a point été offensée, il ne faut jamais désespérer de recouvrer la vue. Les Transactions philosophiques pour 1826 rapportent une cure remarquable opérée par M: Wardrop sur'un aveugle de naissance dont la pupille se trouvait complétement oblitérée par une contraction de
(x) Le rayon de la surface sphérique = 3 3 pouces, celui du cylin-
dre = 43.