Sur de nouveaux télescopes à réflexion
(numéro 394).
Lord Oxmantown a détrit ; dans le Journal d’Édimbourg, des télescopes dont les miroirs sont composés de. plusieurs pièces + ainsi, pour atténuer autant que possible l’aberration de sphéricité, il a formé ua miroir métallique de six pouces d'ouverture et d’une distance focale de deux pieds, en le composant d’un miroir circulaire et d’un‘anneau éoncentrique, travaillés l’un et l’autre.sur des sphères de dimensions déterminées par le calcul. On peut multiplier le nombre des anneaux concentriques , afin de diminuer davantage l'aberration de sphéricité ; mais il faut ensuite de Brandes précautions pour faire coïncider tous leurs foyers eh un seul.
J'ai eu occasion de voir à Rome, en 1850, un télescope réflecteur dont le miroir était formé en agathe, et dé six pieds de distance focale. Un autre miroir avait été creusé et poli dans le noir antique. Ces miroirs, qui avaient été faits par M. Alberto Gatti, ne donnaient pas, à la vérité, autant de lumière que les miroirs métalliques ; mais ils avaient l’avantage de ne pas se ternir, et d’avoir une durée presque illimitée. J'ai essayé l’un de ces iustruments de nuit et de.jour, à l'école de France, chez M. Vernet; je m’en suis servi pour observer l’éclipse de lune du 2 septembre, et je dois avouer que les objets étaient très bien terminés, et qu’il aurait été impossible de distinguer en quoi cet instrument différait des autres télescopes.
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11. De l'arc-en-ciel, des halos, des parasèlènes, elc: (numéro 401 ).
Il existe dans le Traité de la lumière ; à l'égard de l’arc-enciel, des halos êt des parasèlènes , une OMISSION trop remar- Lei pour que nous ayons pu Ja laisser subsister. L'explication que nous présentons. ici de larc-en- ciel a été empruntée au Traité élémentaire de physique de M. Biot.
« On sait que ce météore offre l'aspect d'un et quelquefois de deux arcs , colorés de toutes les couleurs du spectré ; ilne se produit que lorsqu'il pleut et qu’en même temps le soleil lait. Mais la réunion de ces circonstances ne suffit pas pour le faire paraître ; il exige certaines positions des nuées , de l’observateur et du soleil. Un de ses caractères c’est que le centre de l’arc se trouve toujours diamétralement opposé à cet astre. Ces rapports ont fait depuis long-temps penser que l’arcen-Giel était. produit par la réfraction de la lumière dans les gouttes de pluie : et en effet on le voit se produire également dans l'espèce de pluie artificielle que répandent les jets d’eau et les cascades , surtout lorsque le vent les agite. Pour con-
. cevoir comment cette réfraction peut disperser la lumière, cousidérons un globule d’eau sphérique sur lequel tombe un rayon solaire infiniment mince, S I, fig. 2, et suivons la marche de ce ayon : il subira FAT en l'une première r'éfraction qui le dirigera vers l'; là une partie de sa lumière se ré-
fractera de nouveau , et sortira dans l'air suivant l'R'; mais le reste se réfléchira dans l'intérieur du globule vers 1”, où il se produira un effet pareil, c’est-à-dire qu’une partie du
rayon sortira dans l'air, tandis que le resté sera réfléchi intérieurement vers I’! où le même partage s’opéréra encore, etainsi de suite indéfiniment. On peut réaliser cette Concep= tion par l'expérience ; ‘en faïsant'entrer dans une chambre obscureanirayon solaire trèsmiice, réfléchi par un héliostat, et le dirigeant à'travers an cylindre de verré rempli/d’eau : la marche’ du rayôn dañs l'intérieur de Veau deviendra parfaitement visiblé par a réflexion partielle de‘lamière‘que les moléculés de leau opèrent, et les émergences successives deviendront “également sensibles en pläçant l'œil sur Ja direction des rayons émergents. On reconnaît ainsi que ces rayons sont dispersés, et‘donnent la série des couleurs prismatiques ; leur intensité s’affaiblit à mesure qu’on les obsérvé après un plus grand nombre de partägés et enfinils dévienheut trop faibles pour étre aperçus: k
« Le phénomène de arc-en-ciel ést produit par les spectres colorés qui sortent ainsi de différentes gouttes d’eau, après deux réfractions séparées par une ou déux réflexions intermédiaires.! Mais'comnient la saperpoñition de ces spectres partiels compose-t-élle lés couleurs de l’arc et déterminetelle sa largeur? C’est ce qu’il nous faut examiner.
