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Les limites de la vision distincte sont d'autant plus près de l'œil; et lécchamp d'autant plus petit, que le fil.que on regarde est teint d’une couleur plas réfrangible: Un verre bi concave interposé entré l'œil et l'objet éloigne lés limites dé la vision distincte et augmente le champ. Un milieu plus dense que l'air et terminé par deux surfaces parallèles’, in: térposé entre l'œil et l'objet , augmente le champ de la vision distincte et en éloigne les limites ; c’est-à-dire qu’il produit le même effet qu'un verre biconcave.
Il ya des personnes pour qui la deuxième limite n’est qu’à deux pouces ; d’autres pour à elle est à‘une distance indé
finie:
Les limités de la vision sont généralement différéfites pour les deux yeux +'ane personne dont les limités étaient pour l'œil gauche de 51 €. et 57e! 5; avait limites dé l'éeil droit 32 c: et 37 ©. 7. ‘
Les limites de ja vision changent par l’âge: ‘la première
s'éloigne de l'œil. Ces limites sont modifiées far l’usage’habiæ que Pon fait de ses yeux et par l'usage dès verres"
La dilatation de la prunelle éloigne” la première limite, rapproché la deuxième, etpar conséquent diminue lé champ. Le resserremétt de la pranelle rapproche lä‘bremière limite, éloigné-la deuxième, ét augmente 1@ champ. Ce fait important; dit Pauteut, est prouvé par l'expérience dé ‘la! Carte percée. Cexlaines personnes paraissent pouvoir changer à vo: lonté les lnites de la vision distincte: en ‘pressant! lœil du doigt on thange ces limites.
L'image d’un objet «st confuse lorsqu'elle est au-delà du’ champ de la vision nette. Cette confusion est d’autant plus grande 'qüe l'objet est plus petit, la distance restant la même. La confusion augmente lorsque l'objet s'éloigne ; elle peut: être telle , que l’objet disparaisse entièrement, C'est ce qui arrive, d’après les expériences de T,, Maÿer,.pour un ‘cercle noif tracé sur un fond blanc et vu à l'ombre , lorsqu'il estvu sous uu angle d'environ 347; la distance à laquelle il dispa=
raît.est d'autant plus petite.qu’ilest plus petit. Un œil dont la seconde limite dela vision distincte est plus éloignée que celle d’un autre perdile point noirà une plus grande distance que cet autre æil.! L’interposition: d'une carte percée ‘fait qu’on perd ‘le disque noïr à une plus grande distance. L’interposition. d'un verre de convergence fait perdre le point noir à une moindre distancé-qu'à l’œilnu; aù contraire, l’mterposition d'un verre de divergence le fait perdre à uue plus grande distance.
Quand: l'objetiest en-deçà de la première limite de la vision distincte , Fimage est confuse stelle l’est d’aatant:plus . que le-conps.est:plns/près.et qu’il ést plus petit ? cette confusion peut.être telle, que l’objet disparaïisse. Pour un œil‘dont la première limite de la vision distincte est plus éloignée que + celle d'un autre; l’objet disparaîtra à une plus grande distance. La distance à laquelle le corps disparaît pour un méme-@il est d’autantiplas grande que le corps est plus petit. L’interposition d'une carte percée exige qu’ôn rapproche le point pour le faire ‘disparaître; l’interposition d’un verre - de divergence fait disparaître le point à une plus grande distance qu’à l'œil nu; celle d’un verre de convergence le fait perdre à une moindre distance, L'auteur conclut, de ees derniers faits que!la petitesse.de : l'angle sous lequel on voit un-objet ne peut point être regardée comme la-cause de sa disparition.
M:Lehotajoute diverses observations sur l’asage des vérres pour Je perfectionnement.de la vues Il y a toujours-pour un objet. situé à une distance déterminée hors, du chamip-de la vision un verre tel, qu'en.changeant iles limitestet lelchamp,, l'objet se trouve dans ce deruier,\etipar conséquénit est va nettement. Pour un objetisitué: plus. près-de l'œil quie la prémière.limite(de la-vision,:il faut se servir d’un verre-de-côonvergence tel, que l’objet se.trouve dans:lenouveau champ de’ la vision: distincte! Si l’objet est placé plus loin: que la deu-: xième :limite ; il faut. employer un verre Biconcave qui
DERTQU TUE
éloigne les limites delayision et qui en augmente le champ. ‘Les’luncttes biconyexes:diminuent:le champ dela vision distincte. c’est: à cét:inconvénient qu’on dôit-attribuerten grande! partie» la Fteuet qu’on-éprouve par l'usage de ceS
lanettes! ; 4 M:Lehotindique-lé moyen de:trouver immédiaterentiet sans tâtonnement, .à»l'aide.deson-instrument , le verre qui convientà un œil donné;til:montré-en qhoisoi opsiomètre est supérieur à celui qui a été inventé par le docteur Youngiet qui est aussi-fondésur.un fait anciennement-connu!, savoir, la:vision/double.ou simple àtravers deux-fentes séparées l’une de l'autre par un inter vallé: moindre: que Ja ri dela
