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438. — Cette table met en évidence une particularité reconnue depuis long-temps par les opticiens, et qui est d’une &rande importance pour la construction des lunettes : c’est l’irrationalité (comme on l’appelle) ou le défaut de proportionnalité des espaces occupés par les couleurs dans les spectres produits par différents milieux. L’on pourrait choisir Veau pour terme de comparaison , d'autant plus que c’est à ce milieu que l’on rapporte tous les autres dans une foule de recherches physiques, en la prenant à une température donnée, celle de sa plus grande densité, par exemple: On signalerait un rayon quelconque en assignant son indice de réfraction à l'égard de l’eau, et l’on formerait ainsi une échelle de réfrangibilité que nous appellerons, pour abréger; échelle de l’eau. Dès que l’on connaîtrait donc l'indice de réfraction d’un rayon passant du vide dans l’eau, l’on aurait sur-lechamp sa place dans le spectre formé par ce milieu , sa couleur et ses autres propriétés physiques, en tant qu’elles dé- ‘pendent de la réfrangibilité : ainsi, 1.555577 étant l'indice
‘de réfraction d’un certain rayon à l'égard de l’eau, ce rayon ne peut être autre que D, dont la couleur est un jaune pàle et orangé, qui manque tout:à-fait dans la lumière solaire, et que certaines flammes donnent avec abondance.
Soit x l'indice de réfraction d’un rayon quelconque lorsqu’il traverse l’eau, ou sa place dans l’échelle de l’eau. Il est évident que l'indice de réfraction pour tout autre milieu doit être une fonction de x, puisque cette quantité détermine le
degré de réfrangibilité et toutes les autres propriétés du rayon. Nous devons donc avoir entre p et x une équation qui pourra être représentée généralement par
m—F(x), F (x) dénotant une fonction de x.