‹ Traité de la lumière, t.1Chapitre 81 sur 171 · BEEN · texte numérisé non relu

BEEN

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La formule (c) fournit donc le rapport des pouvoirs disper-

sils des deux prismes, connaissant d’ailleurs leurs indices de réfraction ainsi que l’angle 6.

455. — Par ces méthodes, ou d’autres semblables ;:on peut comparer le pouvoir dispersif d’un milieu quelconque à celui d’un certain milieu auquel on convient de rapporter tous les autres. Si lé milieuque l’on veut.examiner estsolide, on Jui donnera la forme d’un: prisme; sil est fluide, on le versera dans un: prisme de verre creux: dont on. mesurera exactement les angles, et qui pourra servir pour tous les liquides. Mais, pour assigner directement la dispersion du prisme de comparaison , il nous faut prendre une autre marche. Celle qui se présente la première à l'esprit, c’est de mesurer: immédiatement la longueur:du spectre solaire produit par un prisme d’un angle réfrmgent donné ; maisla lumière du spectre s’affaiblit si fort à ses extrémités, son étendue visible varie si énormément avec l'éclat du soleil et l’exclusion plus ou moins totale de la lumière étrangère, qu’on ne saurait rien conclure de pareilles mesures. Néanmoins, si l’on détruit les rayons les plus éclatants du spectre ; et que l'on 'garantisse l’œil de toute Iumière superflue aü moyen d’un verre qui ne laisse passer que les rayons rouges extrèmes et violets extrêmes (voy. dans la table le mot Æbsorption), ce procédé peut donner des résultats assez satisfaisants. Voici une méthode , fondée sur le même principe , que l’auteur de ce traité a publiée dans les Transactions de la société royale d'Edimbourg, vol. 1x.

Soient A et B (fig. 104) deux fentes verticales et rectangulaires dans un écran placé devant une fenêtre: l'une de ces fentes est deux fois aussi longue que l’autre, et s’en trouye à une distance connue. L’œil restant dans la situation décrite plus haut , supposons que les fentes soient réfractées par un prisme vertical dans son lien de déviation minimum : alors on verra une image rouge a, b, et une image violette a’, b', de chacune d’elles. Eloignons maintenant le prisme de

l’écran (ou vice versé), en lui conservant toujours sa position de moindre déviation , jusqu’à ce que l’image violette de la fente la plus longue tombe: exactement sur l’image rouge de la plus courte, comme a!b dans la figure. Il est

évident que la distance entre les fentes, divisée par leur di- :

stance du prisme , est le sinus de l’angle total de dispersion, ou à D. Comme on a d’ailleurs 5 ÔD cos5i(A+D)

RO sin + A ?

Sp

l’on connaît aussi ou p, c’est-à-dire le pouvoir dis- 2 P.

pérsif.

456. — Mais toutes ces méthodes ne sont que des approximalions grossières, et c’est ce que prouve assez le peu d’accord: de leurs résultats. Ainsi les dispersions de diverses espèces de flint-glass, obtenues par la dernière méthode , surpassent de près d’un sixième celles que leur attribue le docteur Brewster:

La seule méthode qui mérite quelque confiance est celle deFraunhofer, pourvu que l’on puissese procurer les milieux en assez grande abondance et dans un état de pureté sufhsante : elle consiste à déterminer avec une précision astronomique, et par des mesures directes, les valeurs de p pour chaque point d’une réfrangibilité donnée dans le spectre et fixé de position soit par les raies noires, soit par les phénomènes des flammes colorées ou des milieux absorbants, (Voy. Ja table, aux mots Æ/ammes, Absorption.) En profitant, des propriétés de ces milieux, un rayon rouge d’une réfrangibilité rigoureusement déterminée peut être isolé d’une manière très facile. S'il est tellement rapproché de l'extrémité du spectre qu’on ne puisse l’apercevoir qu’en éteignant les rayons plus éclatants, on peut le prendre pour point de départ dans les recherches d'optique, quand même, avec certaines précautions et dans des circonstances favorables, on pourrait distinguer une bande encore moins réfrangible : c’est ce

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