pruxelle, :: ipé
9. Sur.les procédés pôur rendre: visibles: les ramifications “des vaisseaux sanguins de la rétine (numéro 36r).
On doit au docteur Purkinjetde Breslaatune”expérience très-simpleiet'très curieuse pôur rendre visible la partie intérieure-de l'œil: Si l’on tient une chandelle devant l'œil; à la distance d’un pied environ, dans une/directioni déviant un peu-de la ligne de vision distincte, l’œil aperçoit, en général, une masse/dellumière rougeâtre autour dela'chandelle ;'et dans/ceitelamière ,:cômmesur ün fond, on°voit les ramifiz cationsides vaisseaux pa nd de la rétine, la base du nerf” optique-etlesfüramen centrale} L $* s
-Sir D.Brewsiér regardeicomme l'opinion larmieux fondéë: quéla:lumière:qui «entoure laschandelle est réfléchiesurla® rétinempar: la surfacelconcaveintérieüre ; soit du cristallin ;" soit-de Ja cornée! etqueles objéts sont, d'üne manière où d’antrey amplifiés-par-lesisurfacéseconcavès!Sa propre opi-”
hion sur ce sujet est que la lumière ést propagée de l’image lamiñéuse de la chandelle, et qué la rétine, en contact avec les vaisséaux sanguins ; ést insensible à Ja lumière propagée , quoïque sensible à là lumière dirécte ;'et; par suite , les vaisseaux sanguins doivent sé dessiner en lignes obscures. Commevla rétinene s'étend pas sur le forumen centrale, elle doit en cetendroit naturellement présenter une taché noire; et, quant à la vision confuse du nerf optique, il paraît moins lumineux que la rétine environnante.
M: Wheatstone, qui a varié cette expérience de différentes manières, dit qu’elle réussit lé mieux dans une chambre obscure: Quand, lun des yeux étant soustrait à l’action de la lumière , la flamme d’uné chandelle est placée à côté de l'œil à découvert, dé manière à ne pas occuper la moindre partie centrale-du champ de la vision, tant que la lumière de la chandelle est'en repos, on néremarque rien autre chose qu’une diminution de lassensibilité de la rétine pour la Jamière ; mais | quand la flamme est mué' en s’élevant et en s’abaïssant dans un pétit espace , pendant une durée dé temps qui värie avec la sensibilité de l'individu sur lequel on essaie l'expérience , le phénomètie se présente de’lui‘mémé. Les vaisseäux sanguinside la-rétiné; avec toutés leurs ramifications, exactement commelils sont représentés dans’ les planches dé Sœæmmering, se montrentdistinctement, et sont projetés ên apparence sur‘un'plan devant l'œil, avéc'dés dimensions amplifiéés. E’image continue à'sé manifester'seulémént pendant que la lümière est en mouvément;élle disparaît immédiatement ou’ peu après que la lumieré a passé à l’état dé repos.
M: Wheatstone n’admet pas lingénieuse explication ‘de cétté apparence préséntée par sir D''Brewsterk il pense qu'il nya pas difficulté de‘se réndre compte de l'image; que c’est évidement l’ombre résultant de l'ob$traction "de la lumière par les‘väisseaux sanguins répandus’ sur la rétine. La difiicalté réelle"étäit d'éxpliquér pourquoi cetté Ombre n’est pas tou jours visible. Pour en renüfé raison, M. Wheatstone met'en
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avant différents;faits qui tendent à prouver.qu’un objet plus
- ou moins brillant que le fond sur lequel: il est placé devient invisible
quand il est continuellement présenté au même:point de la rétine ,.et la rapidité de sa disparition est d'autant plus grande que la différence des intensités lumineuses entre l’objet et le fond est moindre; mais , en changeant continuellement la place de l’image de l’objet sur la rétine, ou en le faisant.agir avec intermittence sur un même point, l’objet peut être rendu visible d’une manière permanente. Appliquant cette explication au phénomène en question, .M.
Wheatstone observe que, toutes les fois que la flamme de la
chaudelle change de place;'les ombres des vaisseaux tombent
sur différents points de la rétine , ce qui est évident parle
mouvement de l’image pendant:que l'œil reste en repos,
mouvement qui est {oujours en sens contraire de celui de la
flamme :-aussi l'ombre, en changeant ainsi de place sur la
rétine, reste, d’après la loi établie précédemment ; visible
d’une manière permanente; mais, dès que la flamme est en
repos, l'ombre aussi se met en repos, et par conséquent dis-
paraît. ?
M. Wheatstone,a fait un instrumént pour montrer une modification singulière de cette expérience : il consiste en. an plateau circulaire de métal , d'environ deux pouces de diamètre, noirci sur sa, face extérieure , et percé à son centre d'un trou à peu près égal à l'ouverture d’un fusil; à la: face intérieure est fixé un semblable plateau de verre dépoli. En plaçant l'ouverture entre l'œil.et la flamme d’une chandelle, et mettant la plaque en monvement, de manière à déplacer continuellement l’image de l'ouverture sur, la rétine ; les vaisseaux sanguins seront vus comme précédemment, mais d'une manière plus brillante et les espaces entre les ramifications se montrent aveciune innombrable quantité de petits vaisseaux qui s’auastomosent dans différentes directions, qui étaient invisibles, dans l'expérience précédente. Au centre même du champ de la vision il yaun petit espace circulaire dans lequel on ne voit pas de traces,de vaisseaux.