‹ Traité de la lumière, t.1Chapitre 99 sur 171 · DV · texte numérisé non relu

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et puisque £ et D sont constants, et que L'et L/ ne varient qu’en conséquence des accroissements des indices de réfraction p'etp", l'ona FRA SL (RE R)5p— ne - L'=p'L,

et pareïllement

5 9 4 " à La Loder 24l) de LS

de manière qu’en substituant, il vient |

D —e(LHDP+ nee

480. — Telle est la condition de l'achromätisme. édite elle dépend de D, l’on voit que, si les lentilles ne se touchent pas, Pobjectif ne sera plus achromatique pour. dés, objets rapprochés, lors même que la coloration seraît tout-à=fait nulle pour des objets éloignés : l’œil ne peut donc êtré achro:

gueurs focales, les surfaces qui ne sont pas en contact se: ll « trouvent séparées par des intervalles CORAN TAUEE a

481: — Dans le cas de rayons parallèles, l'équation de. ce vient AA NE

p'L(i—iLy = — p' 1 d’où l’on peut conclure l'intervalle rentre les lentilles quand

on connaît les pouvoirs réfringents et dispersifs. La valeur de £ est alors

ST ÈS plais (il),

482. — Si les lentilles se suivaient immédiatement, la condition de l’achromatisme serait

P'! L' FR pris 1;

comme nous l'avons déjà fait voir. Chaque fois donc que cette fraction est moindre que l’unité , c’est-à-dire chaque fois que L', pouvoir de la lentille concave de flint-glass (que nous supposons ici être la seconde), est trop grand, ou quand la couleur est plus que corrigée, pour nous servir de l’expression des opticiens, l’on peut achromatiser l’objectif ou re-

matique pour des objets placés à des distances quelconques , FEU) car ses lentilles étant très. épaisses par’ rapport à leurs lon : :

:1, Jongueurs .focales

médiér’à l'excès'de: correction ; sans retailler les verres , en. “éloignant unpeu lés lentilles. Dans:ce cas, en effet, la quan- * tité sous lé‘radical/ést-moindre que l'unité, et par conséquent

VF" Lest positifscondition sans laquélle la réfraction ne pourrait

/ avoir lieude la manière que mous avions supposée. 21485; = De/plus, cecinous:procure un moyen pratique très FA facle.dé nous assürer, avec la-plus grande précision, du rap- ‘\;pért: de’ dispersion des ‘deux milieux. Supposons que la len- }' tille convexe de crowh-glass soit un peu plus que corrigée

Les: par ün Yerré.concäve de flint-glass, ct que les couleurs soient

} détruites par la séparation des lentilles, on mesurera les

1 I ‘a T et Ti et l'intervalle # : la valeur du rapport de: dispersion r sera alors

JE (1 — e L'y.

. f, Rs P

$ III. — De l’absorption ou de l'extinction de la luinière par des milieux non cristallisés.

Tous les milieux absorbent la lumière ; ils absorbent inégalement les couleurs. —- Expérience. — Loi de la transmission. — Loi de l’absorption d’un milieu figurée par une courbe. — Dernière teinte d’un milieu absorbant. — Les teintes varient avec l'épaisseur ; exemplenumérique. — Pouvoir éclairant relatif des rayons du spectre. — Milieux rouges, milieux verts, milieux dichromatiques, milieux bleus. — 1solation du violet extrême. — Milieux pourpres, milieux combinés. — Isolation d’un rayon homogène de couleur rouge extrême. — La chaleur influe sur le pouvoir absorbant. — Il y a des personnes qui ne Yoient que deux couleurs. — Hypothèse de Mayer. — Modification de l'échelle de Mayer. — Teintes blanches, grises, neutres, rouges, jaunes, bleues, brunes, pourpres et vertes. — La même couleur peut résulter de diverses combinaisons de celles du spectre. — Hypothèse du docteur Young. — Exemple numérique. — Phénomènes produits par des flammes colorées. — Flammes de combustibles qui brulent faiblement ; flammes de combustibles en état d’ignition complète ; flammes colorées par des sels. — La couleur dépend surtout de la base des sels.

484. —.La transparence est la propriété dont jouissent 1. 19.

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eertains milicux d’être perméahles à a. RES © l'est ddire dé la laisser passer entreleurs molécules. Un milieu est ‘plus: ": ou moins éransparent, Suivant que la quantité de lumière y qu’il transmet est plus où moins considérable par-rapport à celle qu’il recoit. Parmi tous les milieux pandérables ;:nous! à n’en connaissons aucun dént-la transparence, soit parfaite.

F’on peut supposer qu’ une partiè .des rayons est'réfléchie par les molécules qu’elle rencontre : sur son passage; ou si-cette”

explication paraît trop grossière pour Fétat: actuel de la

science, l’on peut dire que:ces rayons sont arrètés ou détour- € nés par les forces qui résident dans les atomes dont les corps sont formés. ; L'expérience nous tons que les milieux les plus rares et les plus diaphanes, tels que l'air, l’eau, le vérre,'ete., éter. gnént graduellement Ie rayon lumineux qui les pénètre,.et que, si leur épaisseur est assez considérable, ils l’affaiblissent au point de ne plus faire impression sur nos organes. Aïnsi, sur le sommet des hautes montagnes, le nombre des étoiles visibles à l'œil nu est beaucoup:plus grand que dans la plaïne, la faible clarté des plus petites étänt trop diminuée par les couches inférieures de l'atmosphère pour affecter encore notre vue. De même, plusieurs objets cessent d’être:visibles à de grandes profondeurs sous une eau parfaitement, limpide. Le docteur Olbers va jusqu’à supposer que le même phénomène a lieu pour les milieux impondérables (si toutefois il en

existe) qui remplissent les espaces célestes, et le regarde

comme la cause du petit nombre d’étoiles (de ‘einq à dix::£;

millions) que nous pouvons apercevoir avec les plus forts: télescopes. Il est probable qu’on sera long-temps avant de’: pouvoir confirmer ou réfuter celte singulière opinion.

485. — S’ilin’est point, dans la nature, de corps entièrement diaphanes, il n’en est pas non plus d’absolument opaques : l’un des métaux les plus denses, l'or, réduit en feuilles assez minces, laisse passer la lumière. Il est prouvé d'ailleurs; par la couleur de la lumière transmise, quiest

FRA 291 :-verie; même quand les rayons incidents sont incolores, que à | “les raÿons traversent la Substance même. du métal, et: non dés trous-oudes fentes /imperceptibles. Le plus opaque de tous Tes-corps;-le charbon, devient un des.plus transparents

quand $on état d’agrégation vient à changer, comme dans

le'diämant. Tout corps, quoique de couleur très foncée et \'opäque en äpparence , ne devient coloré qu’autant que les ayons. qui le, rendent visible ont pénétré sa substance :; car,

s'ils. n’étaient-que réfléchis à sa surface, ilsparaîtraient blancs.

Si’ les ‘couleurs dés corps ne dépendaient que des surfaces, 3: l'amncissement de ces corpsne pourrait influer surleur colo- > ration: Mais‘cètte hypothèse s'éloigne tellement de la vérité,

que tous les Corps colorés, quelque foncées quesoient.leurs ‘'temtes,; paraissent d’une couleur plus pâle lorsque-leur épais-

seur vient à diminuer : ainsi les poudres de tous les corps : “colorés, où les traces qu'ils laissent quand on les frotte sur un Corps d’une dureté plus grande que la leur, sont toujours

d' une. codEus inoins foncée que celle des, corps en masse.

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