« Pour le faire simplement considérons d’abord un seul rayon incident de couleur simple, par exemple rouge : sül arrive quetce rayon ;’après s'être réfracté dans lé globule, se réfléchisse une ou plusieurs fois à sa Seconde surface , et ressorte ensuite dans l’air,/'on éonçoit qu'il fera, en général, après'son émergence, un certain angle avec $a direction primitive. Cetañgle sera constant pour tous les rayons dé même mature qui pénétreront leglobule sous” la même incidence ; mais, l'incidenéé changeant; il changera. Poùr avoir une idée nette dé ces variations, considérons d’abord le éas jiarticulier où le rayon ne subit qu’une réfléxion intérieure , après quoi il réssort du globule dans l'air, figure 5. Aors, si l’on calcule tumériquement, la valear dela déviation pour plusieurs rayons incidents parallèles’, répartis sur a surface du glo-
F TSLIENCISS 'E 2
bule à de petites distances ; on trouve que la déviation com: mence à être nulle dans l'incidence perpendiculaire ; où le
‘rayon traverse le globnle à son centre ;, ensuite: la déviation
augmente progressivement , jusqu’à une certaine-limite d'incidence qui est d'environ 59° 1j2’pour les rayons rouges : de façon qu’un petit pinceau de ces rayons, entrant-parallèle. ment dans le globule], sous cette incidence, et s’étant ré: fléchi une fois à son fond, en sort également parallèle enr, quoique la diréction générale du pinceau soit déviée de 43; mais , pour les incidénces plus considérables , la déviation diminue comme elle avait augmenté, et cette diminution.continue jusqu'aux derniers rayons tangents.au globule. Or,s l’on reçoit tous lés rayons émergents à une assez grande di-
. Stance du globule pour que celai-ci puisse être considéré
comme un point, il est clair que tous ceux qui répondrontà des déviations inégales iront en s’écartant les. uns des autres, à mesure qu'ils s’éloigneront des globules : de sorte.qu'ilsse trouveront. enfin trop affaiblis pour donner la sensation du globule à un œil placé sur leur route; auslieuque cet all pourra encore être affecté par les rayons émergénts qui répondent au maximum de la déviation ,, puisque, étant parallèles entre eux , ils se transmettent à toute distance sans se séparer. Leur effet sera même d'autant plus vif, que , s'il sont d’ane densité uniforme dans leur incidence, ils se pres sent et se condensent quand ils sortent à cette émergence-là, Supposez maintenant une file de pareils globules dispersés circulairement à côté les âns des autres, de manière que les rayons réfractés qui en émauent , et. que je suppose de la même couleur, puissent ainsi parvenir à l'œil : ils donneront là sensation d’une digne lumineuse, et plusieurs rangées .pareilles, placées à côté les'unes des autres, produiront, à cause de l’ouverture sensible de la pupille , une bande colorée qui Jui sera égale en largeur.
« Les mêmes considérations s'appliquent également aux cas où les réflexions et les réfractions sont plus nombreuses;
ily a toujours pour chacun d’eax une certaine limite d'incidence à laquellé les rayons émergents très Voisins, provenant d'in même pinceau, sortent sensiblement parallèles, et peuventse transmevtre au loin sans s’affaiblir.
