Cette diminution graduelle de l'intensité des
© Ærdyons transmis à travers un milieu d’une transparence im=
Rs parfaité s'appelle absorption. Jamais les rayons de différente ‘couleur.n’en sont également affectés : c’est de cette mégalité
‘| {que dépend la couleur des corps vus au moyen de la lumière
«ue téañsmise, Un rayon blanc qui traverse unmilieu parfaite
* ment diaphane devrait, à son émergence, avomtousses élé-
:. ments colorés dans la même proportion, parce que la lumière :Hréfféchie parses deux surfaces est incolore; mais cette blan- ‘; scheur absolue dans le rayon transmis re s’observe jamais :
les milieux sont donc inégalement perméables aux divers
‘rayons colorés. Chaque rayon du spectre. a son indice de
# transparence particulier pour chaque milieu : cet indice: de ‘même que celui de réfraction, varie suivant la couleur, des ‘-rayonset la nature des milieux,
: 487: —— On oblient la preuve Ja/plus convaincante de.ce
pouvoir absorbant qui varie pour chaque couleur, en régardant à travers un morceau de verre d’azur, produit très. commun dans les arts, l’image d’un trait lumineux (comme une fente dans le volet d’une chambre obscure), que on a réfractée à l’aide d’un prisme dont l’arète est parallèle:à cé trait, et qui se trouve dans son lieu de moindre déviation, S1 le verre est extrèmement mince, tous les rayons paraissent au travers; mais s’il est d’une épaisseur moyenne (de pouce, par exemple), le spectre offrira une apparence très singulière : il semblera composé d’une multitude de taches: séparées par de larges mtervalles entièrement noïrs; Ce qu. ? provient de l’extinction de la lumière qui correspondait à: | ces intervalles. En employant un verre moins épais, les in: tervalles, au lieu d’être noirs, sont faiblement et irrégulière ment éclairés. Si l'épaisseur, au contraire, vient à augménter, les espaces noirs s’élargissent jusqu’à ce qu’enfin toutes les couleurs entre le rouge etile violet extrêmes soient coni= sA plétement effacées. :
488. — L'hypothèse la plus simpleque l’on puisse former: sur l’extinction d’un rayon de lumière homogène qui tra< verse un milieu homogène’est de supposer que; pour chaque. tranche d’égale épaisseur, le rayon perd la même partie aliquote de l'intensité qu’il ayait au moment de son incidence
sur cette tranche. Ainsi, en supposant que 1,000 rayons roù-,;
ges pénètrent un certain verre, et qu’il s’en éteigne 100 en * traversant un dixième de pouce, il en restera 900 à celte; profondeur ; s’il s'éteint encore un dixième de ceux-ci, ou,
90 , au passage à travers le second dixième, il n’en restera # plus que 810, dontun dixième, ou8r, s’éteindra en ‘traversant:
le dixième suivant : de manière que 729 seulement échap-.
peront à l’absorption, et ainsi de suite. En d’autres termes, la quantité des rayons non absorbés, en traversant une épaisseur quelconque +, diminuera en progression géométrique, tandis que 4 croîtra par degrés égaux. En représentant donc par l’unité le nombre total des rayons incidents, et par
y le nombre de’ ceux qui échappent à l'absorption après avoir traversé l’unité d'épaisseur ; y‘ sera le nombre dés rayons non absorbés pour une épaisseur quelconque £.
Cette théorie suppose seulement que les rayons n’acquièrent pas ;*en traversant une tranche , une facilité nouvelle pour ‘pénétrer les autres. En outre, y est nécéssairement moindre que l'unité, et dépend à la fois de la nature du rayon et de celle du milieu.
Il suit de là qu’en désignant par C le nombre des rayons rougés d’égale intensité qui composent un rayÿonblanc ; par C' celui des rayons qui les suivent dans l’ordre de réfrangibilité, et ainsi de suite, le rayon blanc aura pour expression
C+ C+ C'+ etc,
et lerayon transmis à travers l'épaisseur #,