« Maintenant, pour développer les conséquences de ces résultats, supposez: qu’un. observateur placé en O, fig.4, regarde une vaste nuée qui soit composée d'une multitude de globules sphériqués d'eau ; menons par son œil au centre du soleil la ‘ligne SOC pour désigner la direction des rayons incidents que nous supposerons d’abord exactement parallèles; ce qui revient à considérer le soleil comme un point infinimentéloigné. Céla posé, il se fera d’abord à la première sürface des globules une réflexion partielle de toutes les coulefs qui composent la lumière incidente, ce qui forméra une tinte blanchâtre, plus ou moins sombre, répandue sur toute lé surface de la nüée ; mais, en ‘outre, sielle est suffisamment étendue, on y verra deux arcs concentriques, colorés de toutes les couleurs du spectre : car, si par l'œil O on mène la droite O V,, fdrmant avec O'C'un angle de 40° 19!, et qu’on la fasse tourner autour de OC , en décrivant une surface conique , tous les globules d’eau qui se trouveront sur le prolongement de cètte surface auront précisément la position r'equise pour que les rayons violets les plus réfrangibles, après y'avoir sabi déux réfractions et une réflexion intermédiaire, ai sortent parallèles et arrivent à l'œil en O; et cela n'aurait liéu ainsi dans aucun autre endroit de la nuée : de sorte qu’en vértu de ces seuls rayons, le spectateur verra sur la nuée un arc violeb, dont O C'sera l'axe ét C sera le centre; mais, en outre, il y Verra de mênte une infinité d'autres arcs concentiques et extérieurs au précédent, dont'chacun sera formé per'une’seule espèce dé rayons simples’; et, à mesure que ces rayons seront moins réfrangibles,, leurs arcs seront d’un plus grand diamètre: dé'sorte que le plus large, composé du rouge extrême, sous-tendra un angle ROC de 429 2/. Aïnsi la largeur totale de là bande colorée sera 42° 2! — 40° 17! ou
1° 451, et lerrouge,y, sera en dehors,'le.violet.en dedans. «. Ce sera le contraire après.deux réflexions: En ‘effet, si l’on mène par l'œil les.Jignes.OR!, OY!, formant:avec OC des angles de 5o° 5g!et.54°.9!, puis qu’on;les-fasse tourner tous deux, sous ces inchinaisons autour de,O C. comme/axe, la première rencontrera.tous les:globules qui, après avoir fait subir aux-rayons rouges extrêmes deux:réfractions,,,séparées par deux réflexions intermédiaires ,;,peuyent les/renvoyerà l'œil parallèles entre. eux,. et: la seconde donnera la limite analogue, pour. les, rayons, violets .extrêmes..Entre ces.déux arcsil y en aura d’autr es dettoutes,les couleurs.intermédiaires -du prisme et leur ;ensemble formera .une/seconde bande colorée ,, ayant pour largeur, 54.9! — bo 59! ou 3° 10! Cette bande aura ses couleurs dans un ordre inverse de,la première, e ’est-à-dire que le rouge.y,sera en,dedans ,.le violet en :de- . hors; «et la distance: des deux arcs rouges sera 5o° bg! —420 2! ou 88 57.
-r« Telles devraient donc. être le HAUTES et les distances des:deux arcs-en-ciel qui paraissent sur les nuées , ‘siile soleil n’était qu'un point; mais, cet astre. a un:diamètre apparent sensible , dont la valeur moyenne peut: être supposée;d’environ 30/.: D’après cela., si l’on,considère, les ares que:nous.venons de déterminer comme produits. par des! rayons. émanés du centre du. disque, les rayous émanés des bords; ow de l'intérieur formerontçautant d'arcs pareils et démême grandeur, mais qui auront chacun pour.axe, la ligneçmenée,de lobservateur au point du,disque d’où ils seront.émanés ::par conséquent, si du point C.on décrit,une, circonférence de!cercle C! C’ C'',, égale au diamètre:apparent.du:soleil.,, vu,du point O, il ne se formera,pas,seulement'autour de.ce centre un.arc violct intérieur, à la distance de,40° 17/ ;.mais il yaura autant de cessarcs qu'il ya,de points dans le cerele,C1C/.C qui peuvent devenir centres à leur tour ; c’est-à-dire qu'ilse formera une: bande,cireulaire, violette d’une largeur. égale au diamètre apparent du soleil, .et dont letrayon intérieursera
4ova7i— 15! ou 40°.2!, l’extérieur 4017! 15! ou,409.5ai. De même l’are rouge. qui.se trouvait à 4222! de @:C ,.deviendra une bande rouge dont, le, bord.:intérieur,aura, pour rayon 41° 47! et. l'extérieur, 429,17! de,sorle que la largeur totale de, l'iris comprisentre ces extrêmes sera,42° 19% 0e 2! ou:2°15!, plus grande de 30! que. si, le; soleil n’était.qu'un point. De même la Jargeur.del'iris extérieur, quenousayions trouvée de 5° 10!', deviendra. 5°,40!;/son démi-diamètre, intérieur, qui était 50°,59/, deviendra 50°;44!, et l'extérieur; qui était 04°9/,.deviendra:54e,24! ;-enfinla;distance desdeuxiris; qui.était d’abord. 8° 5171, sera réduite à:80.2915l mais, à-cause de la Jargeur.et de la superposition des,ares partiels.qui: les ‘composent ; leurs couleurs seront beaucoup,moins tranchées que,dans la première:sapposition. Or, ces.dimensions, déterminées par le seul,calcul, sont exactement.conformes.àicelles que, l'obsérvation..indique ; du moins quandles, couleurs, des arcs sontles plusivives.et.les mieux marquées : car Newton, ayant un jour mesuré un arc-en-£êiel par.le,moyen, des,instruments qu'il avaitalors, trouva quelle demi- diamètre exiérieur.de l'iris intérieur était d'environ, 42 degrés, et que;la largeur. du rouge , du, jaune et du vert. de cetiris:, pris.ensemble , était d'environ 63 ou,64:minutes, outre 3,ou.4 minutes qu’on y pouyait ajouter en considération du rouge extérieur qui était affaibli,et.obscurci,par l'éclat des.nuées.d'alentour.:La largeur, du bleuétait,d’environ, 40,minutes aut moins; .sans compter le violet, quiétait, si fort; obscurci-par l’éclat.des nuées, qu'il,ne pat. en mesurer la:largeur. Mais,; eusupposant.que-la largeur du bleu et du, violet, pris ensem:; ble, fût égale à.celle du rouge., du jaune et, du,vert réunis, toute. la largeur-de .cet: irisuintérieur devyait.être, d'environ: 24 15/comme ci-dessus, La plus petite distance entre;cet:iris
re
et-l'inis extérieur, était. d'environ $°50/...L'iris! extérieur.était plus large que l’intérieur; :mais la. iteinte en, était si faible, surtout: du. côté,bleu, qu'il.ne fut,pas.possible.d’en mesurer
la, largeur.distinctement. Uns.autre fois quetles deux arcs, pa-
raissaient plus distincts, Newton trouva que la largeur de l'iris intérieur était de 2° 10!, et qué, dans l'extérieur, la largeur du rouge, du jaune et du vert, était à la largeur des mêmes couleurs dans iris intérienr, comme 3 à 2.
‘« Newton, dans l’endroit de l'Optique où il expose ‘cette admirable théorie, attribue la première idée de l'explication dé l’arc-en-ciel àAntoine de Dominis, archevêque de Spa latro , qui’, dit-1l, la coufirma par des observations faites sur une boule de verre remplie d’eau , et placée’ dans diverses si tuations par rapport au soleil et à l'œil de l'observateur. Newton-ajoute que Descartes a rectifié l'observation de l'arérensciel extérieur mais probablement il n'avait point lu par lii-même Vouvrage de Dominis, car il y aurait vu que ce prélat, après aVoir vaguement conçu que l’arc-en-ciel pouvait être produit par réfraction dans les gouttes d'eau ; n’a point cherché à confirmer cette idée par les expériences dont parle Newton ; et la manière dont il expose la formation de ce météore n’a aucun rapport avec/la vérité.
« C’est réellement à Descartes, et à Descartes seul, que ces éxpériences appartiennent. Ce philosophie a fait, pour la vé- . ritable théorie de l'arc-en-ciel, tout cé qui était possible à une épôque où l’inégale réfrangibilité des rayons de la lumière n’était pas connue. En effet ‘il détermine d'abord , au moyen du caleul numérique, la marche des rayons lumineux qui pénètrent dans une goutte d’eau, ét qui en sortent ensuite après une ou plusieurs réflexions. Ce calcul lai fait voir que, dé tous les rayons qui peuvent ainsi tomber sur cette goutte, il n'y a que ceux qui y pénètrent sous un certain angle qui paissent révenir au spectateur sans $ ’ecarter les ans dés autres’; ét par conséquent sans s’affaiblir : par Jà il reconnaît généralement les véritables circonstances dans lesquelles le phénotiène de l’arcen-ciel péut se produire, ‘et ils'assure, par dés expériences directes , qu’elles sont conformes à l’obsérvation. Il restait à‘assigner la cause dés couleurs : Descartes,\saiis la connaître, la ramène, avec beaucoup de sagacité,
à un autre phénomène plus simple, celui de la décomposition. de la lumière par le prisme; et il montre que la partie :deJla goutte d’eau dans laquelle la lumière se réfracte doit disper+ ser la lumière, comme le ferait un prismeid’eau, à .faces planes dont l'angle réfringent serait égal à celui, que forrent entre eux les plans tangents de la goutte: aux points où,les räÿons entrent et sortent. »
Nous empruntons.ce qui suit à la Physique du globe, "de M. Saigey :
« L'intervalle des deux-arcs-en-ciel est:plus.obseur que.les reste du ciel, parce que.les gouttes de pluie:qui s’ytrouvent interceptent la lumière réfléchie par les nuages placés derrière, et ne renvoient la lumière directe ni par une nipar déux réflexions intérieures,
« Quand la mer est, calme, le soleil. s’y »éfléchit comme sur un miroir, et son image donne lieu à deux nouveaux arcs: en-ciel, éndirects par opposition aux premiers, :qhi-sont.dis rects. Leur centre commun est autant élevé sur l'horizon que celui de ces derniers se trouve abaissé au-dessous ; ils :se joignent deux à deux à l'horizon.
« Les arcs-en-ciel. nommés, surnuméraires n'apparaissent que rarement , et quand les arcs ordinaires/sont extrêmement brillants ; ce sont de minces bandes colorées , au. nômbre de quatre ou cinq, qui bordert le petit. arc intérieürement:ct le grand arc extérieurement. Ces arcs surnumérairés,sont: dus à l'interférence des rayons voisins de ceux, quisont efficaces.
« On donne le nom de couronnes à deux ou trois petits anneaux colorés, contigus entre eux.et au soleil; qui-en.ést le centre commun. Ces anneaux sont rouges à l'extérieur, ‘ils sont produits par la diffraction de la lumière solaireautour de gouttelettes d’eau. On les reproduit artificiellement en regardant le soleil ou la flamme d’uue bongie!à travers verre recouvert de poudre de lycopode.
Ir. 28
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« Les halos sont deux anneaux colorés intérienrement em rouge, qui se formenñt autour du soleil comme centre, et dont les distances à cet astre sont de 22 et 44 degrés. Ils sont düs à la réfraction maximum des rayons solaires qui ont traversé des faces de cristaux de glace inclinées entre elles de 60 degrés pour le petit halo et de 90 pour le grand; l’espace borné par ces cercles s’appelle le champ du halo ; il est plus obscur que la partie du ciel située à l’extérieur. M. Brewster reproduit les halos en regardant le soleil à travers ur verre recouvert d'une cristallisation d’alan,
« On désigne sous le nom de cercle horizontal un anneau blanchâtre qui passe par le soleil : cet anneau est toujours ho: rizontel, et de diamètre d’autant plus grand que cet astre est plus près de l’horizon. On l’attribue à la réflexion de la lumière solaire sur des.cylindres ou des prismes de glace vertieaux. M. Babinét limite parfaitement en regardant le soseil ou la flamme d'une bougie à travers des plaques de différents cristaux fibreux, comme tourmaline,idocraze,actinote, béril et topaze , ces plaques étant taillées perpendiculairemént aux fibres. :
« Les ares tangenis sont des portions d’anneaux qui, très rarement, paraissent adossées aux halos, à l’extérieur de ceux-ci et à la partie la plus proche de la verticale du spectateur. M. Young les attribue à une réfraction dans des prismes plats dont la tranche est verticale.
« Les parhélies, ou faux soleils, apparaissent autour du-véritable soleil , mais seulement dans deux directions. Les uns sont dits horizontaux, et se trouvent aux intersections du cercle-horizontal et des halos, mais un peu à l’extérieur de ceux-ci, dont ils partagent la coloration. Les autres sont dits verticaux ; M. Babinet les attribue à une réflexion de la lumière dans l'intérieur de prismes triangulaires plats, et dont lä‘tranche est verticale.
« On donnele nom d’anthélie à un faux soleil qui paraît au point de l’horizon diamétralement opposé au soleil vrai, et sur
le cercle horizontal : on ignore comment il peut étre produit.
« Dans les régions polaires je soleil se lève souvent avec une traînée lumineuse placée au-dessus. Quelquefois cette traînée verticale est accompagnée d’une seconde traînée horizontale , s’'éténdant à droité et à gauche du soleil : alors on a ce qu’on appelle une croix , laquelle est due à des réflexions de la lamière sur des prismes verticaux et sur d’autres prismes horizontaux ; ou sur les bases des premiers. On les reproduit en regardant le soleil à travers une toile métallique ou une surface de verre rayée. »
42. Modifications produites par le changement de temperature aux indices de réfraction et de dispersion dans le sulfure de carbone (numéro 437). :
M. Barlow a été conduit, par des expériences faites aa moyen des lentilles fluides des télescopes de son invention ; à éxaminer les variations que fait subir le changement de température aux indices de réfraction et de dispersion du sulfare de carbone donit les lentilles fluides sont formées. Ce physicien distingué a obtenu les résultats saivants : (1)
Température. . Réfraction. Dispersion.
31° Fahr. 0.642 0.3067 Groee 0.654 0.5075 84. 0.625 0.3084
oo
(x) Philosoph. trans., 1829; p. 187.
It. 28.
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45. Sur ladispersion des couleurs dans uni même milieu (1) (numéro 441). ne
Les physiciens admettent qué la dispersion des couleurs est coustante pour un même milieu réfringent, c’est-à-dire qu’à des réfractions égales pour la même substance correspondent des dispersions égales. C’est une des lois fondamentales sur lesquelles s'appuient les théortes des plus célèbres mathématiciens qui se sont occupés de l’achromatisme, et l’on en a conelu l'impossibilité de détourner la lumière par réfraction sans Ja décomposer, si l’on n’emploie qu’ane seule substance diaphane. Cependant j'ai reconnu que la dispersion. qui résulte de plus d’une réfraction n’est aacunement constante, mais qu’elle varie avec les inclinaisons des rayons qui tombent sur la face d’un prisme. 6
Un rayon lumineux peut tomber sur un prisme en faisant avec les faces des angles égaux : on sait qu’alors la réfraction totale ‘est à son minimum, et que tout autre rayon incliné sur le précédent, soit vers l’arète ,.soit, vers la base du prisme, subit une plus grande déviation. Or, des expériences nombreuses m'ont appris cette propriété encore inconnue, que, si le rayon incident penche du côté de l’arète (2), la dispersion est plus forte que celle que l’on-obtient en faisant
(1) Gette note est extraite d’un mémoire sur la construction d’une lunette aclromatique sans lentille, que M. Awici a remis à M; Verhulst , et dont nous në pensons pas qu'il ait paru une traduction en français.
(2) L’inclinaison vers l'arète ou vers la base est toujours relative au rayon qui sibirait la moïndre dévialion , à moins qu’on n’avertisse ex-
pressément du contraire,
tourner le prisme de manière à produire la même réfraction, mais en faisant pencher le rayon plus près de la base.
Ce qui semblera encore plus étrange, c’est qu’un rayon sorti d’un premier prisme se modifie dé manière à acquérir lapropriété contraire, c’est-à-dire qu’en recevant sur un second prisme le rayon sorti du premier, la dispersion dés couleurs est plus grande quand le rayon s'approche de la-base, et moins. grande dans le cas inverse.
On peut encore énoncer cétté loi de Ja manière suivante :
Quand des déviations égales du spectre sont dues à des déviations inégales des rayons par les deux faces d’un prisme, les espaces colorés sont plus grands lorsque la déviation par la face postérieure est plus grande que celle qui provient de la face antérieure. Cette proposition n’estvraie qu’à la condition que le rayÿonincident n’ait point éprouvé de réfraction antérieure. Autrement les espaces sont plus resserres.
Cette loi résulte des expériencés suivautes, qui peuvent être répétées aisément par quiconque possède des prismes bien travaillés.
1re expérience. Un prisme dé :crown-glass d'Angleterre de 20° 6!, dirigé vers l’objet de manière que le rayon incident avait la même inclinaison que le rayon émergent par rapport aux plans de réfraction , fut achromatisé par un prisme de verre à miroir de France de 6° 15! tenu près de l'œil, lorsque les rayons incidents sur ce dernier furent inclifiés vers la base du même. La réfraction au travers des deux prismes était zéro, c’est-à-dire que les deux prismes réfractèrent également; l’objet parut achromatique et contracté.
De expérience. Avec les mêmes prismes. Le rayon incident sur le premier, étant incliné vers sa base., fut corrigé par le second, de la base duquel il s’approchait eucore davantage. Ba réfraction était plus forte dans le prémier prisme ; l'obje® parut contracté. |
5e expérience. Les mêmes prismes changés mutuellement de‘placé: Le-rayon incident incliné vers l’arète dupremier
prisme fut achromatisé en tombant sur le second, sous une